Tempête de 1999 : il y a 12 ans

Par Figaronautisme.com
Mardi 27 décembre 2011 à 2h15

Ce 26 décembre 2011 ne présentait aucune caractéristique commune avec le 26 décembre 1999 ! Avec un temps calme et une

LOTHAR ©lachaînemétéo
Ce 26 décembre 2011 ne présentait aucune caractéristique commune avec le 26 décembre 1999 ! Avec un temps calme et une
Ce 26 décembre 2011 ne présentait aucune caractéristique commune avec le 26 décembre 1999 ! Avec un temps calme et une pression atmosphérique moyenne de 1040 hPa sur la France ce lundi, on était très loin des 960 hPa de "Lothar", nom de la tempête qui a gravement touché le nord du pays...


Comparatif des pressions observées


Ce lundi nous étions concernés par des pressions très élevées, de l'ordre de 1040 hpa alors qu'en 1999 les pressions étaient descendues en dessous des 1000 hpa sur la quasi totalité du pays et ont même atteint les 960hpa à Paris.


Les records en france sont de l'ordre de 1050 hpa pour un anticyclone à Granville et 948 hpa à Boulogne-sur-Mer pour la pression la plus basse.


Dans le monde ce sont des extrèmes allant de 1087 en Mongolie relevé très récemment et 870 hpa sur les Philippines lors d'un super Typhon.




Retrouvez ici toutes les informations concernant cette tempête mémorable :


Un contexte fortement dépressionnaire sur l'Atlantique


Dans la nuit du 25 au 26 décembre et la matinée du 26, une tempête exceptionnelle balaie le nord de la France. Prénommée "Lothar", cette tempête est due à la conjonction d'un puissant jet stream en altitude (400 km/h à 8000 mètres d'altitude) et d'une profonde dépression en surface (960 hPa).


Cette dépression s’est formée au large de Terre-Neuve avant de traverser l’Atlantique en moins de 24 heures. Elle a dévasté, dans la journée du 26 décembre 1999, le nord de la France, la Suisse, l'Allemagne et le Danemark, causant des dommages sans précédent avec des vents jusqu'à 259 km/h. La forte tempête liée à cette très profonde dépression a touché la Bretagne à environ 2 h du matin et quitté notre territoire par l'Alsace à 11 heures ; elle s'est donc déplacée à plus de 100 km/h.

Les vents les plus violents ont ravagé un couloir de 150 kilomètres de large (Bretagne - Normandie/Champagne-Ardenne - Lorraine et l'Alsace en passant par le bassin parisien). Elle a poursuivi sa route vers l'Allemagne, en y provoquant là aussi des dégâts très graves, similaires à ceux que l’on observe après un cyclone tropical (forêts entières littéralement rasées, notamment dans les Vosges, des bâtiments entièrement détruits)...


Une tempête millénaire ?


Cette tempête, par sa violence inouie, a dépassé en intensité celle des 15 et 16 octobre 1987 par son étendue géographique ainsi que celle de janvier 1739 (même si on ne dispose pas de relevés précis des rafales de vents maximales enregistrées). Au passage de "Lothar", les vents dépassent les 150 km/h.


On relève les valeurs de vent maximales suivantes le 26 décembre 1999 :



210 km/h
au pont de Tancarville (valeur non officialisée)
173 km/h à Orly et à Saint-Brieuc
169 km/h à Paris-Montsouris
166 km/h à Alençon
165 km/h à Colmar
162 km/h à l'Île de Groix
155 km/h à Metz
144 km/h à Nancy , Strasbourg et Chartres
140 km/h à Rouen


Le bilan humain de cette tempête est très lourd : on dénombre 30 victimes directes. Le bilan financier s'élève à 13 milliars d'euros.

Le lendemain (27 décembre), c'est au tour des régions centrales d'être balayées par une deuxième tempête, prénommée cette fois-ci "Martin"


D'où vient le nom des tempêtes ?



Historiquement, les noms des tempêtes étaient données selon la journée où elles se produisaient. En 1954, une étudiante de l'Université de Berlin suggéra de nommer les dépressions qui affectent l'Europe pour rendre les cartes météorologiques plus faciles à suivre. L'Institut météorologique de Berlin adopta cette idée. Cette étudiante, le docteur Karla Wege devint célèbre pour son travail comme présentatrice météo à la télévision et popularisa cette pratique


Désormais, le nom des dépressions suit une hierarchie établie : les années paires, les dépressions reçoivent des noms féminins et des noms sont masculins durant les années impaires.


Jusqu'à 2002, les noms sur la liste dressée par l'Institut météorologique de Berlin étaient repris tous les deux ans en remplaçant seulement les noms des tempêtes qui passent à l'histoire.


Depuis 2002, le public peut acheter le droit de nommer une tempête et une nouvelle liste est donc confectionnée à chaque année. Les noms de dépressions retirées le sont généralement pour des dommages exceptionnels par le vent mais la pluie abondante causant des inondations et la neige abondante peuvent être le facteur.

En moyenne, 150 noms sont donnés au cours d'une année aux dépressions en Europe mais seulement un nombre infime atteint la renommée.

Bien que cette pratique soit exclusivement allemande et que d'autres pays utilisent une liste de noms différents, certaines tempêtes célèbres sont passées dans le vocabulaire de l'Europe entière (tempête Klauss en janvier 2009, tempête Lothar le 26 décembre 1999 et Martin le 27 décembre de la même année).


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