Pas de panique à bord avec les feux de détresse

Mercredi 26 juin 2013 à 11h51

Les feux de détresse sont l’un des moyens pour être repéré en mer en cas d’avarie. Figaro Nautisme revient sur l’utilisation de cet équipement indispensable à bord.

Les feux de détresse sont l’un des moyens pour être repéré en mer en cas d’avarie. Figaro Nautisme revient sur l’utilisation de cet équipement indispensable à bord.

Les différents moyens
Il existe trois types de feux réglementaires : les feux rouges à main, les fumigènes flottants et les fusées parachutes. Suivant votre catégorie de navigation, la réglementation est différente. A moins de 2 milles d’un abri rien n’est imposé. En côtier à moins de 6 milles d’un abri, il faut 3 feux à main et en navigation hauturière, au-delà de 6 milles, on doit avoir en plus 3 fusées parachutes et 2 fumigènes. A noter que si vous disposez d’une VHF ASN vous êtes dispensé de fusées parachutes et de fumigènes. Néanmoins, il est conseillé d'être bien équipé à bord pour pouvoir être visible en cas de problème.
 


Du bon usage  du matériel obligatoire

 

- Fusées parachutes


Elles sont visibles de jour comme de nuit et peuvent atteindre dans de bonnes conditions (projetées verticalement sans vent) une hauteur de 300 mètres et être visibles à 25 milles pendant 40 secondes.
Bien les utiliser :
Se placer sous le vent, tenir fermement le corps de la fusée la flèche vers le haut, incliner le tube d’une dizaine de degrés et actionner le dispositif de déclenchement. Si un bateau est en vue, il faut diriger le tir vers son avant, si vous êtes à moins de 15 milles de la côte tirer en direction de celle-ci.
Ce qu’il faut éviter :
Se placer au vent, car dans ce cas la fusée risque d’être rabattue sur le bateau. De la même façon, il faut mieux ne pas tirer la fusée si le vent est supérieur à 25 nœuds, par temps de brouillard, si les nuages sont bas ou encore si les côtes sont loin (plus de 15 milles).


- Feux rouges à main


Le feu rouge à main est surtout visible de nuit (portée moyenne 5 milles) ; de jour sa portée est limitée, quant à sa durée d'illumination, elle n’est que de 60 secondes.
Bien les utiliser :
Il faut toujours se munir d’un gant. Tenir le feu au-dessus de l’eau sous le vent, à la fin de la combustion le laisser tomber à l’eau ou dans un seau rempli d’eau. Comme pour les fusées, il faut en tirer deux dans un espace de temps rapproché dès que l'on voit le bateau de sauvetage.
Ce qu’il faut éviter :
De le regarder au risque d’être ébloui et de le tirer au vent.


- Fumigènes à main orange


Ils ont le même usage que les feux rouges à main mais avec une utilisation différente.
Bien les utiliser :
Il faut les lancer à l’eau sous le vent et les attacher au bateau avec un petit fil, par exemple, un fil de pêche.
Ce qu’il faut éviter :
Les tirer de nuit ou lorsque le vent est supérieur à force 3. A la mise à feu, une fumée noire s’échappe avant la fumée orange. Il faut attendre quelques secondes avant de le jeter à l’eau. La durée de signalement est de l’ordre de 60 secondes


Cinq conseils utiles


1. Bien connaître l’utilisation des moyens de signalisation.
2. Ranger le matériel dans un endroit sec.
3. Vérifier les dates de péremption.
4. Ne pas utiliser des produits périmés, ils peuvent être dangereux.
5. Tout l’équipage doit savoir où ils sont rangés.

 

Que faire du matériel en fin de vie ?

 

Depuis le premier janvier 2013, la réglementation impose aux accastilleurs de prendre en compte, la destruction, dès l’achat de pyrotechnie neuve (feux fusées, fumigènes). Les prix indiqués dans les magasins comprennent donc le prix du neuf majoré du coût de la destruction des périmés. C’est le même principe que l’éco-contribution pour le matériel informatique. Vous pouvez donc rapporter les produits périmés lors de l'achat de produits neufs.
 

L'équipe
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Norbert Conchin
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Sophie est la dernière recrue de l'équipe de rédaction. Passionnée de loisirs nautiques et de voyages au bout du monde, Sophie est curieuse et dynamique, à l'affut des derniers évènements, bons plans, infos, bonnes adresses, mais ce n'est pas tout ! Douée pour le montage vidéo, elle est derrière la plupart de nos sujets multimédia et elle assure également l'animation des réseaux sociaux de Figaro Nautisme.
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Passionné depuis son enfance par toutes les formes de glisse et par la mer, Thomas a longtemps vécu dans le nord de la Floride aux Etats-Unis. Une expérience qui lui a permis de découvrir l'univers du bateau à moteur et du catamaran à travers plusieurs essais et croisières notamment dans les Caraïbes. Il contribue régulièrement à la rédaction de Figaro Nautisme.