Peut-on mourir d’une piqûre de méduse ?

Voiliers
Lundi 22 juillet 2013 à 6h40

L’année 2013 s’annonce comme un bon cru pour les méduses qui ont débarqué sur les plages en même temps que les vacanciers. Urticantes, peuvent-elles aller jusqu’à engendrer la mort ?

L’année 2013 s’annonce comme un bon cru pour les méduses qui ont débarqué sur les plages en même temps que les vacanciers. Urticantes, peuvent-elles aller jusqu’à engendrer la mort ?

Sur plusieurs centaines d’espèces de méduses recensées dans le monde, seule une espèce, la cuboméduse connue également sous le nom de chironex fleckeri est mortelle pour l’homme. « La cuboméduse d’Australie, que l’on retrouve au nord de la côte est australienne est une méduse tueuse, réputée particuliérement dangereuse dans cette région. Même si elle ne se nourrit pas d’hommes, elle sort en général abîmée d’une rencontre avec un baigneur. Si l’on heurte ses filaments transparents qui font six mètres de long, la mort est quasiment assurée », nous explique Philippe Vallette, directeur général de Nausicaa et océanographe. Pourtant, cette méduse qui doit son nom à sa forme cubique ne mesure que dix centimètres. « La cuboméduse provoque des contractions musculaires intenses au bout de quelques secondes qui se terminent par une contraction définitive du cœur. La mort survient en l’espace de quelques minutes. Certaines personnes touchées loin du cœur par un seul filament s’en sortent parfois mais c’est rare. Si la piqûre est localisée, il faut, comme pour tous les venins, appliquer de la chaleur sur la zone touchée le plus rapidement possible pour essayer de casser les molécules de venin », poursuit-il. La personne touchée par les tentacules de la cuboméduse peuvent passer par plusieurs états avant de succomber : nausées, mal de dos, perte de la parole, difficultés respiratoires, contractions musculaires, paralysie, délires, convulsions sont généralement observés. Fort heureusement, les Australiens, qui connaissent bien cette espèce de méduse se baignent la majeure partie du temps en combinaison.


Globalement, pour qu’on ait affaire à une pullulation de méduses ou à une « soupe de méduses », il faut que trois éléments soient réunis. A commencer par de la nourriture. « Les méduses de nourrissent de phytoplancton dont le développement est encouragé au bord des côtes par la pollution de type nitrate ou phosphate. Elles se multiplient également quand la température de l’eau augmente car cela décuple la vitesse des réactions biochimiques et donc le développement des êtres vivants, précise Philippe Vallette. Enfin, en cas de surpêche, il y a moins de poissons donc moins de prédateurs qui mangent les larves de méduses. Si ces trois facteurs sont réunis, on assiste à une catastrophe, comme c’est le cas en mer Noire, ou dans une partie de la mer Baltique et de la mer du Japon. Une fois qu’elles sont installées, plus rien d’autre ne peut vivre ».

 

Quel risque sur nos côtes ?

 

En France, on retrouve parfois sur nos côtes la pelagia noctulia, qui sévit particulièrement en Méditerranée. « Cette espèce de méduse est beaucoup moins venimeuse, et ne peut engendrer la mort qu’en cas de problèmes cardiaques ou chez des personnes fragilisées et très sensibles mais c’est rare, assure Philippe Vallette. « Par contre, cela peut être très douloureux et on peut garder une cicatrice à vie. Mais en principe, il n’y a pas de méduses mortelles sur les côtes métropolitaines ».

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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