Radeau de survie : bien s'équiper selon son type de navigation

Mercredi 29 mai 2013 à 6h01

Le radeau de survie est souvent un sujet polémique pour les plaisanciers. Ces embarcations ont la réputation d’être assez onéreuses à l’achat, tout en ayant une durée de vie trop courte, les particuliers évoquent aussi le problème des révisions qui ne semblent pas toujours justifiées. Figaro Nautisme revient sur cet élément indispensable pour la sécurité.

Le radeau de survie est souvent un sujet polémique pour les plaisanciers. Ces embarcations ont la réputation d’être assez onéreuses à l’achat, tout en ayant une durée de vie trop courte, les particuliers évoquent aussi le problème des révisions qui ne semblent pas toujours justifiées. Figaro Nautisme revient sur cet élément indispensable pour la sécurité.

Une nouvelle réglementation
Dans la nouvelle réglementation qui ne comporte que trois catégories de navigation : basique (moins de 2 milles d’un abri), côtière (de 2 à 6 milles d’un abri) et hauturière (plus de 6 milles d’un abri), le radeau n’est imposé que pour la navigation hauturière. Dans l’ancienne réglementation, il y avait deux catégories de radeau suivant la distance relative à un abri, le côtier dit allégé et le hauturier. Ces notions ont disparu mais la fabrication existe toujours avec une nuance qui a son importance, rien ne vous empêche d’embarquer un radeau dit côtier pour une navigation hauturière. Il en va de la responsabilité du propriétaire du bateau. Respecter la loi c’est une chose, jouer la sécurité en est une autre.


Le type de radeau
Le radeau côtier, bien que vous puissiez l’embarquer en toute légalité pour une navigation hauturière, est conçu pour voyager dans des conditions de navigation modérée. Avec quelques nuances suivant les constructeurs, le gonflement est assuré au-dessus de 0°C, l'embarcation possède un simple fond et une toile de tente à déployer manuellement. L’équipement est réduit (pas de matériel personnel de survie) ce qui permet d’obtenir un poids relativement léger qui va de 27 kg pour un 4 personnes à 34 kg pour un 8 personnes. Le radeau hauturier est conçu pour une navigation extrême. Sans parler de confort, il permet de survivre dans des conditions correctes. Le gonflement est assuré jusqu’à -15°C, il possède un double fond isolant et une tente avec arceau gonflable automatiquement. Bien souvent, les constructeurs proposent deux types d’armement : un complet (eau et vivres) pour une attente estimée à plus de 24 heures et un allégé pour moins de 24 heures.


Que choisir ?
Pour une navigation à plus de 6 milles d’un abri tout en restant dans une zone permettant de s’abriter rapidement, on peut se contenter d’un modèle côtier. Mais il faut être conscient que sur ce modèle il n’y a pas de matériel de survie (eau, ration alimentaire, etc.). Pour une navigation au large, le modèle hauturier est recommandé. Quant à l’armement de survie, on peut se contenter d’un simple et le compléter avec un sac étanche que l’on peut équiper soi-même (médicaments, vivres, balise, etc.). Reste le conditionnement : sac ou container ? Si le radeau est rangé dans un coffre accessible, on peut prendre un sac. S’il est sur le pont ou sur le tableau arrière, exposé aux intempéries, le container est plus résistant.
 

L'équipe
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.