Irma/Maria : la saison touristique aux Antilles "sera au rendez-vous" fin 2017-début 2018

Mardi 26 septembre 2017 à 14h36

La saison touristique à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et la Guadeloupe, îles des Antilles dévastées par les ouragans Irma et Maria, "sera au rendez-vous" à la "fin de l'année" 2017 ou au "début de l'année" 2018, a déclaré lundi la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.


La ministre, qui ouvrait la 2e édition des Rencontres nationales du tourisme outre-mer, a évoqué la situation dans ces îles: "l'heure est aujourd'hui à la reconstruction", mais "reconstruire à l'identique serait une erreur", a-t-elle estimé. "L'impératif qui doit guider notre action, c'est reconstruire de manière durable", a-t-elle insisté.

Selon elle, "l'avenir passe par un tourisme responsable. Saint-Martin devra se réinventer. Dans une moindre mesure, Saint-Barthélemy, la Martinique et la Guadeloupe ont aussi à s'inscrire dans un nouvel élan", a assuré la ministre, estimant que "ces territoires peuvent devenir une vitrine du tourisme responsable".

Mais "la vrai difficulté" lors de cette crise a été "la communication", a insisté Mme Girardin. "L'Etat a été privé de communication, les réseaux sociaux ont pris le relais et la rumeur a envahi complètement les réseaux sociaux", a-t-elle déploré.

"Au-delà de la destruction physique, il y a eu cette destruction de l'image des territoires. Ca reste des images qui vont ensuite être des handicaps", a-t-elle analysé. "La question de la communication devra davantage être prise en compte dans le futur".

Si Saint-Barth reprendra sa saison touristique "dès la fin de l'année", pour Saint-Martin, "c'est difficile de donner la même date pour que l'activité touristique renaisse", a-t-elle reconnu.

Selon elle, il faut "réactiver un tourisme de solidarité", "un tourisme pionnier, en proposant par exemple au touriste de participer à une reconstruction dans son séjour" ou en développant "un guide du Routard après-crise".

"Il faut que toutes les Antilles soient mobilisées pour donner les bonnes informations et la bonne communication", a-t-elle insisté.

"Les histoires de pillage ont dégradé l'image", a reconnu Didier Heiderich, président de l'Observatoire international des crises. "Il faut de la pédagogie, il va falloir développer les images de solidarité", "faire en sorte qu'il n'y ait pas d'oubliés de la République" dans la reconstruction pour donner de "belles images aux touristes", a-t-il insisté.

Pour le sénateur de Saint-Barth, Michel Magras, "faire revenir le touriste, c'est le plus dur": "j'en veux à tous ceux qui communiquent de manière négative, en disant que l'île est détruite". Sur place, a-t-il insisté, "même s'il y a encore des bâtiments détruits, on a déjà nettoyé tout ce qui salissait l'image de l'île".

 

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