Romain Attanasio prêt pour le Vendée Globe : « Je vais tout faire pour rester zen »

Vendée Globe
Mardi 20 octobre 2020 à 12h34

Dans moins de trois semaines, le skipper de Pure-Best Western s’élancera pour le plus célèbre des tours du monde. Arrivé aux Sables-d’Olonne jeudi dernier, Romain Attanasio aborde l’échéance avec ambition et enthousiasme même si la pression se fait chaque jour un peu plus forte.

©Alexis Courcoux
Dans moins de trois semaines, le skipper de Pure-Best Western s’élancera pour le plus célèbre des tours du monde. Arrivé aux Sables-d’Olonne jeudi dernier, Romain Attanasio aborde l’échéance avec ambition et enthousiasme même si la pression se fait chaque jour un peu plus forte.

Un dernier coucher de soleil, une dernière navigation au large, un dernier moment loin du tumulte... Jeudi dernier, Romain Attanasio a effectué son convoyage et mis le cap sur les Sables-d’Olonne, avant d’amarrer sur les pontons de la cité vendéenne. C’est là que débutera, le 8 novembre prochain, la plus prestigieuse des courses au large : le Vendée Globe. « Ça y est, on y est ! » apprécie le skipper. Cette excitation mêlée à l’appréhension, Romain l’a déjà connue il y a quatre ans. Sauf que cette année, en pleine crise sanitaire, l’atmosphère y est forcément particulière.

"Avec mes partenaires, on a réussi à tenir le cap"

Mais la magie est intacte, tout comme le simple bonheur d’être là, parmi les 33 skippers qui s’élanceront autour du monde. Et Romain savoure tout : les discussions avec les partenaires, les retrouvailles avec les autres skippers, les échanges avec les organisateurs… « Nous savons que d’être ici, tous réunis, c’est déjà une première victoire ». Avant les tempêtes promises dans les mers du sud, il a donc fallu affronter des mois d’incertitude au printemps dernier. Pourtant, Romain a rapidement été rassuré. « Dès le début du confinement, j’ai appelé l’ensemble de mes partenaires. Nous étions tous dans le flou. Pourtant, malgré les difficultés qu’ils traversaient, ils m’ont tous assuré de leur soutien. Ensemble, on a réussi à tenir le cap ».

Grâce à ce lien fort avec toutes les parties prenantes du projet, le skipper a pu se préparer avec sérénité, se focaliser exclusivement sur lui et son bateau. Surtout, cela met en lumière l’importance du collectif qui s’est bâti autour de Romain. « Oui, c’est une aventure collective. Certes, je vais partir seul sur mon bateau. Mais cela n’est que la conséquence d’un travail où de nombreuses personnes ont été impliquées. » D’ailleurs, aux salariés des partenaires qui viennent parfois naviguer, Romain aime bien rappeler : « ce bateau, c’est votre image, c’est vous ».

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© Tiphaine Puerto

Avitaillement, technique : les derniers préparatifs

Grâce à ce soutien, Romain s’est donc attaché à préparer avec sérieux et application son tour du monde. Il a fallu préparer l’avitaillement, l’ensemble de la nourriture qu’il embarque. « Ça m’a pris un temps fou, confie-t-il avant de rappeler que « se restaurer, c’est primordial en mer pour te remonter le moral ». À bord, il disposera de l’équivalent de 100 jours de nourriture, avec 150 plats lyophilisés, 50 plats « classique », des pains d’épice, gaufres et miels de son partenaire Famille Mary ou encore des barres chocolatées.

Le bateau, lui, n’a pas eu besoin de travaux très conséquent. « Nous avons la chance de l’avoir depuis 4 ans donc nous avons pu lisser le travail à bord. On a tout fait pour qu’il soit le plus agréable possible pour y passer plusieurs mois. » Ces dernières semaines, le seul aménagement réalisé a été la pause d’un chauffage. Et ça n’a rien d’anecdotique : « il y a quatre ans, j’avais eu très froid dans les mers du sud, je ne voulais pas que ça se reproduise ».

« Je vais tout faire pour rester zen »

Ainsi, l’expérience du premier tour du monde est précieuse avant d’aborder le second. Romain sait ainsi que les prochains jours aux Sables-d’Olonne seront éprouvants. « Avec toutes les sollicitations, je ne suis plus vraiment maître de notre agenda. Comme tous les autres skippers, j’ai très envie de couper la ligne de départ le plus vite possible ! »

Avant, il faudra s’astreindre, dès la fin de la semaine prochaine, à rester en quarantaine. « Ce ne sera pas évident pour réaliser les derniers ajustements avant le départ » Rentrer les dernières informations dans l’ordinateur, vérifier l’état de charge des batteries, veiller à ne rien oublier et se rassurer aussi. Romain sourit.« Il faut faire attention à ne pas se laisser dépasser ses émotions. Je vais tout faire pour rester zen ». De quoi patienter avec sérénité avant de s’élancer dans un marathon autour du monde.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.