Le surf voudrait prendre la vague des JO 2020

Lundi 27 avril 2015 à 12h36

Persuadé qu'il est le sport idéal pour donner un coup de jeune aux jeux Olympiques d'été, le surf se démène pour intégrer le programme des JO, dès Tokyo-2020, et tant pis si ce serait sur des vagues artificielles.

Persuadé qu'il est le sport idéal pour donner un coup de jeune aux jeux Olympiques d'été, le surf se démène pour intégrer le programme des JO, dès Tokyo-2020, et tant pis si ce serait sur des vagues artificielles.

A l'instar du snowboard ou du skicross venus dépoussiérer l'image des JO d'hiver, le surf se voit un avenir olympique. Quitte à détoner dans le milieu plutôt compassé de l'olympisme, comme son représentant Fernando Aguerre. Ni blazer ni cravate pour l'Argentin, mais une simple veste rehaussée d'un neud papillon aux couleurs osées, rose ou mauve!

Le président de la Fédération internationale de surf (ISA) n'est pas passé inaperçu cette semaine dans les allées de SportAccord, une convention organisée à Sotchi en Russie, où les grandes fédérations ont travaillé à dessiner le sport de demain.

"Nous sommes convaincus que le surf apportera de la valeur ajoutée au mouvement olympique. C'est un sport populaire auprès des enfants et des ados", a argumenté M. Aguerre.


Vague artificielle

Concrètement, l'ISA, qui gère aussi le "stand up paddle" (SUP), propose d'organiser à Tokyo deux épreuves de surf et deux de SUP, hommes et femmes. Le tout sur un plan d'eau artificiel, comme il en existe déjà un au Pays basque espagnol.

"Un autre est en construction au Pays de Galles", plaide M. Aguerre, qui souligne que "pour un investissement de 7 à 9 millions de dollars, le bassin offre une vague régulière de 2 m de haut sur un front de 180 m, toutes les minutes". Grâce à cette technologie que des ingénieurs espagnols ont mis dix ans à développer, "le surf peut donc désormais se pratiquer n'importe où dans le monde!", argumente-t-il.

Le surf, qui a raté le coche des JO de Rio, où en 2016 le rugby à 7 et le golf s'ajouteront au programme, devra convaincre à la fois le CIO et le comité d'organisation de Tokyo.

"Honnêtement, le surf a peu de chances", estime un expert olympique : "Même si le sport est populaire au Japon, le baseball et le softball sont favoris. Mais comme le CIO a besoin de se renouveler, le surf a un bel avenir".

 

L'équipe
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Guillaume Fourrier
Guillaume Fourrier
Guillaume Fourrier est un vrai passionné de la mer. Il pratique la pêche en mer depuis l'âge de 13 ans et a aujourd'hui à son actif près de 20 records de France, d'Europe et du Monde pour la prise de gros spécimens. Originaire de Boulogne-sur-Mer, il a sillonné les eaux de la façade Atlantique mais également celles de la Méditerranée. Il a également trempé ses lignes sur des contrées exotiques comme la Nouvelle-Calédonie, où il séjourna plusieurs mois à la recherche de gros poissons du lagon. Il pêche aujourd'hui en Normandie, son nouveau port d'attache.