Jean-Baptiste Bernaz : Une année post-olympique difficile

Vendredi 3 mai 2013 à 18h29

Après une 10e place aux Jeux Olympiques de Londres, le lasériste Jean-Baptiste Bernaz vit une année post-olympique difficile, entre recherche d’emploi et de sponsor et entrainements.

Après une 10e place aux Jeux Olympiques de Londres, le lasériste Jean-Baptiste Bernaz vit une année post-olympique difficile, entre recherche d’emploi et de sponsor et entrainements.

Meilleur lasériste tricolore, Jean-Baptiste Bernaz vit pourtant une année post-olympique difficile. Après la ferveur des Jeux de Londres, le natif de Sainte-Maxime tombé dans la voile dès l’âge de sept ans s’est exilé quelques mois à Rio de Janeiro, où sa copine étudie. « Je me suis remis à naviguer en novembre. J’ai testé plusieurs supports et plusieurs sports, dont l’aviron et le yoga. J’en ai profité pour faire plein de choses que je n’avais pas eu le temps de faire avant », nous confie-t-il. Mais début avril, le couperet tombe : les conditions d’accès à l’Equipe de France sont modifiées, Jean-Baptiste ne fait plus partie de l’Equipe de France A malgré sa 5e place à la Sailing World Cup de Hyères vu qu’il n’a pas réussi à se classer dans les dix au dernier Championnat du Monde. « La règle en changé en cours de jeu. J’était en Equipe de France jusqu’à présent, mais depuis avril, je me retrouve en Equipe de France B », déplore-t-il. Aujourd’hui, pour intégrer l’Equipe de France pour un an, il faut se classer dans les huit meilleurs de sa catégorie à un Championnat du Monde. Un podium aux Jeux garanti une place pour deux ans. Il lui faudra attendre le Championnat du Monde de Laser, qui se disputera à Oman en novembre prochain, pour qu’il puisse réintégrer l’Equipe de France, si son classement lui en accorde le droit. Pour s’entraîner, la FFVoile met à disposition un entraîneur, à La Rochelle. Pas toujours simple pour le sudiste de s’y rendre. « On arrive à caler des sessions d’entraînements. Le reste du temps, je m’entraîne tout seul ou je paie un autre entraineur quand j’en ai les moyens ».

 

Une année difficile sur le plan financier


Cette sortie provisoire de l’Equipe de France n’est pas sans incidence sur le plan financier pour Jean-Baptiste Bernaz. « La FFVoile m’alloue un budget de 10.000€ par an et prends en charge mes déplacements sur les compétitions. Mais ça ne suffit pas pour vivre. En plus, j’ai perdu mon emploi dans l’entreprise de mon père en janvier dernier ». Aujourd’hui, malgré sa position de numéro 1 français sur son support, Jean-Baptiste Bernaz cherche un emploi et un sponsor pour pouvoir continuer à s’entraîner dans de bonnes conditions. Titulaire d’un BTS « force de vente », il espère trouver un contrat d’insertion professionnelle qui lui permette de s’entraîner en parallèle. « La FFVoile nous aide à trouver des emplois aménagés pour que l’on puisse s’entraîner. Sinon, on peut aussi entrer aux Douanes ou dans l’Armée. J’ai postulé pour un emploi dans l’Armée mais ça n’a pas marché », poursuit-il. L’idéal pour lui serait de trouver un sponsor qui l’emploie en parallèle et qui le forme dans une optique de reconversion professionnelle. « J’ai la chance d’avoir un club qui m’aide beaucoup et qui fait des démarches pour m’aider. Ce n’est pas simple de chercher en même temps du travail et un partenaire. Je cherche 20-25.000€ mais si je veux être complètement autonome, il me faudrait 50.000€ ». D’ici là, Jean-Baptiste Bernaz continue de naviguer et de s’entraîner. Il s’apprête à partir sur de nouvelles compétitions, sur le Lac de Garde, en Italie, puis aux Pays-Bas. Cet été, après les Jeux Méditerranées, c’est en M34 qu’on le retrouvera, à la barre de Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) sur plusieurs étapes du Tour de France à la Voile avant d’autres compétitions en Europe la SOF de La Rochelle. Et le Championnat du Monde de Laser, où il espère bien décrocher sa place en Equipe de France, afin de se donner le plus de chances de possible pour son objectif ultime : décrocher l’or à Rio et apporter à la France son premier titre sur ce support.

L'équipe
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Norbert Conchin
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Passionné depuis son enfance par toutes les formes de glisse et par la mer, Thomas a longtemps vécu dans le nord de la Floride aux Etats-Unis. Une expérience qui lui a permis de découvrir l'univers du bateau à moteur et du catamaran à travers plusieurs essais et croisières notamment dans les Caraïbes. Il contribue régulièrement à la rédaction de Figaro Nautisme.