Le Stand Up Paddle Yoga, une discipline en plein boom

Par Figaronautisme.com
Lundi 29 avril 2019 à 16h19

Alliant yoga et Stand Up Paddle, le Stand Up Paddle Yoga ou SUP Yoga, tout droit débarqué d’outre Atlantique, compte depuis peu de plus en plus d’adeptes dans l’Hexagone. Zoom sur une discipline montante.

Praticable sur tous types de plans d'eau, le SUP Yoga s'adresse à des pratiquants de tous âges et de tous niveaux, quelle que soit leur condition physique. ©sous licence creative commons
Alliant yoga et Stand Up Paddle, le Stand Up Paddle Yoga ou SUP Yoga, tout droit débarqué d’outre Atlantique, compte depuis peu de plus en plus d’adeptes dans l’Hexagone. Zoom sur une discipline montante.

À l’heure où la recherche du bien-être est dans toutes les bouches, le Stand Up Paddle Yoga, séduit de plus en plus dans l’Hexagone. « Le Stand Up Paddle Yoga est né en Amérique, quand des yogis se sont dit qu’il pourrait être intéressant de pratiquer le yoga sur une sorte de tapis flottant. La pratique s’est ensuite démocratisée grâce aux professeurs de fitness, explique la windsurfeuse Sarah Hébert, qui propose aujourd’hui des formations du SUP Fitness Yoga et de SUP Yoga en Bretagne. Je me suis intéressée au SUP Yoga il y a cinq ans, période à laquelle j’ai commencé à le pratiquer ». Séduite par cette discipline d’un nouveau genre, Sarah Hébert décide de monter une formation au Canada en 2014. L'année d'après, elle lançait sa première formation en France pour professeurs de SUP Yoga à Carnac.

Praticable sur tous types de plans d’eau, que ce soit sur la mer, les lacs, les rivières, les étangs, les marais ou encore les canaux, grâce à la grande flottabilité et relative stabilité de la planche, le SUP Yoga s’adresse à des pratiquants de tous âges et de tous niveaux, quelle que soit leur condition physique. « Le Stand Up Yoga s’adresse à tous ceux qui ont envie de découvrir quelque chose de nouveau et de se faire du bien, affirme Sarah Hébert. Il n’est pas nécessaire d’avoir de l’expérience, ni en Stand Up Paddle, ni en yoga. C’est plus difficile que le yoga classique, mais cela permet d’éviter les blessures, car on ne peut pas tricher sur une planche, ni tenter des postures supérieures à ses capacités. Si on dépasse ses limites, on tombe dans l’eau, mais sans risque de se blesser ».

Nautisme Article
Si à l'instar du yoga, le Stand Up Paddle Yoga aide à se concentrer sur sa respiration, il renforce également l'aspect gainage tout en faisant travailler les muscles profonds.© sous licence creative commons

Une discipline aux multiples vertus

Si le Stand UP Paddle Yoga séduit autant, c’est parce que ses bienfaits sont multiples. « On le pratique sous le soleil, ce qui permet à l’organisme de fabriquer de la vitamine D, qui participe notamment à la réduction du syndrome dépressif, explique Sarah Hébert. Et puis on est à l’extérieur au contact des cinq éléments que sont l’eau, l’air, le vent, la terre qui est sous nos planches et qui nous attire en son centre et du feu, incarné par le soleil qui nous dynamise, ce qui favorise la sensation de bien-être ». Si à l’instar du yoga, le Stand Up Paddle Yoga aide à se concentrer sur sa respiration, il renforce également l’aspect gainage tout en faisant travailler les muscles profonds. « La concentration nécessaire pour rester en équilibre sur sa planche oblige à faire le vide complet dans sa tête, avant de lâcher prise une fois que l’on a trouvé son équilibre, poursuit-elle. Les étirements et le gainage nécessaire pour garder l’équilibre sont autant de bienfaits physiques que les éléments qui nous entourent qui nous donnent de l’énergie. La discipline a également un effet positif d’un point de vue psychique car elle permet de vivre complètement l’instant présent tout en profitant de l’environnement ».

Se mettre au SUP Yoga, c’est facile

Nautisme Article
Le principe est simple, trouver sa symétrie et son équilibre pour pouvoir enchaîner les postures. En général, une séance type dure une heure.© sous licence creative commons

Si vous souhaitez vous initier aux joies du Stand Up Paddle Yoga, rien de plus simple. « Ceux qui souhaitent le pratiquer de manière encadrée pourront faire un stage ou trouver un professeur de SUP Yoga près de leur domicile ou de leur lieu de vacances, mais il est également possible de se lancer tout seul, souligne Sarah Hébert. À ces derniers, je conseille d’acheter ou de louer une planche de 32 à 34 pouces de large et de s’inspirer des postures classiques du yoga. Pour débuter, mieux vaut commencer par des postures assises ou avec quatre points d’appui ». Le principe est simple, trouver sa symétrie et son équilibre pour pouvoir enchaîner les postures. « Une séance type dure une heure. Je prends un quart d’heure au début pour expliquer rapidement les bases du Stand Up Paddle, l’utilisation de la pagaie, le centre d’équilibre et l’utilisation du grappin que l’on utilise pour ne pas dériver, indique Sarah Hébert. Ensuite, on fait un petit échauffement pour se recentrer sur les sensations et faire le vide, se concentrer et mettre ses articulations en mouvement. On part après sur l’eau, à 20 mètres du bord, et on jette l’ancre. J’accompagne les élèves de la posture assise à la posture debout. On fait ensuit une séance de yoga assez classique, sans recherche de postures difficiles, avant de terminer par les salutations au soleil, une routine effectuée face au soleil par les yogis le matin et le soir, puis par la posture de Savasana pour se relaxer ». De quoi se relaxer tout en se tonifiant et en profitant des bienfaits du sport en extérieur, au contact de la nature.