
Morgan Lagravière (Vendée) menait la flotte ce matin au classement de 5 heures. Étalés sur 17 milles en latéral, les concurrents avançaient bon train en attendant d’être confrontés à leur premier mur de l’Atlantique.
Alors que les concurrents attendaient avec impatience la sentence du petit matin, la lecture du classement de 5 heures devait leur annoncer si leur choix de route a été le bon depuis le départ des terres d’Asturies, leur progression vers le premier virage de cette 3e étape se déroulait plutôt paisiblement. La marque GMF Assistance au Sud de Yeu étant alors à 130 milles environ. Avec un vent de travers constant d’une dizaine de nœuds, Morgan Lagravière menait le groupe oriental. A son tableau arrière, suivant le tempo, Nicolas Lunven (Generali), Julien Villion (Seixo Habitat), Vincent Biarnes (Prati Bûches) ou encore Yoann Richomme (DLBC), restaient donc sur leur option d’être au plus près de la route directe. Au centre de l’échiquier, en pointe, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) ne concédait que 4, 22 milles sur le Réunionnais.
Chez les occidentaux, Paul Meilhat (Skipper Macif 2011) allongeait aussi la foulée alors que le jour pointait son nez. Des nuages fuligineux masquant l’astre solaire une fois de plus. Accompagné de Thierry Chabagny (Gedimat) ou Thomas Ruyant (Destination Dunkerque) le leader du classement général après deux étapes, Yann Éliès (Groupe Queguiner-Leucémie Espoir), ne se souciait guère de ses 7, 5 » milles de débours au pointage de potron- Jacquet : « Les conditions sont bien agréables par rapport à hier où nous avons eu du mal à quitter les côtes espagnoles. Le vent est bien stabilisé à l’Est-Sud-Est. Au vent de travers, le bateau va bien sous pilote, même si on est gêné par une bonne houle de Nord-Ouest qui a tendance à le coucher de temps en temps. Du coup, j’ai bien dormi. En revanche, par rapport à ma position vis-à-vis des autres concurrents, j’ai pris un peu de retard depuis Gijón. Mais je ne m’en suis pas trop mal sorti. Je n’ai que deux milles de retard sur Paul Meilhat, l’homme en pointe dans notre groupe de l’Ouest. C’est pas génial, mais pas catastrophique ».
Ignorant la progression du gros de la troupe car disparu à l’AIS, le Briochin se persuadait de son bon angle d’attaque : « Je pense que nous sommes plutôt bien placés. Nous devrions toucher les vents de Sud-Ouest en premier. On verra bien par rapport à ceux qui sont plus proches de la route directe vers l’île d’Yeu ».
Le branle-bas venant d’être sonné, le PSP Flamant se dirigeait vers David Kenefick (Full Irish) à la demande du directeur de course pour savoir si son ascension en tête de mât pour réparation s’était bien déroulée. Pas de problème, il était déjà redescendu en flèche.
En fin d’après-midi, la bulle tant redoutée allait être sur la route des 40 marins de cette Solitaire du Figaro-Éric Bompard Cachemire. Tout le monde saura alors si il est temps de sourire ou de gamberger.
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