Top départ pour la Transat Classique 2019 !

Une dizaine de voiliers classiques s’élancent le 8 janvier des Canaries pour la 4ème édition de la Panerai Transat Classique. Un évènement unique de 3 000 milles nautiques qui rassemble quelques pièces de collection qui ont fait l’histoire du Yachting. Séquence nostalgie !


Le 8 janvier, les équipages quittent Lanzarote pour une longue traversée d'environ 3 000 milles en direction de Christophe Harbour à Saint-Kitts, dans les Caraïbes. / © James Mitchell

Situé à environ 150 km des côtes marocaines, l’archipel des Canaries accueille le départ officiel de la 4ème édition de la Panerai Transat Classique, une aventure organisée par l’Atlantic Yacht Club. « Cet événement unique ne se contente pas d’être une simple traversée, mais une véritable course, avec ses enjeux, ses rivalités, ses joies, ses peines et ses multiples rebondissements » explique l’équipe d’organisation. « Lors des trois précédentes courses, les concurrents, et tous ceux qui ont suivi ces batailles navales au travers du site internet et de sa cartographie en temps réel, ont apprécié l’esprit de compétition entre les différents voiliers, prêts à ne rien lâcher, sans jamais oublier les valeurs si chères aux gens de mer comme la solidarité, l’estime des adversaires et le respect de l’environnement » conclue l’Atlantic Yacht Club.

Une dizaine de voiliers classiques s'élancent le 8 janvier des Canaries pour la 4ème édition de la Panerai Transat Classique. Un évènement unique ! / © James Mitchell

Un parcours de 3 000 milles vers les Caraïbes

Le 8 janvier, les équipages quittent Lanzarote, la plus orientale des grandes îles de l’archipel canarien, pour une longue traversée d’environ 3 000 milles en direction de Christophe Harbour à Saint-Kitts, dans les Caraïbes, situé au nord de la Guadeloupe.

Dans les premières heures de course, les concurrents vont devoir négocier la sortie de l’archipel canarien avec plusieurs options se présentant à eux : contourner les îles par le Nord, par le Sud ou bien tenter de se faufiler au milieu au risque de subir des dévents ou au contraire des effets d’accélérations. Ensuite, une fois dans le régime des alizés, les équipages devront travailler la glisse de leur voilier, faire porter le spi et éviter les bulles sans vent. Enfin, à l’approche des Caraïbes, les tacticiens auront à négocier au mieux l’atterrissage vers l’île de Saint-Kitts et ses paysages paradisiaques…

© James Mitchell

Philippe Monnet engagé à bord du voilier « Lys »

Parmi les inscrits, l’impressionnante goélette « Xarifa » (J.M. Soper, 1927) et ses 50 m de longueur hors-tout et ses près de 1 400 m2 de surface de voilure semble promise à une victoire en temps réel. Derrière, on retrouve de sérieux clients comme « Stiren » (O. Stephens, 1963), victorieux en 2008, et la présence à bord d’Alex Pella, célèbre navigateur espagnol, vainqueur de la Route du Rhum 2014 en Class 40. Autre marin d’exception, Philippe Monnet, ancien recordman du tour du monde à l’envers, est engagé avec son propre voilier baptisé « Lys » (Stephens-Sangermani, 1955) et embarque à son bord une bande d’amis passionnés de voile classique.

Un moderne spi à tuyères utilisé par Eric Tabarly

Sur le plan d’eau également, le ketch italien « Coch y Bondhu » (R. Paul & L. Giles, 1936), qui signifie rouge et noir en gaélique, a connu une préparation intense avec d’importants travaux d’améliorations et une longue navigation (soit 2 400 milles pour rejoindre Lanzarote). L’équipage du magnifique yawl « Hilaria » (Sparkman & Stephens, 1953) est également un habitué des podiums des régates classiques méditerranéennes.

Pour « Aramais » (F. Maas, 1964), bateau porteur d’un beau projet de navigation familiale, la Transat Classique permettra à son équipage de réaliser le rêve de tout marin, traverser l’Atlantique, qui plus est en course. Et son « moderne » spi à tuyères, utilisé par Éric Tabarly, démontrera que les classiques ont été innovants en leur temps. Proches en taille et en année de lancement, « Bryell » (F. Maas, 1968) et « Glen Maël » (Sparkman & Stephens, 1973) seront aussi en lice de même que le légendaire « Eilean » (W. Fife III & R. Balderton Fife, 1936), voilier ambassadeur de Panerai, horloger partenaire de la Transat Classique.

© James Mitchell

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