Surfer le mascaret du canal de Carentan...

Mercredi 4 avril 2018 à 16h08

Le mascaret est, scientifiquement, un ressaut de marée. Pour un surfer comme Antony Colas, c'est une longue vague qui déferle pendant des dizaines de kilomètres... Un spectacle naturel exceptionnel, que l'on peut observer un peu partout en France. Direction la Baie des Veys dans la Manche et le canal de Carentan.

La Baie des Veys est un large estuaire où se jettent quatre fleuves qui irriguent les marais du Bessin et du Cotentin : la Douve et la Taute près de Carentan, la Vire et l'Aure à Isigny-sur-mer. ©Antony Colas
Le mascaret est, scientifiquement, un ressaut de marée. Pour un surfer comme Antony Colas, c'est une longue vague qui déferle pendant des dizaines de kilomètres... Un spectacle naturel exceptionnel, que l'on peut observer un peu partout en France. Direction la Baie des Veys dans la Manche et le canal de Carentan.

En Manche Est, coincée entre les plages du Débarquement d’Utah et Omaha Beach, la Baie des Veys est un large estuaire où se jettent quatre fleuves qui irriguent les marais du Bessin et du Cotentin : la Douve et la Taute près de Carentan, la Vire et l'Aure à Isigny-sur-mer. Pour des coefficients de marée supérieurs à 100, toutes subissent un mascaret furtif et discret sachant que celui du Canal de Carentan déferle quand même pendant quatre kilomètres, soit vingt minutes de déferlement, soit une vitesse moyenne de douze km/h.

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Le canal de Carentan, dans la Baie des Veys, voit déferler un mascaret furtif et discret, mais qui s'étend tout de même sur quatre kilomètres, à une vitesse de douze km/h.© Antony Colas

Démarré sous Napoléon, le canal de Carentan, long de six kilomètres, sur 100 de large et 80 centimètres de profondeur aux marées les plus basses agit comme un condensateur de marée, qui produit un mini-mascaret sur près de quatre kilomètres, avec une jolie nappe de marée, qui ondule gentiment devant le Port de Brévands, l’accès le plus évident et le point de vue le plus avantageux.

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Le mini-mascaret est accompagné d'une jolie nappe de marée. Pour l'observer, le meilleur endroit est le Port de Brévands.© Antony Colas

Dix minutes plus tard, il vient mourir en pleine eau avant de claquer violemment contre les portes de l’écluse du Haut-Dick à Carentan. De là, le flot se divise entre la Taute et la Douve, un micro-train de vagues se formant jusqu’aux Portes à flots de la Barquette, deux kilomètres plus loin sur la Douve et 700 mètres plus loin sur la Taute avec le barrage de la N13. Là, le flot ferme mécaniquement les portes pour empêcher le flot salé d’envahir les zones cultivées. La bonne idée ? Le voir au Port de Brévants et le rattraper à l’écluse pour une deuxième vision ! En général, il se déroule le soir et le matin, deux heures avant la marée haute.

Caractéristiques de la zone

Marnage Vives-eaux : 7 m (Carentan)

Longueur de la rivière : 40  km (Taute), 79 km (Douve)

Débit moyen : 3.5 m3 /sec (Taute), 9.5 m3 /sec (Douve)

Bassin versant : 1034  km 2 (Taute), 1468 km (Douve)

Latitude : 49° N

Longueur de l’estuaire (Baie) : 5 km

Ouverture de l’estuaire (Baie) : 6 km

Longueur du mascaret : 4 km

Heures de passage grands marnages : 07h – 09h et 19h – 21h (Carentan - 1h en hiver)

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En général, le mascaret se déroule le soir et le matin, deux heures avant la marée haute.© Antony Colas

Pour tout savoir sur les horaires des marées et les informations météo du port de Carentan, c'est par ici.

L'équipe
Eric Mas
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
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Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.