Les orages jouent les indomptables

Mercredi 19 juin 2013 à 10h20

Tout le monde le sait, il y a des jours où la prévision est excellente, d’autres où les résultats sont décevants. Il ne faut pas croire que c’est parce qu’un jour le prévisionniste est capable, sérieux et motivé alors qu’une autre fois on aura affaire e à un prévisionniste incompétent, fatigué ou fumiste. Non, il faut bien comprendre qu’il y a des situations faciles à prévoir, d’autres beaucoup plus difficiles.

Tout le monde le sait, il y a des jours où la prévision est excellente, d’autres où les résultats sont décevants. Il ne faut pas croire que c’est parce qu’un jour le prévisionniste est capable, sérieux et motivé alors qu’une autre fois on aura affaire e à un prévisionniste incompétent, fatigué ou fumiste. Non, il faut bien comprendre qu’il y a des situations faciles à prévoir, d’autres beaucoup plus difficiles.

S'il est facile d’annoncer le beau temps lié à un anticyclone solide qui arrive dans quatre ou cinq jours, il est toujours difficile de préciser le comportement d’une dépression orageuse, chaotique par nature, même si elle arrive dans quelques heures.
Les phénomènes liés à l’humidité sont en général difficiles à prévoir. La formation et la dissipation du brouillard se joue à quelques pourcentage d’humidité et à quelques dixièmes de degrés de températures. Les orages sont difficiles à cerner aussi. On sait parfaitement prévoir que les conditions seront propices au développement de forts cumulonimbus, aux orages donc, mais on manque de précision pour déterminer le lieu exact du phénomène. Contrairement aux idées reçues, l’orage de montagne est plutôt plus facile à comprendre, donc à annoncer, qu’un orage de plaine ou de mer. En montagne, les soulèvements forcés des masses d’air propulsées sur les reliefs ont des conséquences calculables. En plaine, le soulèvement de la masse d’air humide qui donne naissance à l’orage dépend de la chaleur du sol donc de sa couleur et de sa texture. En mer, c’est encore plus difficile. L’ascension d’une masse d’air répond plus à un phénomène d’aspiration par le haut dû aux températures froides et au cisaillement du vent en altitude. En effet, le fait que sa direction et que sa force varient au fur et à mesure que l’on s’élève favorise le tirage de la cheminée. L’orage maritime est donc annoncé dans toute une zone circonscrite dans le centre d’une dépression qui porte en elle les caractéristiques favorables au développement orageux. Mais l’orage n’explosera pas partout, certains navigateurs pourront dire que la prévision s’est vérifiée, d’autres pas.

L'équipe
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.