Jeter l’ancre avec les guindeaux

Dimanche 16 juin 2013 à 7h28

A l’approche de l’été et des balades en mer, Figaro Nautisme fait un point sur un équipement indispensable pour les plaisanciers qui apprécient le mouillage forain : le guindeau.

A l’approche de l’été et des balades en mer, Figaro Nautisme fait un point sur un équipement indispensable pour les plaisanciers qui apprécient le mouillage forain : le guindeau.

Les constructeurs de bateau ont tendance à considérer que le guindeau est justifié à partir d’une certaine taille, généralement au-dessus de 8 m voire de 10 m. Cependant, il est mieux de s’équiper à partir du moment où l’on est amené à mouiller souvent. Ce n’est pas parce que l’on possède un bateau de 6 m que l’on doit remonter le mouillage à la main.

 

Manuel ou électrique
Sur un bateau équipé d’un moteur hors-bord, pas d’alternative, il faut s’orienter vers un modèle manuel. La force de levage d’un tel modèle est d’environ 200 à 300 kg, bien supérieure à celle d’un équipier. Son point faible reste la vitesse de remontée qui est lente. Pour remonter un mouillage de 40 m, il faut en moyenne 6 à 8 minutes. Par beau temps dans un mouillage tranquille, c’est acceptable, mais lorsqu’il y a du vent, on a vite fait de dériver. En pratique, il est principalement utilisé pour décrocher l’ancre du fond. Ensuite, l’effort étant réduit, il est préférable de remonter à la main.
 

L’électrique : confort et sécurité
A partir du moment où l’on dispose d’un moteur in-bord, pas d’hésitation, il faut s’orienter vers un modèle électrique. C’est un gros consommateur mais, lorsque l’on mouille, le moteur de propulsion est en route, son alternateur compense le courant nécessaire au guindeau. Quant à la vitesse de remontée, elle est comprise entre 12 et 15 m par minute.
 

Le modèle : vertical ou horizontal
Sur le marché, on trouve deux familles : les horizontaux et les verticaux avec des variantes sur la présence ou non d’une poupée en plus du barbotin. Sur un vertical si la poupée est présente, elle est au-dessus du barbotin. Sur un horizontal, elle peut-être du même côté que le barbotin ou du côté opposé. Bien souvent sur les bateaux neufs, lorsqu’il est présent ou en option, le modèle retenu est un vertical. Si le choix vous est offert, l’horizontal, sans doute moins esthétique, est techniquement préférable. Sur un vertical, le barbotin est sur le pont et le moteur d’entraînement sous le pont. Pour un fonctionnement optimal, la chaîne doit faire le tour du barbotin et tomber par gravité dans la baille à mouillage, ce qui peut parfois provoquer le blocage de la chaîne. Si vous devez installer un guindeau, l’horizontal est mieux adapté. Il se pose sur le pont ou dans la baille à mouillage suivant la configuration, et la chaîne tombe dans cette dernière. Pour la commande, quel que soit le modèle elle peut se faire par contacteur à pied, raquette ou télécommande. Cette dernière offre l’avantage de pouvoir se déplacer sur le pont sans contrainte.
 

Cinq conseils
1. La batterie doit avoir une capacité minimum de 55 Ah pour un modèle de 700 watts, 75 Ah pour un 1000 watts.
2. On doit toujours avoir à bord un fusible de rechange.
3. Le câblage doit être réalisé avec du câble de 35 à 75 mm² suivant la puissance.
4. Il faut toujours utiliser de la chaîne calibrée correspondant au barbotin.
5. Pour remonter, venir à la pic du mouillage et vérifier que la chaîne tombe bien dans la baille.

 

L'équipe
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Norbert Conchin
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Eric Mas
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.