
Avant l’arrivée de l’anticyclone, c’est un flux de NW assez fort (40 km/h) avec de violents grains (grêle possible) qui sévira jusqu’au milieu de la nuit de dimanche à lundi.
Ce sera donc au près, c’est-à-dire face au vent, dans des conditions qualifiées de viriles que les navigateurs feront leur entrée en course. Mais il faudra surtout composer avec le courant de marée qui s’opposera fortement à la progression de la flotte puisque nous sommes en grande marée, coefficient 107, et que le courant atteindra 8 nœuds aux Raz de Barfleur et de La Hague. 8 nœuds c’est énorme, c’est la vitesse des Class40 au près.
A partir de minuit les choses s’arrangeront avec un vent mollissant et un courant devenant favorable (marée descendante, la Manche se vide) et c’est très rapidement que la flotte, déjà très étalée, se dirigera vers Ouessant.
Lundi matin, tout mou (moins de 10 km/h). Ce sera maintenant au tour de l’anticyclone de passer. Dans des vents faibles, les marins auront à cœur de bien se positionner pour attaquer le front (net changement de masse d’air, ici du chaud au froid) qui arrivera rapidement par l’W.
Lundi après-midi, en route pour la bataille. Le vent de SW arrivera très fort (70 km/h) et lèvera des vagues de 3m qui croiseront avec une longue houle de NW. Très inconfortable et même casse bateau. Être prudent quand la course demande d’aller vite… difficile.
Lundi soir pour les premiers, mardi matin pour les derniers… le front sera passé. Arrivera le vent d’W fort et instable qui permettra la descente rapide vers le large de la Péninsule Ibérique.
Mardi, les ultimes loin devant, les Class 40 pour fermer la marche, tout le monde profitera de bonnes conditions pour aller vite vers le sud.
Dans l’ensemble, les conditions s’annoncent favorables pour que la course se déroule vite et bien. Fort à parier que les records de chaque classe seront améliorés.