Bugaled Breizh : un non-lieu contesté

Lundi 19 janvier 2015 à 09h09

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Onze ans après le naufrage du Bugaled Breizh avec cinq marins à bord, les familles de victimes souhaitent que l'État reconnaisse sa responsabilité, après qu'un non-lieu a été rendu, contesté devant la cour d'appel de Rennes, ont-ils dit dimanche lors d'une cérémonie à Brest.

Deux couronnes de fleurs, dont l'une rendait hommage "aux cinq marins morts pour la France" ont été déposées devant l'épave du Bugaled Breizh, dans la base navale de Brest, par les deux petites-filles d'un des marins disparus. Les autres participants étaient une cinquantaine réunis devant la base où ils n'ont pu entrer pour des raisons de sécurité liées a Vigipirate.

"On demande a l'État de reconnaître sa responsabilité, et de dire oui c'est un sous-marin qui est en cause, on ne peut pas vous donner son nom pour des raisons liées au secret défense, ce que l'on peut comprendre", a déclaré Dominique Launay, président de SOS Bugaled Breizh. "On lance un appel au Président de la République et au ministre de la Défense pour qu'ils reconnaissent ce fiasco judiciaire pour que les familles retrouvent la paix", a t-il ajouté.

La cérémonie de dimanche, "c'est important, c'est un devoir de transmission aux autres générations, pour montrer qu'il ne faut pas baisser les bras devant un adversaire, qui est, même si on le respecte, plus fort que nous", a affirmé Thierry Le Métayer, fils de l'un des disparus. Dans la matinée 150 personnes, selon les organisateurs, s'étaient réunies devant la stèle des péris en mer de Loctudy, le port d'attache du Bugaled Breizh.

Le chalutier immatriculé au Guilvinec (Finistère) avait sombré au sud-ouest de l'Angleterre, le 15 janvier 2004, entraînant la mort des cinq marins qui se trouvaient à bord. Les proches des victimes soutiennent que le navire a été accidentellement happé par un sous-marin, alors que se déroulaient dans la zone des manoeuvres navales de l'Otan avec la participation de sous-marins de diverses nationalités.

Clôturée le 3 juillet 2013, l'instruction du dossier, qui s'est à plusieurs reprises heurtée au secret-défense, n'a cependant pas pu valider cette thèse. Les parties civiles ont fait appel de l'ordonnance de non-lieu devant la cour d'appel de Rennes. Par ailleurs en juillet 2014 l'armateur du Bugaled Breizh, Michel Douce, a assigné l'État en justice, estimant que "les juges, donc l'État, ont dénaturé les faits et les éléments du dossier".


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