
Les Américains, largement dépassés par les Kiwis, quatre victoires à une, cherchent une solution pour revenir dans le match de la Coupe de l'America. Outre de petites modifications techniques sur leur AC72, le defender pourrait appeler Ben Ainslie à la rescousse.
Abattant leur joker utilisable une seule fois durant cette 34ieme Coupe de l'America pour repousser la seconde manche programmée à chaque journée de compétition, les Américains ont envoyé un message d'impuissance criant. "On doit se regrouper", avait juste expliqué le skipper d'Oracle Team USA (OTU), James Spithill, au comité de course avant de s'entretenir dans la foulée un long moment avec Russell Coutts, le directeur manager général de l'équipe.
Ce mercredi était tout sauf un jour de repos pour le defender qui a décidé de tester de nouveaux réglages et un nouveau membre dans l'équipe type : Sir Ben Ainslie. Le quadruple médaillé d'or britannique était à bord du catamaran américain aux côtés de James Spithill en lieu et place de John Kostecki. Ce dernier, l'un des deux seuls Américains à bord avec Rome Kirby, subit de plein fouet le choix tactique discutable qu'il a suggéré dans sa baie de San Francisco qu'il connait si bien.
Ainslie : "On peut encore gagner la Coupe"
Barreur du second AC72 des Américains, Ben Ainslie n'arriverait pas en terre inconnue, il incarnait le partenaire d'entraînement idéal pour James Spithill qui lui avait rendu hommage. "Sans Ben nous n'en serions pas là aujourd'hui, il a su nous pousser dans nos retranchements pendant les entraînements et toute l'équipe l'en remercie", déclarait James Spithill avant le début de l'événement international. Ces deux là pourraient cohabiter dès jeudi dans la cellule arrière pour les courses 6 et 7 prévues à 13h15 et 14h15 (22h15 et 23h15 heure française).
Après la cinglante défaite de la course 5 (plus d'une minute d'avance pour les Kiwis) et le report de la course 6, Ben Ainslie avait déclaré à Sky Sports UK "faire ce que l'équipe me demandera quelque soit le poste. Si une décision est prise de me faire rentrer au sein de l'équipage, j'irais avec énormément de plaisir". Les Américains sont tenus d'annoncer officiellement leur liste de navigants avant 9h, le matin de chaque course.
Dean Barker, le "chat peinard"
De leur côté, les Kiwis guettent tranquillement leur adversaire qui donne jour après jour d'inquiétants signes d'impuissance. Le New Zealand Herald, dans une édition spéciale dédiée à la Coupe de l'America titrait en une "le chat peureux" en désignant l'AC72 américain, "le chat rapide" en pointant Aotearoa, le catamaran kiwi et "le chat peinard" représenté par une photo de Dean Barker. Tout un symbole pour ce pays fondu de voile et de rugby qui a d'ailleurs enregistré de meilleurs audiences en retransmettant les deux premières régates ce samedi - avec 522 720 spectateurs de moyenne - qu'avec le test match opposant les All Black à l'Argentine.
Une nation entière espère que Dean Baker et ses hommes ramèneront l'aiguière d'argent à Auckland. Plusieurs milliers de supporters kiwis arpentent les rues de San Francisco, reconnaissables à leurs tuniques noires et leurs drapeaux étoilés. Pour eux c'est certain et plié, la Coupe changera d'hémisphère. À moins que le dernier joker des Américains se révèle déterminant.