Panerai Transat Classique 2019 : cap sur Saint Kitts !

Mardi 15 janvier 2019 à 15h28

Le 8 janvier dernier à 14h, les yachts de la Panerai Transat Classique 2019 se sont élancés à l'assaut de l'Atlantique, direction Lanzarote puis Saint Kitts. Au programme : 2 800 milles de course ! Retour sur cette première semaine en Atlantique.

©© James Mitchell
Le 8 janvier dernier à 14h, les yachts de la Panerai Transat Classique 2019 se sont élancés à l'assaut de l'Atlantique, direction Lanzarote puis Saint Kitts. Au programme : 2 800 milles de course ! Retour sur cette première semaine en Atlantique.

Au coup de canon, un premier classement se dessine, qui ne cessera d'être chamboulé les jours suivants. Stiren prenait alors l’avantage sur Coch y Bondhu avant la bouée au vent et envoyait le spi en enroulant cette dernière marque de parcours avant Saint Kitts. Hilaria poussait aussi le bateau italien à la faute, celui-ci laissant Bryell II et Glen Maël le passer à l’intérieur. Le ballet de l’envoi des spis permettait aux équipages de faire preuve de leur motivation et de leur efficacité. Peu à peu les équipages prenaient le cap à l’Ouest, sans qu’il soit possible de déterminer le choix des différents concurrents.

300 milles en deux jours

Au deuxième jour de course, les concurrents continuaient leur progression soutenue avec déjà plus de 300 milles avalés pour les premiers. Pour les tenants de l’option Sud, la flotte s’est resserrée avec un trio très dynamique composé de Coch y Bondhu, Eilean, bien recalé à l’Ouest après son escapade africaine, et Stiren. Juste derrière, Bryell II, Glen Maël, les « petits » de la course, et Hilaria, qui a payé cher son option au Nord de Fuerteventura. Se détachant de ce groupe, Lys, bien revenu après son départ retardé, a tenté une variante en prenant un cap plus à l’Ouest. Avec plus de 320 milles de décalage en latéral, Xarifa, était toujours en tête ce 2e jour, au classement en temps compensé.

De son côté, Aramis, le Taillefer de Christian Welter, s’est détourné vers Las Palmas, sur Grande Canarie, afin de régler un problème de barre. Il lui aura fallu 29 heures pour remettre les choses en ordre et reprendre la mer direction Saint Kitts.

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La flotte se disperse...

Le reste de sa flotte a continué de se disperser et, du Nord au Sud, elle s’étale sur plus de 700 milles. Mais si l’on considère la distance au but au 4e jour de course, hormis Aramis, les concurrents se tiennent en à peine plus de 100 milles. Hilaria et Lys sont bien revenus dans la partie, mais il faut surtout relever la formidable ténacité de Glen Maël et Bryell II qui ne cèdent rien. Quant à Coch y Bondhu, l'équipage réalise un début de course parfait.

Phase de transition

Ils l’attendaient, l’espéraient, l’avaient prédit : les équipiers de Xarifa avaient misé gros en partant loin au Nord, supposant y trouver plus d’air. Les derniers relevés sur la cartographie le 13 janvier leur donnent raison avec des vitesses en instantané supérieures ou égales à 10 nœuds, plus proche du potentiel du bateau. Pour les Sudistes, Eilean, Bryell II, Coch y Bondhu, qui a un peu levé le pied, et Lys, leur option devrait aussi bientôt porter ses fruits. La situation est alors plus délicate à gérer pour les tenants de position intermédiaire, Stiren, Glen Maël et Hilaria qui se trouvent à ce moment-là dans une zone de transition avec des vents contraires.

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Chaque heure est capitale !

Aux dernières nouvelles hier, lundi 14 janvier, dans le Nord, les belles vitesses affichées par Xarifa n’auront, hélas, pas duré longtemps. Elle doit maintenant piquer franchement au Sud pour se recaler sur la route de Saint Kitts, mais en laissant une partie de la flotte se glisser devant elle.

Au milieu, la situation de Stiren, Glen Maël et Hilaria n’est pas non plus des plus favorables avec un peu de navigation au près. Pour les leaders, Glen Maël et Stiren, il faut négocier au mieux cette zone pour ne pas se laisser déborder par le Sud.

Quant à Bryell II et Coch y Bondhu – qui se sont croisés hier matin au milieu de l’océan ! – maintiennent la pression et naviguent avec précision.

Classement en temps compensé le 15 janvier à 12h :

1. Glen Maël, 2032,8 nm restants, vitesse moyenne 5,6 noeuds.

2. Coch y Bondhu, 2033,9 nm restants, vitesse moyenne 6,3 noeuds.

3. Stiren, 1992,3 nm restants, vitesse moyenne 5,9 noeuds.

4. Bryell II, 2067,1 nm restants, vitesse moyenne 5,9 noeuds.

5. Hilaria, 2015,2 nm restants, vitesse moyenne 5,8 noeuds.

6. Eilean, 1964,2 nm restants, vitesse moyenne 7,3 noeuds

7. Xarifa, 1996,2 nm restants, vitesse moyenne 6,7 noeuds.

8. Lys, 2087,9 nm restants, vitesse moyenne 5,9 noeuds.

9. Aramis, 2288,5 nm restants, vitesse moyenne 5 noeuds.

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Geoffroy Langlade
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Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Sophie Savant Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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Passionné depuis son enfance par toutes les formes de glisse et par la mer, Thomas a longtemps vécu dans le nord de la Floride aux Etats-Unis. Une expérience qui lui a permis de découvrir l'univers du bateau à moteur et du catamaran à travers plusieurs essais et croisières notamment dans les Caraïbes. Il contribue régulièrement à la rédaction de Figaro Nautisme.