Objectif atteint pour Kito de Pavant et Yannick Bestaven sur la Transat Jacques Vabre

Samedi 25 novembre 2017 à 07h04

Bastide Otio au premier plan sur la ligne de départ au Havre, des avaries maitrisées, de la bagarre face aux foilers plus rapides, une stratégie payante, le talent de deux marins d’expérience… à l’unanimité, Kito de Pavant et Yannick Bestaven font une Transat Jacques Vabre remarquable à bord de leur monocoque IMOCA Bastide Otio. Ils visaient ambitieusement la 5e place avant le départ, objectif atteint pour les marins du Sud !


Bastide Otio

Beaucoup de plaisir à naviguer à deux

Kito : « La Transat Jacques Vabre est une course que j’aime vraiment bien. Les courses en double, j’en ai fait beaucoup. C’est à chaque fois une nouvelle histoire, il faut arriver à se comprendre, réussir à être complémentaire et c’est toujours très intéressant. Ça fait du bien de partager les doutes, les galères, les manœuvres, toutes les décisions qu’on a à prendre avec un équipier de grande qualité comme Yannick. Ça s’est bien passé à bord. Je n’en retiens que du bonheur, je repartirai demain avec lui sans problème ! » Route plus courte à l’est, stratégie payante !

Kito : « On a fait une route différente des autres contrairement à nos bretons de panurge comme mon ami Jean-Paul Mouren les appelait à l’époque. Devant il y avait de très très beaux bateaux et de très bons équipages qui ont fait le trou avant le Pot au noir qui a lui-même créé de la distance entre les bateaux. On s’est retrouvé avec un groupe de 5 équipages. On a bien géré en passant un peu plus à l’est que nos copains. On a eu la surprise de tenir le choc en vitesse pure face à des bateaux de dernière génération. On a clairement bien navigué. » Voie d’eau, début d’incendie, problèmes d’énergie et panne de dessalinisateur…

Kito : « On a eu un passage vraiment compliqué entre les Canaries et le Cap Vert. Il a fallu bricoler, beaucoup. Sur une transatlantique d’une quinzaine de jours ça pose vraiment problème de ne plus avoir d’énergie ni d’eau douce ! Nous étions deux MacGyver à bord. On a envisagé une escale technique au Cap Vert. Finalement on a réussi à s’en passer ce qui a permis de rester en course et de maintenir cette place, qui est une belle place au final. »

L’arrivée à Salvador de Bahia

Kito : « On décompresse tout de suite. C’est étonnant comme on oublie tous les efforts qu’on fait en permanence pendant une quinzaine de jours de course. On retrouve les amis et les autres concurrents dans une ambiance plutôt festive, il fait chaud et la Cachaça sonne dure ! On est vraiment satisfaits, je pense qu’on est mieux qu’à notre place naturelle. On a fait l’unanimité sur cette course, sur cette trajectoire… Tout le monde a réalisé qu’on avait fait une belle Transat Jacques Vabre. »

 

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