La surveillance et le sauvetage au coeur de la mission du CROSS

Lundi 24 juin 2013 à 16h05

 Brestois d’origine, le Premier Maître (PM) Pascal Le Roy est chef de quart au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Griz-Nez. Portrait. 

 Brestois d’origine, le Premier Maître (PM) Pascal Le Roy est chef de quart au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Griz-Nez. Portrait. 

Né à Brest de parents militaires, c’est tout naturellement que Pascal Le Roy s’est engagé dans la Marine. « Je suis né à Brest, qui est l’un des deux grands ports militaires français. Mes deux parents étaient tous les deux militaires, dans la Marine. Je baigne là dedans depuis toujours, nous explique-t-il. Après un BEP CAP d’électrotechnique, j’ai fait mes classes à Carquevilles, à Cherbourg, et me suis engagé dans la Marine dans la détection anti sous-marine (DEASM). J’ai passé ensuite un brevet élémentaire à Saint-Mandrier en 1996 et me suis retrouvé affecté sur un chasseur de mines à Brest jusqu’en 1998 ». Pascal Le Roy passe ensuite un brevet d’aptitude technique et devient guetteur de la flotte. Affecté dans un premier temps au sémaphore de la Hève sur la commune de Sainte-Adresse, il y fait ses armes avant de partir au sémaphore de Dieppe, puis de passer le brevet supérieur de guetteur de la flotte à Lanvéoc, à côté de Brest. « A l’issue de ça, je me suis devenu adjoint au chef de poste de Villerville, au sémaphore situé sur la commune de Deauville-Trouville avant d’arriver au CROSS début 2009, toujours en tant que guetteur », poursuit-il. Aujourd’hui, Pascal Le Roy est chef de quart opérations et navigation au CROSS de Griz-Nez. Il joue également le rôle d’adjoint au chef de service du CROSS.

 

Prévention et respect de la réglementation internationale


Deuxième dispositif de séparation du trafic (DST) le plus fréquenté au monde, le DST du Pas-de-Calais, qui fait 120 milles de long, est le premier en termes de cargaisons transportées. Le rôle du chef de quart navigation est notamment de s’occuper de la régulation du trafic maritime dans son secteur de compétence. « Avant la création du DST, il n’y avait pas de réglementation particulière. Tout le monde naviguait un peu comme il voulait. Il y avait donc beaucoup d’accidents, souligne le Premier Maître Pascal Le Roy. La DST régule le trafic, avec notamment la création d’une voie montante et d’une voie descendante. On fait un gros travail de prévention pour éviter les collisions ou qu’un navire ne parte à la côte. On attire également l’attention sur les points tournants (endroits dans la voie où les navires devront changer de cap) car si plusieurs bateaux tournent en même temps, il faut qu’il y en ait un qui manœuvre avant les autres. En tout, il y a sept points tournants qui suivent le relief sous-marin pour qu’il y ait suffisamment d’eau pour que les navires passent ». Chaque jour, 150 bateaux empruntent le DST dans chaque sens, sans compter les ferrys qui le traversent, les bateaux de pêche et les plaisanciers. Pour éviter tout problème majeur, un échange d’informations constant a été mis en place au niveau européen. A titre d’exemple, si un bateau a eu un problème dans le DST, son port de destination est informé du problème au cas où il veuille effectuer un contrôle. En cas de risque de collision entre deux bateaux, le chef de quart navigation contacte en premier le bateau qui ne respecte pas la réglementation maritime, et notamment la priorité à tribord. Il peut arriver qu’un procès verbal soit dressé. L’an dernier, le CROSS Griz-Nez a dressé une quarantaine de PV pour des causes diverses.

La Solitaire du Figaro ne passe que sur la partie basse de la zone couverte par le CROSS Griz-Nez. « On les verra sur nos écrans mais ils n’emprunteront pas la DST. « S’il y a une forte concentration autour des bateaux de course, rien ne nous empêche de faire la police. D’ailleurs, tout ce qui considéré comme danger aux navigateurs est repris par un bulletin que l’on émet toutes les heures par VHF. De manière générale, tout ce qui peut poser problème à la bonne marche du navire est traité par le CROSS compétent dans le secteur. Il est en outre important qu’en cas d’avarie, on soit à même de savoir ce qui se passe à bord, pour savoir combien de temps on aura le bateau en avarie dans notre secteur et de savoir s’il est à même de réparer tout seul afin d’éviter un accident. On peut constituer une équipe d’évaluation et d’intervention avec la Préfecture Maritime pour constater par nous même l’ampleur du problème à bord. Au cas où le navire ne puisse pas réparer, le Préfet maritime peut mettre l’armateur en demeure d’aller réparer dans le port le plus proche ».

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Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.