Le Soleil a rendez-vous avec la Lune

Blog Albert Brel
Mardi 17 mars 2015 à 5h29

Le mois de mars 2015 sera celui des phénomènes astronomiques avec le 20 une éclipse de Soleil et le 21 la marée du siècle (coefficient 119).

Le mois de mars 2015 sera celui des phénomènes astronomiques avec le 20 une éclipse de Soleil et le 21 la marée du siècle (coefficient 119).

Une éclipse de Soleil se produit lorsque la Lune se place devant le Soleil. Ce phénomène ne peut avoir lieu uniquement pendant la nouvelle Lune (20 Mars) quand les deux astres sont en conjoncture. Une éclipse solaire peut être totale, annulaire ou partielle. Une éclipse est totale lorsque le Soleil est complètement occulté par la Lune. Une éclipse annulaire se produit quand le Soleil et la Lune sont parfaitement alignés avec la Terre, mais que la taille apparente de la Lune est légèrement inférieure à celle du Soleil. Une éclipse partielle se produit lorsque le Soleil et la Lune ne sont pas parfaitement alignés et que la Lune n'occulte qu'en partie le Soleil.
Le Soleil a un diamètre d’environ 400 fois supérieur à celui de la Lune. En théorie, la Lune ne peut pas occulter le Soleil comme une cerise ne peut pas masquer un pamplemousse. En fait, il faut tenir compte des distances des deux astres. Cette distance qui les sépare, est proche de la distance de la Terre à la Lune, multipliée environ 390 fois. C’est le rapport de ces deux mesures qui explique le phénomène. En sera-t-il toujours ainsi ? Et bien, non, pour une simple raison, la Lune s’écarte doucement mais surement de la Terre d’environ 3.5 cm par an. Ce qui fait que dans 600 millions d’années, la Lune se sera éloignée de notre planète de plus de 20.000 km et son ombre ne pourra plus couvrir en totalité le Soleil.


Mais nous n’en sommes pas là, revenons à notre éclipse du 20 mars. Ce jour-là, l’éclipse sera totale au Nord de l’Europe (Norvège, Danemark) avec un maximum aux Iles Féroé (6°39’ W / 64°26’,3 N). En France, elle sera partielle avec un diamètre occulté du Soleil allant de 63% dans le Var à 85% à Dunkerque. La Bretagne sera particulièrement favorisée avec en moyenne 82%. L’heure de l’observation est différente suivant la région. Il faut se préparer à partir de 9 heures pour un maximum peu après 10h. A titre indicatif, le maximum sera à 10h19 à Bordeaux et à 10h35 à Strasbourg (heure légale).


Observer en sécurité
Il ne faut jamais regarder le Soleil sans protection. Il faut également éviter les idées reçues comme regarder à travers une plaque de verre noircie à la fumée, des lunettes de soleil ou même à travers une écumoire ! La seule solution qui vous évitera des lésions irréversibles de la rétine est d’utiliser des lunettes spéciales en polymère (certifié CE). C’est très important, en particulier pour les enfants qui doivent être avertis du phénomène et des dangers. La brûlure de la rétine se fait en quelques secondes et est indolore. Pour observer en toute sécurité, la SAF (Société Astronomique de France) mettra en place des sites d’observation un peu partout en France pour permettre de suivre la totalité de l’éclipse (cf. site internet de la SAF).


Ce qu’en attendent les scientifiques
On pourrait penser qu’avec les avancées en matière d’observation de notre système solaire, les astronomes et les astrophysiciens ont d’autres moyens qu’attendre une éclipse pour observer la couronne solaire. Détrompez-vous ces observations sont toujours d’actualité. Sans doute avec de l’instrumentation plus moderne et mieux adaptée que lors de l’Eclipse totale que j’ai eu l’occasion de suivre pour le CNRS en 1973 à Atar en Mauritanie, mais les recherches restent les mêmes. Au sol, plusieurs équipes se déplacent à Longyearbyen, la plus grande ville du Svalbard, et vers différents sites aux Îles Féroé, avec des expériences scientifiques qu'ils préparent depuis longtemps : imagerie de la couronne magnétique et de la chromosphère à haute résolution pour différentes températures d'ionisation, spectroscopie de raies d'émission, etc. A partir d’un avion ce qui était déjà le cas en 1973 mais ce sera un Boeing 737-800, une équipe de l’Institut d’Astrophysique de Paris (IAP) installera à bord de l’instrumentation pour effectuer, à travers des hublots spécialement traités, des mesures en imagerie et en spectroscopie. L’intérêt d’un avion qui vole à 10.000 m d’altitude, est qu’il peut suivre plus longtemps l’éclipse et s’affranchir du mauvais temps, mais il ne peut pas embarquer le matériel scientifique pour toutes les expériences. Bien entendu, toutes les mesures au sol et en avion, seront complétées par les observations faites à partir de satellites de la NASA et de l’ESA.
 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.