Un filet high-tech contre les requins

Lundi 17 novembre 2014 à 9h44

Non loin de la plus célèbre colonie de manchots d'Afrique, une version high-tech du filet antirequins truffé d'électronique a commencé à être posée près du Cap pour un test aux résultats très attendus partout où les dents de la mer menacent le tourisme.

Présenté comme une petite révolution par ses promoteurs, une filiale du fabricant d'armement sud-africain Armscor, cette herse prend la forme d'un filin fixé sur le fond marin et hérissé d'antennes semi-rigides pulsant des ondes à basse fréquence.

La technologie s'inspire des appareils de répulsion des requins appelés aussi POD (protective oceanic device) portés à la cheville par les plongeurs ou les surfeurs, inventés en Afrique du Sud et commercialisés par des Australiens. Utilisant des propriétés bien connues du museau des requins, dans lequel se logent de fins récepteurs leur permettant de deviner un battement cardiaque même dans les eaux les plus troubles, le champ électromagnétique les fait fuir.

En revanche pour les êtres humains, le contact avec une électrode du filet n'occasionnera qu'un simple picotement sans danger.

"Si c'est un succès, cela nous donnera les bases pour développer un système de barrière pouvant protéger les baigneurs sans tuer ni blesser les requins, ou tout autre animal marin", souligne le Kwazulu-Natal Sharks Board, l'organisme public sud-africain chargé de la protection des plages de Durban (est), l'autre grande métropole balnéaire sud-africaine sur l'océan Indien.

 

La plage de Glencairn choisie pour l'expérience est prisée des baigneurs parce que l'eau y est (un peu) moins froide que de l'autre côté de la péninsule du Cap. Mais elle a surtout été sélectionnée pour la clarté de ses eaux qui permettra de filmer avec des caméras les mouvements des requins, et de vérifier -également depuis la plage avec des jumelles- que le filet les oblige à se détourner de leurs parcours habituels.

Le scénario ne devrait pas manquer d'action. En 25 jours d'observation, pas moins 53 squales ont été aperçus au large de cette plage.

"C'est vraiment une bonne idée", salue Alison Kock, une biologiste et chercheuse de l'équipe de surveillance anti-requins du Cap. "Cette technologie est vraiment spécifique car elle cible un sens dont seuls les requins et les raies sont dotés. Les mammifères, tels les dauphins ou les baleines, en sont dépourvus et ne seront pas affectés".

Même enthousiasme et même soutien au WWF Afrique du Sud qui salue une initiative plus que bienvenue à un moment où "les requins blancs posent un problème croissant en Afrique du Sud", selon John Duncan, avec treize morts par morsure en dix ans.

Face à l'inquiétude du monde du tourisme, en Afrique du Sud et ailleurs comme à La Réunion, plusieurs entreprises se sont lancées dans la course pour trouver LA solution anti-requins.

"Mais il y a peu d'études en milieu réel, pas de test ou pas de test sur les espèces cibles -chez nous, le requin bouledogue ou tigre", différent des requins blancs évoluant au large des côtes sud-africaines, explique Antonin Blaison, chercheur à l'Institut de recherche en développement (IRD). "Les répulsifs peuvent marcher pour une espèce, pas pour d'autre, et ensuite on a encore un problème qui est le phénomène d'accoutumance des requins qui s'adaptent aux signaux perçus".

 

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Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Geoffroy Langlade
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Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
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Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Sophie Savant Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.