Les massifs d'or de la cité balnéaire de Fort-Mahon
Ici, le sable ne reste jamais immobile. Il se déplace au gré des vents marins, sous l’effet d’un climat vigoureux qui sculpte sans relâche le paysage. À l’assaut de l’hiver succède la renaissance du printemps : un cycle naturel fondamental pour la santé du massif dunaire. Fragile mais résiliente, la dune s'est longtemps déplacée librement, jusqu'à ce que les habitants commencent à la fixer pour protéger les zones habitées. Aujourd’hui, la dune est mieux comprise, reconnue pour sa valeur écologique et son rôle de barrière naturelle contre les assauts de l’océan.
Parmi les sentinelles de ce territoire mouvant, l’oyat occupe une place essentielle. Cette plante pionnière, aussi connue sous le nom d’« herbe des dunes », résiste aux vents salés et à la sécheresse. Ses racines, qui peuvent plonger jusqu’à dix mètres de profondeur, contribuent à stabiliser le sol sableux. En retrait, les pins maritimes et les bouleaux prennent le relais, enracinant la dune dans la terre. Ensemble, ces espèces participent à l’équilibre de l’écosystème protégé par le Conservatoire du Littoral, qui veille sur quelque 400 hectares entre Fort-Mahon et le Marquenterre.
Le relief dunaire s’étend sur près de 12 kilomètres le long du littoral, et jusqu’à 4 kilomètres vers l’intérieur des terres. Il culmine à 40 mètres d’altitude et dessine une succession de paysages contrastés, de la pointe de Saint-Quentin aux dunes de l’Authie. Les dunes de Royon, celles de la Pyramide ou encore celles du Marquenterre offrent autant de points d’observation sur une biodiversité remarquable. C’est aussi un formidable terrain de découverte pour les promeneurs, les naturalistes et les photographes.
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