Gabart à quelques heures du sommet de l'Everest des mers

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Sauf catastrophe, le skipper  devrait remporter le Vendée Globe dimanche matin devant Le Cléac'h et Thomson.


La Chaîne Météo

Ce Vendée Globe sera disputé jusqu'au bout. Même si, ce samedi matin, plus rien ne semblait pouvoir s'opposer au triomphe de François Gabart (Macif) aux Sables-d'Olonne, si ce n'est une catastrophe mécanique, son dauphin Armel Le Cléac'h (Banque Populaire) ne le talonnait que d'une grosse centaine de milles, soit quelques heures de navigation, à la vitesse à laquelle les 60-pieds Imoca vont débouler sur la ligne d'arrivée dimanche matin, poussés par la brise soutenue d'une dépression. L'erreur ou le relâchement vont donc être interdits jusqu'au bout. Joint vendredi à la vacation, Armel Le Cléac'h, déjà deuxième lors de la précédente édition, ne se faisait malgré tout plus trop d'illusion: «Ça va être compliqué. À moins d'un problème sur le bateau de François, ça va être difficile de le rattraper», confiait-il. L'Everest de la course au large avait déjà accouché de scénarios hitchcockiens - Michel Desjoyeaux face à Ellen MacArthur en 2000-2001 ou Vincent Riou face à Jean Le Cam en 2004-2005 (6 heures d'écart) -, mais jamais la course n'avait connu un tel mano a mano durant les 25 000 milles (45 000 km) autour du monde.

Une bagarre qui devrait laisser place à la fête aux Sables-d'Olonne où les Vendéens et les passionnés de voile savent accueillir ceux qui reviennent du large. «Je sais que l'arrivée ne sera pas simple. Mais c'est quelque chose que j'attends et que j'ai envie de vivre, confiait vendredi François Gabart. Ça va être quelque chose d'exceptionnel à vivre.» Suivant leur heure d'arrivée, les marins pourraient avoir à patienter devant le port qui, du fait de la marée, ne leur est accessible que de 1 h 30 à 7 h 45 dimanche matin puis de 14 heures à 19 h 35 dimanche après-midi.

 

«Raisons plus profondes et plus émotionnelles»

La troisième marche du podium devrait être occupée par le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss), auteur d'une course magnifique sur un bateau d'ancienne génération (mis à l'eau en 2007). Ensuite, les passionnés devront attendre quelques jours avant de voir un 60-pieds fendre l'horizon. Jean-Pierre Dick (Virbac Paprec 3) pourrait être ce quatrième marin. Mais le skipper niçois, qui a perdu sa quille en début de semaine, fait route sur un bateau blessé et n'a pas encore pris la décision de poursuivre jusqu'en Vendée ou de s'arrêter aux Açores. «Pour la sécurité du bateau et du marin, il serait plus raisonnable de m'arrêter, confiait-il vendredi au Figaro. Mais pour des raisons plus profondes et plus émotionnelles, j'ai envie d'aller au bout, finir cette grande boucle.» Le marin devrait décider dimanche de la suite qu'il donne à son aventure.

Les autres skippers sont plutôt attendus dans une semaine avec sans doute des arrivées régulières durant plusieurs jours. Un peloton conduit par Jean Le Cam (SynerCiel) et Mike Golding (Gamesa) navigue en effet depuis jeudi dans l'hémisphère Nord. Il est suivi d'un groupe de cinq bateaux qui s'étend de la latitude de Recife à celle de Rio de Janeiro. Quant au dernier de la course, Alessandro di Benedetto, il navigue encore à la latitude de l'Argentine. Le clap de fin de cette 7e édition du Vendée Globe n'est donc pas prévu avant trois semaines.

 

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