
Yann Eliès (Groupe Quéguiner-Leucémie Espoir), le leader du classement général après deux étapes, était en grande difficulté aujourd’hui vers 12 heures. Il n’y avait cependant pas péril en la demeure pour l’intégrité du bateau. Le Briochin d’origine, alors que les conditions étaient encore difficiles, espérait perdre le moins de terrain sur la concurrence alors que sa vitesse était réduite. C’est ce qu’il nous confiait quelques instant après sa fortune de mer :
« L’étai vient de casser. J’ai été obligé d’abattre en grand pour affaler le génois, ramasser l’étai creux et le câble. Je viens de placer des drisses pour sécuriser le mât. Je fais route sous grande voile seul pour l’instant. Je vais faire un petit bricolage pour pouvoir remettre la voile d’avant, le solent. Peut-être avant Penmarc’h, peut-être après, je ne sais pas encore. Le bateau reste maniable. Une fois le chantier terminé, le mât tient le coup. J’avance à un peu plus de 6 nœuds. Le but maintenant est de finir l’étape. Si le bon Dieu est avec moi, j’espère ne pas trop perdre. Pas plus de deux heures. 1 h 30, cela serait parfait pour essayer de régater pour la gagne ».
Eliès possédait après les deux premiers parcours, 57 minutes sur Frédéric Duthil (Sepalumic) et 1 h 44 sur Alexis Loison (Groupe FIVA) ses plus proches adversaires.