Anthony Marchand rêve de victoire

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Skipper du Figaro Bretagne-Crédit Mutuel Performance, Anthony Marchand, qui entame à 28 ans sa 4e saison sur le circuit, vise la victoire sur la Transat Bretagne-Martinique. Portrait.


Crédit photo : Benoît Stichelbaut/Bretagne CMB

 La voile, Anthony Marchand la pratique depuis son enfance. “J’ai commencé quand j’étais petit. J’ai fait du foot vers six-sept ans mais ça ne me plaisait pas. Avec l’école, on faisait du sport le mercredi après-midi. C’est comme ça que j’ai découvert la voile, commente Anthony Marchand. J’ai tout de suite accroché et ai commence à naviguer le week-end”. Le natif de Saint-Brieuc, qui réside désormais à Lorient, participe à sa première compétition à huit ans. « J’aimais ça. Je trouvais ça valorisant d’avoir à huit ans son propre Optimist, de naviguer seul », ajoute-t-il. L’Optimist, il le pratique jusqu’à ses 15 ans, avant de d’enchaîner les navigations en laser et en 470 qu’il pratique au niveau national et international. Touche à tout, il devient préparateur sur les trimarans de course et participe à la Mini Transat. Une rencontre avec Ronan Treussart, qui l’invite à naviguer avec lui sur la Cap Istanbul ou encore le Tour de Bretagne, l’emmène sur le circuit Figaro. Vainqueur du Challenge Espoir Région Bretagne en 2009, il signe une entrée remarquée sur le circuit en 2010 en terminant 1er bizuth de la Solitaire du Figaro. Et sur ce circuit, Anthony Marchand se sent bien, pour le moment. « J’envisage de rester en Figaro quelques années. Mais un projet de Vendée Globe commence à me titiller. Pourquoi pas le Vendée Globe 2016 ».

 

Objectif podium


Si Anthony Marchand, 10e de la course il y a deux ans, rêve de victoire pour sa 4e année sur le circuit, il espère au moins accrocher un podium. « J’ai envie de gagner la course. J’accorde à cette transat autant d’importance qu’à la Solitaire du Figaro, nous confie Anthony Marchand. Je rêve de faire un jour le Vendée Globe, donc j’ai envie de montrer que je suis dans le coup sur les courses offshore et que j’ai la fibre de la course au large. Je serai déçu de ne pas faire au moins un podium. Je vais tout faire pour gagner ». Pour Nicolas Troussel, skipper « élite » de la filière d’excellence de course au large Bretagne – Crédit Mutuel, Anthony Marchand est « bien préparé, combattant et teigneux sur l’eau. Il n’a pas peur de se faire mal et va s’accrocher pour faire du mieux possible ». Sa blessure de l’an dernier, qui pourrait être un handicap car il a peu navigué, pourrait lui donner encore plus envie de prendre sa revanche sur une saison qu’il n’a pas pu achever. « Il a déjà fait une transat en solitaire et il est très à l’aise sur l’eau. De plus, il sait qu’il doit monter sur cette course qu’il fait partie des ténors du circuit ». Pour Corentin Horeau, skipper « espoir » de la filière, Anthony est « un figariste aguerri. Il a déjà fait une dizaine de transats. Depuis cinq ans, il en fait une par an. Son expérience malgré son jeune âge est un gros point fort. Avant, il n’attachait pas assez d’importance à mon goût aux réglages et à son bateau. Il n’était pas assez maniaque mais cette année, il a changé. Maintenant, il insiste sur tous les petits détails. Il a un bon bateau, un nouveau mât et il va vite », poursuit-il.

 


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