Le calme avant la tempête chez Oracle Team USA

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Les Américains, au repos technique ce vendredi pour la première fois depuis le début de la Coupe de l'America, jouent leur va-tout ce week-end où deux manches par jour sont prévues.


Balazs Gardi

Déboussolé par la vitesse des Kiwis au près, Oracle Team USA (OTU) n'a plus d'autre option que de tenter des modifications structurelles pour réduire le fossé qui les sépare du vainqueur de la Coupe Louis Vuitton. "On a encore quelques options possibles", promettait James Spithill au soir d'une nouvelle déconvenue américaine survenue ce jeudi. Pour Glenn Ashby, l'Australien et seul non-néo-zélandais d'Emirates Team New Zealand (ETNZ), toutes les tentatives d'endiguer le fossé de vitesse s'apparentent à des gestes de désespoir. Pour le régleur d'aile des Kiwis, ces modifications de dernières minutes impacteront forcément l'AC72 américain à un autre endroit.

 

Au calme dans leur hangar militaire

Dans le hangar aux allures militaires d'Oracle Team USA, le premier vrai jour de repos a été religieusement respecté par les Américains. À 8 kilomètres de l'effervescence de l'America's Cup Park où les plus gros yachts de la baie pavanent, James Spithill et son équipe décompressent avant un week-end qui pourrait se révéler décisif. Menés 6 - 0 par les intraitables Kiwis, le defender doit engranger les points : 10 au total si ils veulent conserver l'aiguière d'argent.

 

Spithill à l’aise à 3 points

Gardes à l'entrée, grillages et barbelés englobent le QG américain. Une signature est requise à l'entrée obligeant les visiteurs à ne rien photographier. À 24 heures d'une journée décisive, le droit d'entrée est un luxe. Infatigable, le skippeur - barreur du defender s'amuse à défier ses partenaires au basket à l'occasion d'un concours de tir à 3 points dont il n'est pas le plus maladroit. Tom Slingsby s'accroche au concours avec moins de réussite tandis que Shannon Falcone un des wincheurs, présente à des invités la plateforme d'entraînement physique de l'équipe, une reconstitution d'un trampoline d'AC72 avec winchs prêts à l'emploi.

 

La vitesse crée de la cavitation

La base américaine fourmille de personnels, du technique à la communication en passant par les navigants. Le mastodonte de 72 pieds est bichonné, safrans, foils, plateforme, tout est revu après chaque sortie. "Lorsque le catamaran rentre, on retravaille toujours la jonction entre le safran et l'élévateur qui cavite avec la vitesse du bateau. C'est d'ailleurs le côté bâbord qui est le plus abîmé car la pression qu'il reçoit sur les deux bords de reaching (départ et arrivée) est très élevé", confirme Joseph Ozanne, designer depuis 3 campagnes chez Oracle.

Dans les bas-fonds de la base, proche de la gigantesque grue servant à installer l'aile de 40 mètres et placer l'AC72 dans son élément de base, se trouve une ancienne coque de 80 pieds abandonnée. Sayonara, appartenant à Larry Ellison, le patron d'Oracle et 5ieme plus grande fortune mondiale, signifie "au revoir" en japonais. Un mauvais présage pour les Américains ?



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