La France à la 4e place des World Surfing Games 2016

Mardi 16 août 2016 à 10h21

A l’issue des huit journées de compétition sur le spot de Playa Jacó, la France repart des World Surfing Games 2016 du Costa Rica avec une quatrième place au classement général, qu’elle doit en grande partie à la médaille de bronze de Pauline Ado et à la 4e place de Justine Dupont. Le Pérou remporte un second titre mondial deux ans après celui remporté chez lui.


La France reste au pied du podium des championnats du monde des nations pour douze petits points : 2860 à 2848. Douze minuscule unités qu’elle rend aux Etats-Unis. Douze points qui resteront longtemps en travers de la gorge du staff technique.

Au terme d’une finale dames que l’Equatorienne Dominic Barona et la Française Pauline Ado ont totalement dominé avec un surf engagé, solide, technique et puissant, c’est pourtant la poupée américaine Tia Blanco qui a eu les faveurs du jury. Un résultat qui a fait se retourner une plage entière vers la tour des juges, avec les pouces vers le bas et une bordée de huées.

Championne du monde en titre, Blanco conserve sa couronne mais pas sûr que l’Américaine soit si à l’aise dans l’avion qui la ramène chez elle. Les pleurs de Barona et la crispation d’Ado en disent long sur l’émotion des deux meilleures surfeuses de cette finale. Malgré des vagues de même taille, des manoeuvres sur le rail, de la variation, des combinaisons de trois ou quatre figures, de la maîtrise et de l’engagement, les juges ont attribué 14,72 points de total (7,33 + 7,39) à Blanco pour deux gauches quais identiques avec un cut back et un reentry léger. Au final, elle termine devant Barona pour 0,05 point et devant Ado pour 0,26 point.

On en oublierait même Justine Dupont, un peu perdue sur le spot en finale mais qui a envoyé des rollers plus hauts et des reentry plus longs que la représentante des USA. La 5e vague de la Landaise, une gauche avec une succession de rollers et un reentry très technique aurait même du être la note de la finale; elle reste pourtant en dessous des deux scores de Blanco…

A se dire que la cause devait être entendue avant les 30 minutes d’une finale à l’image de la compétition entière : des scores folkloriques pour ne pas dire dirigés. Des surfeurs talentueux qui ont tous disparu au fur et à mesure de l’avancée de la compétition. On ne reparlera pas des éliminations surprises au tour principal du trio français Lacomare-Veminardi-Martin, mais on pense surtout aux Japonais Hiroto Arai et Takumi Nakamura, dont l’équipe est certainement celle qui peut le plus se plaindre sur ces Mondiaux. N’oublions pas que le pays du soleil levant est l’hôte des JO dans quatre ans.

Cela n’enlève toutefois rien au titre final du Pérou, équipe la plus solide, qui confirme son succès à domicile en 2014 et qui dispose de talentueux surfeurs comme Lucca Messinas vice-champion du monde derrière l’Argentin Leandro Usuna et devant le héros local Noe Mar McGonagle. Ce dernier ne conserve donc pas son titre et le Costa Rica perd gros sur les championnats qu’il organisait à domicile, puisqu’il termine à la 5e place au général.

Vice-champion du monde pour la seconde année consécutive, le Portugal est passé à côté de la dernière journée en ne qualifiant aucun de ses trois surfeurs encore en lice pour une des deux finales. En tête samedi soir, les Lusitaniens ont semblent-ils craqué sous la pression. Mais au regard des résultats finaux, ils confirment avec leur équipe 1 qu’ils sont dans le Top ranking mondial de l’ISA. Bravo à eux !

On passera rapidement sur le podium des USA, pour dire que le retour des Bleus sur les World Surfing Games, après 5 ans d’absence, se solde par un ranking qui correspond mieux à la hiérarchie que l’on connait. En vue des qualifications pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, cette place permet à la France de montrer qu’elle existe bien sur la scène internationale. C’est déjà ça car beaucoup semble l’oublier au moment de la distribution des notes.

L’an prochain, la France pourrait organiser les World Surfing Games. Le dossier est entre les mains de l’International Surfing Association qui rendra finalement sa décision en septembre prochains lors des Championnats du monde juniors aux Açores (17-25 sept.). D’ici là, la Fédération Française de Surf aura rendu son verdict (d’ici trois semaines) pour décider qui de Biarritz Pays Basque ou de Sud Landes les organisera si la France est retenue.


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