Les plus grandes sécheresses au nord de la France

Par Figaronautisme.com
Mardi 17 mai 2011 à 19h42

Vous êtes nombreux à nous demander si la sécheresse que nous subissons est exceptionnelle et si elle est comparable à la de

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Vous êtes nombreux à nous demander si la sécheresse que nous subissons est exceptionnelle et si elle est comparable à la de
Vous êtes nombreux à nous demander si la sécheresse que nous subissons est exceptionnelle et si elle est comparable à la dernière grande sécheresse de 1976. Voici donc quelques éléments de réponse en prenant comme référence la station de Paris-Monstouris où nous avons une longue série de données pluviométriques.

Les grandes sécheresses du siècle dernier.

- 1921 : année la plus sèche jamais observée à Paris. Il ne tombe que 267 millimètres entre janvier et décembre alors que la normale est de 640 millimètres. Entre le 22 mai et le 11 juillet, il ne pleut que 2 millimètres ! A noter que c'est une année chaude et particulièrement ensoleillée avec 2314 heures de soleil pour une moyenne de 1650 heures.

- 1929 : sécheresse de janvier à septembre avec seulement 194 mm pour une moyenne de 480 mm.

- 1938 : il ne tombe que 70 millimètres de janvier à juin pour une moyenne de 265 mm soit un déficit de l'ordre de 75% !

- 1949 : printemps et été très chaud et sec ; il ne pleut que 159 mm entre février et août contre 371 mm en moyenne.

- 1959 : sécheresse importante entre avril et octobre avec des records d'ensoleillement entre juillet et septembre.

- 1976 : longue période de sécheresse qui débute dès décembre 1975 et qui se poursuit jusqu'au mois d'août. On recueille 216 mm entre janvier et août à Paris pour une moyenne de 425 mm. Les températures particulièrement élevées enregistrées en juin et juillet qui s'ajoutent à la sécheresse entraînent de très faibles récoltes de céréales. Un impôt sécheresse est voté pour aider le monde agricole.

Et 2011 ?

On observe un déficit pluviométrique important depuis février avec 57 mm enregistré entre le 1er février et le 15 mai à Paris alors que la moyenne est de 175 mm. Le déficit pluviométrique est donc très important et comparable aux dernières grandes sécheresses sur cette période de 2 mois et demi. Toutefois, le bilan ne pourra être établi que dans quelques mois pour savoir si elle sera durable ou non et de même ampleur qu'en 1976. Au niveau des nappes phréatiques, la situation est moins grave qu'en 1976 car l'automne et le début d'hiver ont été plus arrosés. En revanche, en ce qui concerne la sécheresse agricole qui concerne la partie superficielle des sols, la situation est plus grave qu'en 1976 à cette époque de l'année car avril 2011 a été beaucoup plus chaud qu'en 1976. Les conséquences pour les agriculteurs sont d'ores et déjà importantes avec un manque de fourrage et des rendements en céréales qui s'annoncent médiocres.


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