Les UV provoquent des cancers de la peau aux poissons

Par Figaronautisme.com
Mercredi 8 août 2012 à 14h36

Les poissons habitant les eaux situées en dessous du trou de la couche d’ozone présentent des mélanomes cancéreux

Détroit de Gibraltar
Les poissons habitant les eaux situées en dessous du trou de la couche d’ozone présentent des mélanomes cancéreux
Les poissons habitant les eaux situées en dessous du trou de la couche d’ozone présentent des mélanomes cancéreux semblables à ceux des humains.



Si le lien entre une exposition prolongée aux rayonnements UV et l’apparition de cancers de la peau a été démontrée pour les humains, il n’avait jamais été encore observé chez les poissons sauvages. Des scientifiques de l'Université de Newcastle en Angleterre et de l'Institut australien des sciences marines ont observé les conséquences des radiations solaires sur les populations de poissons situées dans la Grande Barrière de corail, au large de l’Australie. Une zone directement située sous le plus grand trou de la couche d’ozone de notre planète.
Jusqu’à présent, aucun cancer de quelque nature que ce soit n’avait été observé chez les poissons sauvages, contrairement aux espèces d’élevage qui subissent souvent de mauvaises conditions de détention (gavage alimentaire, nourriture industrielle, pollution due à la surpopulation...). Les scientifiques ont prélevé un échantillon de 136 poissons, des Plectropomus leopards, au large de la côte australienne du côté des sites de plongée touristique de Heron Islan et de Tree Island.


Environ 15% des poissons capturés présentaient des signes évidents de cancer cutané : des mélanomes noirâtres recouvraient entre 10 et 98% des corps des poissons. «En l’absence de maladies microbiennes, et compte-tenu des similarités flagrantes entre les mélanomes des poissons et les mélanomes cancéreux des humains, expliquent les scientifiques, nous ne pouvons que conclure que ces symptômes sont dus aux facteurs environnementaux comme l’exposition aux UV».


Des modèles pour la recherche sur les humains



Au moment de la capture, les poissons étaient en bonne santé car les cancers ne s’étaient pas répandus en dehors de la surface des lésions. Précisant que les cancers cutanés sur la faune marine restent largement méconnus, les chercheurs continuent d’étudier ces cas étonnants comme modèle du mélanome humain sur la même région du monde. Exactement comme chez l’homme, certaines prédispositions génétiques peuvent favoriser le déclenchement du cancer sous certaines conditions.

Rappelons que la couche d'ozone est essentielle à la vie sur terre car elle protège les êtres vivants des rayonnements ultraviolets nocifs émis par le soleil. La longueur d'onde des UV est inférieure à 0,4 µm et entre 0,24 et 0,3 µm sont absorbés par l’ozone. Outre des cancers de la peau, les conséquences, pour les habitants des zones concernées, se matérialisent sous la forme de conjonctivites, de cataractes ou encore de maladies du système immunitaire. Dans l’océan, l’impact le plus observé est la réduction de la photosynthèse et donc la disparition du plancton, le premier maillon des chaînes alimentaires aquatiques.


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