15e jour de course

Dimanche 25 novembre 2012 à 12h44

Ils ne sont désormais plus que 13 skippers en course dimanche à la mi-journée après l’abandon de Vincent Riou (PRB).  

Ils ne sont désormais plus que 13 skippers en course dimanche à la mi-journée après l’abandon de Vincent Riou (PRB).  

L’état de la flotte

La matinée a été marquée par l’annonce de l’abandon de Vincent Riou. Dans l’impossibilité de réparer le tirant d’outrigger endommagé, le skipper de PRB a du jeter l’éponge et fait désormais route vers Salvador de Bahia, où il devrait arriver d’ici trois jours. En tête de flotte, pas de changement dans le trio de tête à la mi-journée. Armel Le Cleac’h (Banque Populaire), toujours leader, comptait 54,3 milles d’avance sur son dauphin, François Gabart (MACIF), au classement de 12h00. Ce dernier, qui avait perdu dans la nuit la deuxième place au profit de Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3), a réussi à reprendre l’avantage. Au dernier pointage, Jean-Pierre Dick accusait 57,4 milles de retard sur Armel Le Cleac’h. En milieu de flotte, Alex Thomson (Hugo Boss), désormais 4e, et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), 5e, étaient toujours devant le trio composé de Mike Golding (Gamesa), Jean Le Cam (SynerCiel) et Dominique Wavre (Mirabaud). Tous ont gagné une place au classement général suite au retrait de Vincent Riou de la course. « Le groupe des cinq leaders a eu un peu de réussite niveau timing en descendant vers la Pointe du Brésil. Ils ont eu un angle de vent meilleur par rapport au groupe de trois bateaux mené par Mike Golding et ont réussi à creuser l’écart. Mais comme ils progressent à peu près à la même vitesse, il ne devrait pas se passer grand chose dans les heures à venir », analyse Sidney Gavignet. Derrière, Javier Sanso (Acciona 100% EcoPowered), qui a célébré son passage de l’Equateur cette nuit, mène la queue de la flotte. A midi, il accusait 683,2 milles de retard sur le leader. Les choses devraient évoluer dans les prochains jours. « Une dépression est en train de passer devant la tête de la flotte. Ils ne pourront pas s’en servir comme tremplin pour partir dans le Sud. Ils vont se retrouver dans une zone un peu complexe et légère niveau vent mais il pourrait y avoir du changement dans les prochains jours, notamment au niveau des premiers. Pour le moment, on assiste à une course au Sud. Pour moi, le premier qui réussira à attraper de la pression venant de l’Ouest pourra creuser rapidement l’écart », ajoute Sidney Gavignet.


Notre analyse météo

C’est bien sur l’axe de la dorsale qui s’étend vers le nord du Brésil depuis l’anticyclone de Sainte-Hélène situé actuellement très sud, à la latitude du Cap Bonne Espérance, que l’alizé trouve sa direction entre l’Est et l’Est-Nord-Est. Rarement supérieur à 15 nœuds et plutôt irrégulier, il impose des petits ralentissements aux uns et aux autres à tour de rôle. Cette dorsale se rétracte lentement vers le sud-est mais les quatre skippers du peloton de tête, arrivant en butée dessus, devraient sentir les coups de mous se faire plus fréquents dans les prochaines 24 heures. Le deuxième peloton plus à l’ouest mais aussi plus au nord, toujours mené par Mike Golding, bénéficiera d’un peu plus de pression et c’est chez eux que l’on devrait trouver la plus grande distance parcourue en 24 heures. Mardi ressemblera beaucoup à lundi. On observera encore les oscillations de cette dorsale qui rythmera la cadence à une vitesse moyenne oscillant entre 10 et 13 nœuds pour tous. Les premiers devaient continuer presque sur la route directe alors que le groupe des anciens (Golding, Le Cam, Wavre) devrait mettre plus de sud dans sa trajectoire pour trouver l’influence du régime perturbé qui se dégagera alors des côtes du Brésil. Cette route plus longue devrait s’avérer plus rapide à partir du milieu de semaine. Pour matérialiser ces options nous avons gardé sur nos cartes les prévisions de route pour Banque Populaire et Gamesa. Ce dernier accusant actuellement 350 milles de retard pourrait n’en avoir plus que 200 en fin de semaine après avoir gagné plus tôt le Sud de l’anticyclone.

 

Pronostics Vendée Globe

Alex Thomson (Hugo Boss) et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) accusent plus de 125 milles de retard sur le leader. Aucune raison donc de changer notre podium pour les prochaines 24 heures. Nous gardons donc Armel Le Cleac’h (Banque Populaire) en tête, devant François Gabart (MACIF) et Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3). « On assise à une belle bagarre pour la deuxième place entre François Gabart et Jean-Pierre Dick. Ca devrait se jouer à quelques milles près. Le groupe de poursuivants, très à l’ouest, a une carte à jouer niveau options mais ça ne changera rien au podium », commente Eric Mas, directeur de l’information pour Météo Consult La Chaîne Météo.

 

L'équipe
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Norbert Conchin
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.