Le jour d'après aux Sables d'Olonne

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L’équipe de Tanguy de Lamotte peut enfin lâcher les téléphones. Le marin a franchi la ligne ce dimanche matin et il entame maintenant une tournée médiatique. L’occasion pour nous d’échanger avec son boat captain, Ronan Deshayes.


Figaro Nautisme - Comment vous sentez-vous après cette arrivée ?


Ronan Deshayes - Détendu, c’est vraiment le mot. J’ai passé trois mois avec la main dans la poche, sur le téléphone, en sursautant à chaque appel. Une fois, il m’a appelé à 4 heures du matin un dimanche, lors de sa collision. C’est un vrai mauvais souvenir. A vrai dire, le plus dur avec cette course c’est que tout peut arriver jusqu’au bout : une collision avec un zodiac à 10 mètres de l’arrivée, c’est possible. Maintenant, il n’y a plus qu’à profiter d’être là tous ensemble et d’avoir réussi cette aventure. On l’a fait ! Ce n’était pas gagné d’avance car nous sommes partis très en retard et Tanguy n’avait jamais fait de 60 pieds. Nous avons été raisonnables dans nos ambitions – nous avons choisi un bateau dans lequel nous avions confiance et nous avons tout misé sur la fiabilisation – mais c’est quand même énorme de faire un tour du monde !

 

Tanguy de Lamotte était désolé de ramener un bateau abîmé lors de la conférence de presse. Qu’en pensez-vous ?
 

Mais en fait, mis à part l’endroit où il y a eu l’impact, le bateau est en super état. Il est exactement comme on le lui avait confié, il a même fait le ménage et rangé les poubelles ! Il a fait très attention au bateau. C’est pour cela que la collision était si frustrante : voir son bateau meurtri alors qu’il avait dépensé toute son énergie pour le préserver et même le cajoler. Le safran tribord a tapé trois fois mais à la fin on en rigolait : encore lui ! Les deux premiers incidents ont généré de forts dégâts mais le dernier n’a pas créé de dommage.

 

Comment réagissiez-vous en cas d’incident technique ?

 

J’ai la chance de travailler pour un skipper qui est quand même très autonome techniquement. Dans tous les cas, il sécurise la situation avant même de m’appeler et très souvent il a déjà les idées de réparations en tête. A part pour des soucis informatiques où les niveaux de compétence son tels qu’on fait appel à une aide extérieure. Finalement, même si toute communication avec la terre avait été interdite, Tanguy aurait pu faire la même course car nous ne lui avons pas apporté de réelle assistance technique pendant la course. Le plus dur, ce fut la collision avec un OFNI et les dégâts sur la dérive. C’était très frustrant car nous avions l’impression de buter sur un mur. Parfois, les idées que nous avions à terre étaient impossibles à mettre en œuvre sur l'eau. Là, nous souhaitions attraper  la dérive par le bas mais la mer était très dangereuse.

 

Comment l’avez-vous trouvé lorsque vous êtes monté le rejoindre sur Initiatives-Cœur ?

 

Simple. Il fallait être hyper concentré et il n’a pas quitté son rôle de skipper tant qu’on n’avait pas complètement sécurisé la manœuvre. Ensuite il s’est laissé porter par cette foule incroyable.

 

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