Alessandro di Benedetto cherche un sponsor pour 2016

Mercredi 27 février 2013 à 15h05

VIDEO - Cinq jours après avoir posé pied à terre, Alessandro di Benedetto pense déjà à repartir pour le prochain Vendée Globe. Nous l'avons rencontré dans un café de Montparnasse, entre un plateau télé et un direct radio.

VIDEO - Cinq jours après avoir posé pied à terre, Alessandro di Benedetto pense déjà à repartir pour le prochain Vendée Globe. Nous l'avons rencontré dans un café de Montparnasse, entre un plateau télé et un direct radio.

Ses traits sont tirés mais l'éclat malicieux de son regard revient très vite lorsqu'il évoque son tour du monde complété vendredi dernier. Il explique avoir été porté par les messages de soutien reçus à bord, notamment après son accident.

 

Une belle frayeur

 

Dans la nuit du 20 au 21 janvier, Alessandro di Benedetto a été frappé au visage par une écoute alors que son bateau empannait de façon inopinée. Le choc l'a fait retomber sur le thorax. «Lors du choc, j'ai eu peur de devoir être amputé du visage car je ne sentais plus toute la zone autour de mon nez, nous confie-t-il. Avec le froid, les mains glacées, j'avais bien du mal à sentir si mon nez était bien en place.» Après avoir vérifié sa vision, mis en sécurité le bateau, il est rentré dans le cockpit pour vérifier son visage dans un miroir et passer sa main sous sa combinaison étanche pour vérifier sa côte qui le faisait souffrir. «J'avais peur d'une fracture ouverte mais je n'ai pas senti de sang et le docteur Jean-Yves Chauve, joint par téléphone, m'a assuré que la côte n'avait pas performé mon poumon car ma respiration était régulière.» Le médecin du Vendée Globe lui prescrit ensuite du simple paracétamol pour ne pas risquer un état de somnolence chez son patient déjà bien fatigué. Pas question non plus de prendre de la codéine qui aurait provoqué des hallucinations. «Heureusement que j'ai échappé aux hallucinations car quelques jours plus tard je grimpais en tête de mât!», remarque Alessandro di Benedetto. Le médecin rappelle également qu'il est important de continuer à sentir la douleur pour ne pas aggraver sa blessure avec une manoeuvre. «Le simple fait de me lever de ma bannette pour répondre au téléphone me faisait monter les larmes aux yeux, témoigne le marin. Il m'a ensuite fallu une heure pour envoyer la grand-voile, centimètre par centimètre, car je ne pouvais que rester assis.» Le lendemain de son accident, Alessandro di Benedetto envoyait une vidéo pour remercier son public pour les nombreux messages de soutien reçus.

 

Une revanche sur les mauvaises langues

 

Avec son arrivée triomphante aux Sables d'Olonne, Alessandro di Benedetto a le sentiment d'avoir pris une belle revanche sur les médisants. «Avant le départ, il y avait parfois des sous-entendus selon lesquels je n'allais même pas couper la ligne de départ», se souvient le marin. «C'était dans l'air mais nous étions sûrs de nous.» Alessandro di Benedetto rappelle sa formation scientifique ainsi que son expérience et notamment son tour du monde en 6.50. Il n'oublie pas Didier Elin, le patron de son principal sponsor. «Il a la tête sur les épaules, les pieds sur terre, commente le skipper. Il a remonté le chenal avec moi, sur Team Plastique, pour bien montrer aux gens qui rigolaient face à notre petit budget que nous l'avions fait, et bien fait.» Alessandro di Benedetto a réussi à battre le record du plus petit écart entre le premier et le dernier avec une embarcation vieille de 15 ans. Pour le prochain Vendée Globe, qui brille déjà au fond de ses yeux, le marin souhaite faire construire un bateau de dernière génération. «Bien sûr, pour cela il lui faut un nouveau sponsor car nous ne pouvons pas prendre en charge le budget nécessaire», explique Didier Elin, le patron de Team Plastique. Ce dernier va donc poursuivre la mission qu'il s'était fixé avant même de prendre le rôle de sponsor principal: aider son ami à trouver un nouveau partenaire. «Et nous collerons peut-être un autocollant sur son prochain bateau!», ajoute-il. Alessandro di Benedetto aimerait s'aligner pour la Transat Jacques Vabre et la Route du Rhum. «Je vais également publier un nouveau livre pour retracer mon aventure en la comparant avec mon tour du monde en 6.50.» Pour cela, il a déjà plusieurs pages de brouillon, griffonnées pendant son Vendée Globe.

 

Question vidéo: Quel plaisir sur l'eau?

 

L'équipe
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Sophie est la dernière recrue de l'équipe de rédaction. Passionnée de loisirs nautiques et de voyages au bout du monde, Sophie est curieuse et dynamique, à l'affut des derniers évènements, bons plans, infos, bonnes adresses, mais ce n'est pas tout ! Douée pour le montage vidéo, elle est derrière la plupart de nos sujets multimédia et elle assure également l'animation des réseaux sociaux de Figaro Nautisme.
Thomas Darbois
Thomas Darbois
Passionné depuis son enfance par toutes les formes de glisse et par la mer, Thomas a longtemps vécu dans le nord de la Floride aux Etats-Unis. Une expérience qui lui a permis de découvrir l'univers du bateau à moteur et du catamaran à travers plusieurs essais et croisières notamment dans les Caraïbes. Il contribue régulièrement à la rédaction de Figaro Nautisme.