
2e à couper la ligne d’arrivée à Lisbonne mercredi après-midi après Oman Air-Musandam, Lionel Lemonchois (Maxi 80 Prince de Bretagne) est le seul à concourir dans la catégorie Ultimes sur cette première édition de la Route des Princes.
Si les MOD70 ont pris l’ascendant sur le Multi 80 Prince de Bretagne sur les courses de début de saison, l’histoire ne semble pas se répéter sur la Route des Princes. En effet, sur la première étape offshore de la course entre Valence et Lisbonne via Benicarlo, Lionel Lemonchois et son équipage ont réussi à s’intercaler entre les deux MOD70 Oman Air-Musandam et Spindrift, respectivement premier et second dans leur catégorie avant jury. Une belle performance vu le plateau relevé du côté des MOD70. « Lors des deux confrontations précédentes, les MOD70 ont été plus rapides que nous. Mais là, on a bien progressé niveau vitesse, nous explique le skipper du Maxi 80 Prince de Bretagne. C’est bien de naviguer contre ce qui se fait de mieux en multicoque ». Au coude à coude avec Spindrift à l’arrivée à Lisbonne, l’équipage de Prince de Bretagne est satisfait de sa performance. « Nous n’avons pas eu de problèmes techniques à bord. Ca a été très serré avec Spindrift mais ils sont super bons. L’équipage est top. Ils ont été pour nous un bon sparring partner. C’est motivant pour moi plutôt que de naviguer tout seul. Et puis cette bagarre sur l'eau nous a permis de rattraper un peu Oman Air-Musandam avant l’arrivée à Lisbonne ». Si le classement général ne présente pas un grand intérêt pour le Maxi 80 Prince de Bretagne, seul engagé du côté des Ultimes, la Route des Princes permet au skipper et à son équipage de prendre en mains leur nouvelle monture. « C’est dommage d’être le seul bateau à courir dans la catégorie Ultimes. J’aurais bien sûr préféré qu’il y en ait plus. Sodebo avait annoncé sa participation avant de changer d’avis. La course n’a pas un grand intérêt pour moi au niveau du classement mais ça me permet de découvrir le bateau et de naviguer en équipage, même si le bateau n’a pas été conçu pour ça, poursuit-il. Ce n’est que la première édition. On espère qu’il y en aura d’autres avec plus de bateaux car le parcours est super, les décors et les endroits aussi. C’était sympa de voir la neige sur la Sierra Nevada quand on naviguait en Méditerranée. Quoiqu’il en soit, cette première étape nous a permis de prendre confiance et de trouver les bons réglages ».
La Route des Epices au programme avant le Rhum
Lionel Lemonchois, qui espérait pouvoir s’aligner avec le Maxi 80 Prince de Bretagne au départ de la prochaine Jacques Vabre, devrait tenter de battre le record de la Route des Epices cet hiver. « C’est une vraie déception que la Transat Jacques Vabre ne soit pas ouverte aux Ultimes. Je voulais la faire. En plus, je ne connais pas le sud du Brésil, lance celui qui a inscrit son nom au palmarès de la course en 2005 aux côtés de Pascal Bidégorry à bord de Banque Populaire dans la catégorie ORMA. Du coup, on envisage de tenter le record de la Route des Epices entre Lorient et l’Ile Maurice cet hiver. Cet été, on va faire le Fasnet avec une partie de l’équipage qui est avec moi sur la Route des Princes ». L’an prochain, l’objectif ultime pour Lionel Lemonchois sera la Route du Rhum. Une course qu’il connaît bien pour l’avoir gagnée par deux fois, une première fois en ORMA sur Gitana en 2006, puis une seconde en Multi 50 à bord de l’ex-Prince de Bretagne rebaptisé depuis Rennes Métropole – Saint Malo Agglomération. Un bateau que le skipper se réjouit de voir naviguer sur la Route des Princes. « C’est bien qu’il soit là. Je suis content qu’il navigue ».
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