Clap de fin d'un autre Vendée Globe

Le tournage d'« En solitaire » se poursuit dans le décor bien réel du départ du Vendée Globe. Yann Riou, marin et consultant sur le film raconte.


La Chaîne Météo

Yann Riou a repris du poil de la bête depuis l'arrivée triomphale de Groupama sur la Volvo Ocean Race, en juillet dernier. Il a laissé pousser sa barbe poivre et sel comme au meilleur temps des plus longues étapes du tour du monde en équipage et avec escales. Pour le cinéma, cette fois. Media man sur le monocoque victorieux de Franck Cammas, le marin a été approché pour travailler sur le tournage du film «En solitaire» qui a pour toile de fond le Vendée Globe, autre tour du monde et tour de force, en solitaire et sans escales. Et parmi ses missions, faire naviguer le bateau et assurer la doublure du premier rôle, François Cluzet.

 

Débuté en septembre, à Lorient, où quelques grandes écuries de courses ont leur base, le tournage se poursuit actuellement aux Sables d'Olonne, dans le cadre bien réel des derniers préparatifs au départ, le 10 novembre, du Vendée Globe. Mercredi, prises de vues de l'arrivée fictive du monocoque 60 pieds, l'ancien DCNS de Marc Thiercelin en 2008 revendu au coproducteur Gaumont associé au groupe naval de défense. Jeudi, ce sera la traditionnelle remontée du chenal des Sables d'Olonne. «Et samedi, après le vrai départ de la course, nous ferons la voiture balai pour convoyer le bateau aux Canaries», raconte Yann Riou.

 

«Nous sommes trois marins à faire avancer le bateau, avec Alex Pella et Olivier Cusin. Et deux à terre, pour le bateau. Avec chacun d'autres missions spécifiques, la mienne consistant à doubler François Cluzet et également à faire le making of du tournage», précise-t-il encore, ravi de ce choc entre de deux mondes. «Nous sommes consultants pour toutes les scènes en mer car ils ne connaissent absolument pas la voile. Ils veulent rester proches du réel même si c'est d'abord une fiction.» Comme les prises de vues, pour des raisons esthétiques de l'eau filant sous l'étrave, réalisées sous le vent.

 

«L'aventure du tournage est assez unique. Là où d'habitude travaille une cinquantaine de personnes, nous somme seize seulement sur le bateau conçu pour le solitaire. Les gens ne sont pas amarinés et les conditions parfois très rudes, avec des grains et de la houle. Je suis assez impressionné par leur courage, enchaîner ainsi des journées de dix heures...», reconnaît Yann Riou.

Le marin trouve des passerelles avec son expérience de la Volvo Ocean Race. «Il y a des similitudes au niveau de l'organisation des journées, rythmées par le briefing, l'observation de la météo et l'objectif qui en découle pour les séances. Et on retrouve ce mélange de gens de milieux différents qu'on avait sur la Volvo. Le challenge est également humain et technique comme dans nos projets sportifs.»

 

Le rire jaillit souvent du décalage des cultures, entre demandes peu réalistes et réflexions peu pertinentes. «Sur ce tournage, un noyau se connaît bien et cela se sent», glisse Riou. «En Solitaire» réunit notamment et à nouveau, depuis «Ne le dis à Personne» et «Les Petits mouchoirs», François Cluzet, Guillaume Canet et Christophe Offenstein, chef opérateur attitré de Canet et qui dirige là son premier film. Le tournage de quatre mois repassera par Lorient en décembre. La sortie du film est prévue en novembre 2013.



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