Jean-Pierre Dick en stand-by

Jeudi 31 janvier 2013 à 18h55

 

Jean-Pierre Dick attend sagement au mouillage, en Espagne, la fin du coup de vent pour reprendre la mer dimanche matin. Son arrivée est prévue aux Sables d’Olonne à partir de lundi après-midi....si tout se passe bien.

 

Jean-Pierre Dick attend sagement au mouillage, en Espagne, la fin du coup de vent pour reprendre la mer dimanche matin. Son arrivée est prévue aux Sables d’Olonne à partir de lundi après-midi....si tout se passe bien.

Depuis jeudi matin, Jean-Pierre (Virbac-Paprec) mouille dans l’anse de San Ciprián sur la côte nord de l’Espagne. Après avoir amarré Virbac-Paprec à une bouée, le skipper niçois a fait le tour du bateau pour bien se préparer au coup de vent qu’il allait subir dans les prochaines heures. Des préparatifs qu’il nous décrit. « Ça s’est bien passé ce matin et je me suis amarré sans trop de difficulté. J’ai tourné mon bateau pour qu’il soit amarré par l’avant. Je vais aussi aller nager pour vérifier qu’il n’y a pas de souci. La nuit dernière a été agitée car il y a énormément de pêcheurs le long des côtes espagnoles, donc on est très attentif. Je me réveillais toutes les 30 minutes. Le fait de naviguer sans quille, on a tout le temps peur de chavirer donc c’est fatigant. Le passage du cap Finisterre a été très impressionnant avec des creux de 5 mètres parfois. J’ai pris la décision de ne pas remonter vers les Sables mercredi soir. Il y avait plus de 25-27 nœuds donc ce n’était pas possible. Mon départ d’ici devrait être pour dimanche matin. Le début sera sans doute un peu difficile avec encore une mer un peu formée. Il reste encore un peu moins de 300 milles mais si tout va bien j’arriverai lundi après-midi ou en début de soirée aux Sables d’Olonne ».

 


Dick restera-t-il quatrième ?

 

Reste à savoir si Jean-Pierre Dick conservera sa quatrième place. Certes il possédait jeudi après-midi une avance confortable de 1 122 milles sur Jean Le Cam (SynerCiel), mais ce dernier, tout comme son poursuivant Mike Golding (Gamesa) dans le sud-ouest de Madère, profite encore de bonnes conditions pour faire de la vitesse sur la bordure d’une dépression, soit près de 17 noeuds. L’écart va rapidement fondre avec un bateau, de surcroît à l’arrêt pendant trois jours. En sachant aussi que les deux hommes n’emprunteront pas une route directe vers les Sables d’Olonne car ils ne vont plus tarder à entamer « le grand tour de la paroisse », celui de l’anticyclone des Açores, qui va les obliger à monter jusque vers les côtes anglaises pour redescendre ensuite vers la ligne d’arrivée. Si l’anticyclone des Açores reste stationnaire, derrière, la bande des quatre composée de Dominique Wavre Mirabaud, Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), Javier Sanso Acciona 100% EcoPowered) et plus loin Bertrand de Broc (Votre Nom Autour du Monde avec EDM Projets), sera aussi contrainte à ce grand détour par le nord. Quoi qu’il en soit, ce groupe de six, auquel il faut ajouter Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), hors course, va animer les Sables d’Olonne toute la semaine prochaine avec une série d’arrivées qui s’échelonnera du 6 et le 10 février. Pour Tanguy De Lamotte (Initiatives-cœur), actuellement englué dans le pot au noir et Alessandro Di Benedetto (Team Plastique), au grand large de Salvador de Bahia (Brésil), la fin du voyage est programmée à partir de mi-février.

 

LES VOIX DU LARGE

 

Tanguy de Lamotte (Initiatives-cœur) : « C’est la première fois que je passe l’équateur dans le sens sud-nord. Désormais, le vent est tombé et j’espère retrouver des vents au dessus de 10 nœuds parce qu’en dessous, mon bateau va vraiment lentement. Mais je me rapproche et maintenant, je compte les milles jusqu’aux Sables. J’ai pas mal manœuvré ces dernières heures mais c’était agréable. Je me suis concentré pour rester sur un cap le plus nord possible mais la trace est vraiment tordue malgré tout. Ça fait bizarre de regarder ça sur l’ordinateur. J’ai pensé à tracer un cœur, ça aurait pu être une belle trajectoire mais je ne voulais pas faire demi-tour (rires) ».

 

Dominique Wavre (Mirabaud) : « La bataille continue. Nous on est toujours en pleine course. Je viens de me glisser entre deux bulles de haute pression. J’espère vous rejoindre dans huit jours avec du beau temps et du vent de nord. (Sur son arrivée) Je n’ai pas d’appréhension. Ce n’est que du bonheur et il y a beaucoup d’euphorie. A l’arrivée, on peut se laisser porter par le bonheur des gens alors qu’au départ, il faut rester concentré ».

 

Mike Golding (Gamesa) : « Depuis que j’ai réussi à passer un bout autour de l’ouverture qui s’était formée, mon problème de quille s’est arrangé. On avance actuellement à 17 ou 18 nœuds et même si tout n’est pas parfait, il n’y a pas de fuite, c’est déjà ça. Cette situation me ralentit, c’est comme si je naviguais sur une brique. Le carénage de l’ogive est normalement là pour canaliser le flux et augmenter l’aérodynamisme de la quille. Sans cette pièce, je ne peux pas aller aussi vite. Et comme en plus j’ai environ un quart de tonne d’eau dans le boîtier de quille, ça fait une bonne quantité d’eau qui ne devrait pas être là et que je dois traîner. Pour l’instant, ce n’est pas non plus une trop grosse quantité. Ce qui compte le plus, actuellement, c’est d’avoir une bonne trajectoire et une toute petite différence de vitesse dans cette partie du parcours ne va pas non plus changer la face de la course ».

 

Alessandro Di Benedetto (Team Plastique) : « Le vent n’arrête pas de changer de direction, il m’arrive maintenant du côté tribord. J’ai réparé mon petit gennaker donc dès que les conditions me le permettront, je pourrai tester la qualité de ces réparations. J’espère être de retour aux Sables d’Olonne avant la fin du mois de février, mais ça va dépendre en grande partie de la façon dont se passe la traversée du pot au noir. Je vais essayer de maintenir une bonne vitesse moyenne. Idéalement, j’aimerais franchir la ligne d’arrivée mais je ne suis pas sûr de pouvoir mettre moins de trois semaines. Quatre semaines, peut-être…».

 

CLASSEMENT

Positions du 31/01 à 5 heures : 1.François Gabart (Macif) arrivé le 27/01 à 15h18; 2.Armel Le Cléac´h (Banque Populaire) le 27/01 à 18h35; 3.Alex Thomson (Hugo Boss) le 30/01 à 8h25; 4.Jean-Pierre Dick (Virbac Paprec) à 291,8 milles de la ligne d’arrivée; 5.Jean Le Cam (SynerCiel) à 1 122,3 milles de Dick; 6.Mike Golding (Gamesa) à 1 195,1 m; 7.Dominique Wavre (Mirabaud) à 1 647,3 m; 8.Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) à 1 820,2 m; 9.Javier Sanso (Acciona 100% EcoPowered) à 1 976,3 m; 10.Bertrand De Broc (Votre Nom Autour du Monde avec EDM Projets) à 2 292,2 m; 11.Tanguy de Lamotte (Initiatives-Coeur) à 2 857,1 m; 12.Alessandro Di Benedetto (Team Plastique) à 3 903 m. Abandons : Marc Guillemot (Safran); Kito de Pavant (Groupe Bel); Samantha Davies (Savéol); Louis Burton (Bureau Vallée); Jérémie Beyou (Maître CoQ); Zbigniew Gutkowski (Energa); Vincent Riou (PRB); Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat).
 

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Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
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Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Passionné depuis son enfance par toutes les formes de glisse et par la mer, Thomas a longtemps vécu dans le nord de la Floride aux Etats-Unis. Une expérience qui lui a permis de découvrir l'univers du bateau à moteur et du catamaran à travers plusieurs essais et croisières notamment dans les Caraïbes. Il contribue régulièrement à la rédaction de Figaro Nautisme.