
Sur l’eau, la compétition est reine entre les équipages. A terre, les équipes techniques livrent quant à elles une bataille contre la montre afin que tout se passe au mieux en mer. Rencontre avec Philippe Echassoux, préparateur du MOD70 Spindrift.
C’est à Lisbonne, 2e escale de la première édition de la Route des Princes que nous avons rencontré Philippe Echassoux, préparateur du team Spindrift Racing, qui nous a expliqué le rôle de l’équipe technique à terre. « Nous sommes trois dans l’équipe technique du MOD70 Spindrift : Florent Le Gal, technicien composite depuis plus de 12 ans et spécialiste des multicoques qui s’occupe également de la peinture, Tim Carrie, qui gère la logistique et l’informatique et moi-même. Je m’occupe de tout ce qui est accastillage, hydraulique, des gréements, des winchs....Margaux Meheo s’occupe quant à elle de la logistique vêtements techniques et assiste Virginie Bouchet au niveau de la communication du projet ». Une équipe technique au rôle crucial qui peut faire la différence en mer. « Nous devons faire en sorte que le bateau soit toujours en bon état de marche et de répondre au mieux aux demandes des navigants. Si une pièce vient à défaillir, ça handicape le team. Dès que le bateau rentre au ponton, on vérifie tout, du haut du mât jusque sous les coques, de l’informatique à l’hydraulique en passant par l’informatique, explique Philippe Echassoux. On discute également avec l’équipage pour s’assurer qu’il n’y a pas eu de problème à bord. Ca fait un an qu’on cherche à améliorer le bateau. On change les choses usées, on s’adapte en fonction des updates. On peut adapter certains aspects en termes de confort mais pas de performance vu que ce sont des bateaux monotypes ». Autre obligation du team sur un tour de l’Europe tel que la Route des Princes : « arriver à l’heure et en bon état. On fait le tour par la route avec un camion qui tracte le semi-rigide qui nous sert à manœuvrer le bateau dans le port, et un autre véhicule de neuf places pour l’équipage à terre sur chaque étape. Parfois, si le skipper en fait la demande, on essaie de longer les côtes au maximum afin d’être prêt à intervenir rapidement en cas de besoin », poursuit-il. Nouveauté cette année : un container servant à transporter les voiles qui pèsent entre 70 et 80 kg chacune. « On a une grand voile de remplacement déjà lattée, ce qui nous permet de gagner du temps si on besoin de la changer ».
Le 8 juin dernier, sur la première course inshore de la journée à Valence, Spindrift a cassé sa barre après un virement de bord chaotique. L’équipe technique est intervenue immédiatement afin que le MOD70 puisse s’aligner sans encombres au départ de la seconde course du jour. « On est parti rapidement en zodiac pour la remplacer en mer dès qu’on a été informé du problème. C’est important d’être en mesure de réagir le plus rapidement possible », ajoute Philippe Echassoux. Une fois la barre changée, Spindrift a pu se reconcentrer sur la compétition, se classant deuxième des courses du jour derrière Edmond de Rothschild.
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