Vendée Globe: Bataille dans le Golfe de Gascogne

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Marc Guillemot ne reprendra pas la course. Le skipper de Safran est contraint à l'abandon, victime d'une rupture de quille. Au classement, François Gabart est en tête, suivi de Vincent Riou et Armel Le Cleac'h.


Premier abandon du Vendée Globe, Marc Guillemot est victime d'une rupture de quille sous la flottaison. Ne disposant pas de quille de rechange, il ne peut pas reprendre le large. Lundi, son monocoque partira en remorquage jusqu’à La Trinité-sur-Mer, où il sera mis au sec pour déterminer les causes de la rupture. " A un moment, j'étais au près, un peu au vent derrière Bernard Stamm. Ca tapait pas mal, explique le skipper de Safran. Rien d'extraordinaire mais assez fort quand même. Et il y a eu deux bruits successifs en l'espace d'une seconde. D'abord un bruit assez violent, j'ai cru que j'avais touché quelque chose en rebondissant sur une vague. J'ai eu le sentiment que quelque chose avait tapé sur la quille. Dans la même seconde, un bruit encore plus violent a suivi, et le bateau s'est mis à gîter fortement. J'ai choqué en grand les voiles. J'ai essayé de regarder sous l'eau mais c'était très sombre. Ce qui est sûr, c'est que lorsque je regarde ma trace, le bateau est passé de 100 % de vitesse à 22 %" Marc Guillemot faisait partie des favoris, il avait décroché une troisième place lors de son premier Vendée Globe en 2008-2009.

 

Course

 

Pendant ce temps, le reste de la flotte régate. A 1 h 45 dimanche matin, Bertrand de Broc a repris la mer et la course autour du globe.  François Gabart, le jeune Mozart de la course au large est en tête. À l’approche du Cap Finisterre, François Gabart s’est emparé durant la traversée du golfe de Gascogne du commandement de la flotte devant Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire). Moins de 10 milles séparaient dimanche matin les trois leaders qui empruntaient une route similaire (cap au 250°) poussés par un vent de nord-est de l’ordre de 20 noeuds vers les côtes espagnoles. Auteur d’un départ un peu précipité samedi, François Gabart n’a pas tardé à revenir dans le match et ouvre désormais la route de cette édition 2012 du Vendée Globe. Si le Golfe de Gascogne est relativement clément, les solitaires ont tout de même rapidement dû se mettre dans le bain.

 

Les Messages du large :

 

Bertrand de Broc (Votre Nom autour du monde ) : « La météo froide et humide a doublé le temps de réparation du composite, mais toute l’équipe, qui a reçu de nombreux coups de main, a fait un travail formidable. Elle a effectué une réparation solide qui me permet d’attaquer ce tour du monde dans de bonnes conditions. Il ne fallait pas que j’arrive dans les mers du Sud avec un bateau fragilisé. J’affiche un retard de douze heures, ce qui correspond à une distance de près de 200 milles au regard de la vitesse des premiers qui déboulent à 15 noeuds actuellement. J'ai laissé les spécialistes travailler, et j’ai fait le choix de rester calme sans tourner autour du bateau toute la journée. Je me suis reposé, j'ai bien mangé et je suis prêt maintenant à attaquer cette nuit dans de bonnes conditions. Maintenant, c'est tout droit jusqu'au cap Finisterre. Ensuite, la situation risque de se compliquer, il faudra consulter les fichiers météo. »

Kito de Pavant (Groupe Bel) : « Bonjour à tous. Ben voilà, on y est ! Ça cogne, ça mouille, il fait froid et humide. Heureusement, il y a de multiples manœuvres, ça réchauffe un peu... Je suis avec Bubbi et son Acciona sous le vent de la flotte. Le vent est très capricieux sous les gros grains noirs. On est maintenant sur la route directe face aux vagues... La sortie du chenal a été un grand moment. Je ne réalise pas encore que nous sommes partis pour 3 mois ! La bise. Kito »

François Gabart (Macif) : « Ouaaaahhhh!!!! Quel moment le départ du Vendée Globe!!! C'est indescriptible tellement c'est fort en émotion, en sensation !!! La magie a opéré. J'en reste encore scotché. Merci à vous tous, présents par milliers, sur les quais, autour du chenal, derrière vos TV et ordinateurs. C'est grâce à vous, grâce à la frénésie autour de ce départ, que l'évènement est grandiose et restera pour moi un moment à jamais gravé dans ma mémoire ! Départ un peu trop tôt. C'est normal, c'est la régate ! Pas très grave, on revient tout de suite, et ça repart. La route est encore longue.... Depuis, Macif glisse plutôt bien. La nuit est plutôt simple même si le vent est très instable et demande un peu d'attention si on veut aller vite. François à bord de Macif »



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