Jean-Yves Chauve, un médecin pas comme les autres

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Depuis la première édition en 1989, le Docteur Jean-Yves Chauve veille sur la santé des concurrents du Vendée-Globe. Pour la septième fois, il sera fidèle au poste, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
 


Crédits photo : Vincent Curutchet / DPPI / Vendée Globe

Ce toubib atypique de 59 ans, qui ne possède plus de cabinet pour se consacrer entièrement à la course au large, a établi un bulletin de santé des vingt marins qui s’élanceront autour du monde. C’est lui qui délivre le certificat médical indispensable pour prendre le départ de la course. Principale cause d’exclusion : une anomalie cardiaque incompatible avec trois mois d’isolement en mer.

 

La pharmacie embarquée

 

Avant de s’élancer dans cette folle aventure, les skippers doivent aussi participer à un stage de formation de vingt heures. « Il s’agit de leur apprendre les gestes de premiers secours comme poser une attelle en cas de fracture, ou faire des points de suture » explique Jean-Yves Chauve. « On leur enseigne aussi à établir un bon diagnostic en cas de soucis ». À bord, les concurrents disposent de trois boîtes à pharmacie. La première, dite d’urgence, renferme des antidouleurs et des produits d’action rapide. La seconde dédiée aux accidents traumatiques contient des antibiotiques, des attelles, ou encore des bandages. Et enfin, la troisième est un petit conteneur à emporter dans le radeau de survie quand le marin est obligé de quitter le bateau, en cas d’avarie grave. Cette boîte est principalement orientée sur l’hydratation.

 

Diagnostic à distance

 

Le job du Docteur Chauve ne s’arrête pas là. Il intervient aussi à distance. « C’est le plus délicat. Les coureurs m’appellent pour me décrire leurs problèmes de santé. Pour établir un bon diagnostic, je leur demande d’être mes mains et mes yeux. Il faut qu’ils soient très précis pour pouvoir agir vite ». Comme lors de l'édition 1992-1993, lorsque le Docteur Chauve avait conseillé Bertrand de Broc pour qu’il parvienne à se recoudre la langue devant un petit miroir. Quelles sont les pathologies les plus graves ? « Incontestablement les traumatismes » précise le médecin, « car une simple fracture du poignet peut remettre en question l’intégrité physique du skipper qui ne pourra plus manœuvrer sur le pont en toute sécurité ». Il faut surtout veiller à ce que les petits bobos ne dégénèrent pas en les soignant à temps. Comme ce fut le cas lors de la première édition du Vendée Globe quand Guy Bernardin dût abandonner le Vendée Globe, victime d’une rage de dents qu’il tenta d’endiguer trop tardivement.
 



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