Les orages jouent les indomptables

Par Eric Mas
Mercredi 19 juin 2013 à 10h20

Tout le monde le sait, il y a des jours où la prévision est excellente, d’autres où les résultats sont décevants. Il ne faut pas croire que c’est parce qu’un jour le prévisionniste est capable, sérieux et motivé alors qu’une autre fois on aura affaire e à un prévisionniste incompétent, fatigué ou fumiste. Non, il faut bien comprendre qu’il y a des situations faciles à prévoir, d’autres beaucoup plus difficiles.

Tout le monde le sait, il y a des jours où la prévision est excellente, d’autres où les résultats sont décevants. Il ne faut pas croire que c’est parce qu’un jour le prévisionniste est capable, sérieux et motivé alors qu’une autre fois on aura affaire e à un prévisionniste incompétent, fatigué ou fumiste. Non, il faut bien comprendre qu’il y a des situations faciles à prévoir, d’autres beaucoup plus difficiles.

S'il est facile d’annoncer le beau temps lié à un anticyclone solide qui arrive dans quatre ou cinq jours, il est toujours difficile de préciser le comportement d’une dépression orageuse, chaotique par nature, même si elle arrive dans quelques heures.
Les phénomènes liés à l’humidité sont en général difficiles à prévoir. La formation et la dissipation du brouillard se joue à quelques pourcentage d’humidité et à quelques dixièmes de degrés de températures. Les orages sont difficiles à cerner aussi. On sait parfaitement prévoir que les conditions seront propices au développement de forts cumulonimbus, aux orages donc, mais on manque de précision pour déterminer le lieu exact du phénomène. Contrairement aux idées reçues, l’orage de montagne est plutôt plus facile à comprendre, donc à annoncer, qu’un orage de plaine ou de mer. En montagne, les soulèvements forcés des masses d’air propulsées sur les reliefs ont des conséquences calculables. En plaine, le soulèvement de la masse d’air humide qui donne naissance à l’orage dépend de la chaleur du sol donc de sa couleur et de sa texture. En mer, c’est encore plus difficile. L’ascension d’une masse d’air répond plus à un phénomène d’aspiration par le haut dû aux températures froides et au cisaillement du vent en altitude. En effet, le fait que sa direction et que sa force varient au fur et à mesure que l’on s’élève favorise le tirage de la cheminée. L’orage maritime est donc annoncé dans toute une zone circonscrite dans le centre d’une dépression qui porte en elle les caractéristiques favorables au développement orageux. Mais l’orage n’explosera pas partout, certains navigateurs pourront dire que la prévision s’est vérifiée, d’autres pas.