
Arthur Hubert a profité d’un dernier stage avec l’équipe de Team Vendée Formation la semaine passée pour peaufiner ses derniers réglages : « C’était très intéressant. Nous avons pu faire de bonnes sessions de navigation. J’ai affiné mes réglages de voiles, fait des essais en vitesse, notamment sur les phases départs et dans mes manœuvres. C’était un peu comme un Warm-up avant la Solitaire, le timing était parfait ! » A l’issue de cet entraînement, il a rejoint la Turballe dans des conditions soutenues : « Une dernière navigation parfaite : j’ai tout testé dans du vent fort et tout est validé ! » Le bateau est prêt et le marin aussi.

De quoi aborder la Solitaire sereinement… même si Arthur ne cache pas que le stress montera forcément au moment de quitter le ponton, ce dimanche dans l’après-midi : « Quand je vais partir, je vais me demander si j’ai bien tout embarqué : mes voiles, mes vêtements, le matériel dont je pourrais avoir besoin, ma nourriture… Alors que je sais que tout est à bord puisque j’ai tout chargé et vérifié hier ! » Un départ qui suscitera forcément des doutes, qui seront vite estompés au moment de passer la ligne de départ.
Arthur pourra alors s’appuyer sur son expérience et sa gestion de la course au large sur le long terme : « Je connais les nuits en mer et la gestion du sommeil puisque j’ai déjà fait la Transat Jacques Vabre et la Route du Rhum. » Un avantage, quand on sait ce qui attend le skipper de MonAtoutEnergie.fr sur cette Solitaire du Figaro 2021. 2.500 milles nautiques, soit plus de 4.600 kilomètres, répartis en quatre étapes. La Solitaire du Figaro 2021 s’annonce donc longue et intense : « On a vu que sur une Solitaire, il peut se passer plein de choses et parfois très vite. En deux heures, les classements peuvent être complètement chamboulés. Quatre étapes, c’est long et ça promet plein de rebondissements. Il ne faudra jamais lâcher, quitte à parfois accepter de perdre un petit peu pour mieux revenir. » Il semblerait que le mental soit au moins aussi important que l’expérience sur une Solitaire…

Et concernant le résultat, Arthur ne se fixe pas d’objectif : « Je ne vais pas regarder le classement général ou le classement Bizuths. Évidemment, j’ai envie d’en battre le maximum, mais je sais que c’est ma première année et que le parcours de cette édition est costaud. On fera le bilan dans 4 semaines, quand on reviendra à Saint-Nazaire ! »