La classe mini est prête pour 2013

Par Figaro Nautisme
Jeudi 13 décembre 2012 à 11h35

A l’heure où les skippers du Vendée Globe multiplient les tweets et vidéos, la classe mini affirme sa particularité : un esprit d’aventure conservé avec une seule VHF à bord.

A l’heure où les skippers du Vendée Globe multiplient les tweets et vidéos, la classe mini affirme sa particularité : un esprit d’aventure conservé avec une seule VHF à bord.

Le parcours de la mini-transat, course reine du parcours, a été dévoilé au Salon Nautique de Paris. "Il faut partir avant les tempêtes de l'automne et arriver avant les cyclones antillais", avertit Gwen Chapelain, directeur de Douarnenez courses. Les 80 skippers partiront de Douarnenez le 13 octobre 2013 à 13H13, après un prologue sur place le 6 octobre. La première étape, longue de 1200 milles, les conduira aux Canaries avec Arrecife sur l’île de Lanzarote. Avec la deuxième étape, longue de 2800 milles, les concurrents fileront en direction de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour une arrivée prévue entre le 23 et le 30 novembre. C’est un retour aux sources puisque la Mini-Transat avait quitté les rives de la Cornouaille bretonne en 1999 et, comme aux origines de la course, les skippers suivront la route des alizés jusqu’aux Antilles. La première étape sera riche en sensations avec la traversée du Golfe de Gascogne et la négociation de la pointe de l’Espagne. Place ensuite au grand large et aux surfs sur les alizés.

 

50% de pré-inscription le premier jour.

 

Ce parcours a suscité l’enthousiasme puisque 50% de la flotte s’est pré-inscrite sur le Salon Nautique de Paris, au moment de l’annonce des villes d’accueil. Le premier à avoir déposé son dossier est Arnaud Gentien, 32 ans, un ingénieur automobile qui a découvert la voile pendant ses études. « A l’achat de mon bateau, quand j’ai réalisé le niveau d’investissement nécessaire, j’ai décidé d’aller jusqu’au bout : le grand large de la mini-transat », explique-t-il, le sourire aux lèvres. « Sur l’eau, je ne « et c’est déjà pas mal », lance-t-il avec malice. Arnaud Gentien explique avoir très peur avant le départ – « le plus stressant c’est de larguer les amarres » - mais il a moins peur qu’il ne le pensait lorsqu’il est en mer. Le jeune ingénieur cherche activement un sponsor pour sa saison 2013 : « Je vise un budget de 50 000 à 100 000 euros, explique-t-il. A 50 000, je m’arrête cinq mois de travailler car j’estime qu’il est nécessaire de s’investir pour le sponsor qui me fera confiance. »

 

Une classe qui conserve farouchement son goût d’aventure
 

« La classe mini est composée de prototypes et de bateaux de série avec des jauges assez proches, explique Olivier Avram, président de la classe mini. Nous avons des coureurs qui ont un travail à côté et qui prennent des vacances pour courir, des régatiers et des aventuriers. » Pour Henry Bacchini, le vice-président de la Fédération française de voile, la mini-transat reste une « belle école de formation de la course au large », « un moment de vérité et une épreuve sur soi-même ». Les skippers partent en mer sans moyen de communication à part une VHF. « Il n’y pas de science du placement très précis comme en Figaro, analyse Tanguy Leglatin, entraîneur, mais un mental et un sens de la débrouillardise très fort. » Les prototypes permettent aussi de tester des innovations techniques sur des bateaux de 6.50, comme les quilles basculantes. Un système de qualification a permis de limiter les abandons sur la mini-transat. « Le parcours de qualification est encore plus difficile que la course, avance Tanguy Leglatin qui connaît parfaitement la boucle en Atlantique. Les navigateurs ne sont pas du tout encadrés, ils n’ont pas le soutien du copain d’à côté ou du bateau accompagnateur… même si on ne capte pas toujours le signal de son dernier lors des compétitions » Résultat : si en 1999, plus de la moitié de la flotte avait abandonné, le taux est descendu à moins de 10% en 2009 et maximum 15% en 2011.

 

 

L'équipe
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Guillaume Fourrier
Guillaume Fourrier
Guillaume Fourrier est un vrai passionné de la mer. Il pratique la pêche en mer depuis l'âge de 13 ans et a aujourd'hui à son actif près de 20 records de France, d'Europe et du Monde pour la prise de gros spécimens. Originaire de Boulogne-sur-Mer, il a sillonné les eaux de la façade Atlantique mais également celles de la Méditerranée. Il a également trempé ses lignes sur des contrées exotiques comme la Nouvelle-Calédonie, où il séjourna plusieurs mois à la recherche de gros poissons du lagon. Il pêche aujourd'hui en Normandie, son nouveau port d'attache.