Les hurlements du lac Yellowstone : un mystère intact

Carnet de voyage
Lundi 23 octobre 2017 à 6h30

Murmures, musique ou carrément hurlements… Le grand lac de Yellowstone est le théâtre d’un mystère scientifique dont personne n’a encore percé les secrets.

©nps.gov
Murmures, musique ou carrément hurlements… Le grand lac de Yellowstone est le théâtre d’un mystère scientifique dont personne n’a encore percé les secrets.

D’une superficie de 360 km2, et avec une profondeur maximale de 117 mètres, l’immensité du lac Yellowstone,  dans le parc du même nom situé au Wyoming (USA), est le théâtre d’un événement mystérieux. D’étranges sonorités, plus ou moins musicales, et plus ou moins effrayantes selon les témoignages, sont régulièrement entendues par des visiteurs, mais aussi des scientifiques. Décrits comme des « sons mystiques qui s’élèvent du lac », les sonorités ne se produisent qu’en matinée : entre le lever du soleil et 10h du matin, uniquement lorsque le ciel est dégagé, dans un contexte météo sans vent et avec un lac calme, après une nuit très froide. Ces sons, parfois décrits comme ressemblant à ceux d’une harpe, se répètent en général deux à trois fois et durent moins de 30 secondes. Le premier son est souvent assez bas, puis les suivants semblent gagner en intensité. La réalité de ces sons n’est plus à démontrer, au vu des nombreux témoignages crédibles qui émanent du lieu depuis l’ouverture du parc national en 1872. Lors des 50 premières années qui ont suivi l’ouverture du parc, on pensait que ces sons ne pouvaient être entendus que depuis la côte, jusqu’à ce qu’en 1924, un photographe de renommée déclare les avoir entendus depuis son bateau au beau milieu du lac. Un détail très étonnant ajoute une dose supplémentaire de mystère : les sons ne sont entendus que lorsque le parc est quasiment vide, jamais lors de journées à forte affluence.

Les hypothèses naturelles : rien de concluant à ce jour

Parmi les hypothèses scientifiques avancées, on trouve absolument tout :

  • le vent à travers les arbres ou les poteaux électriques (sauf que les sons se produisent lors de conditions sans vent, et qu’il n’y a pas de poteaux électriques)
  • le vent à travers les sommets des montagnes environnantes (sauf que selon les scientifiques, le son du lac Yellowstone ne ressemble pas aux sonorités habituelles entendues à travers les autres massifs montagneux)
  • un essaim d’abeilles (sauf qu’il n’y a pas d’abeilles en plein hiver)
  • de l’électricité dans l’air en raison de l’activité volcanique sous-jacente de Yellowstone
  • les vibrations issues de l’éruption des geysers à proximité (notamment le geyser Steamboat)

 

Une hypothèse surnaturelle : les (nombreux) fantômes du lac…

Le « Yellowstone Lake » n’est pas seulement le plus grand lac du parc, il s’agit également de l’un des lacs d’eau douce les plus grands du monde. Souvent en proie à des vents violents, pouvant générer des vagues de 2 mètres, le lac a causé la disparition de nombreux plaisanciers et pêcheurs : au moins 40 personnes ont perdu la vie dans ses eaux glaciales. Avec une température moyenne de 4°C (lorsqu’il ne gèle pas en hiver – 6 mois de l’année), une personne tombée à l’eau à un temps de survie qui n’excède pas 20 minutes. Rien d’étonnant là-dedans, si ce n’est le fait qu’aucun corps n’est jamais retrouvé. Un constat étrange que l’on retrouve avec d’autres lacs glaciaires (Loch Ness, Eerie…). Certains scientifiques pensent que les eaux sont si froides que les corps gèlent, ou presque, s'alourdissent et tombent rapidement au fond (1).

Certains croient donc que les hurlements mystérieux ne sont autres que ceux des morts piégés pour l‘éternité dans les eaux du lac Yellowstone…   

1) Source : Yellowstone Ghost Stories, Shellie Larios, Riverbend Publishing, 2006

© treehugger
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.