Fabrice Amedeo franchit le cap Horn, une étape mythique dans le Vendée Globe
Ce passage lui permet de laisser derrière lui un Pacifique éprouvant, rythmé par le froid, l’humidité et des vents capricieux. « J’ai frôlé le cap Horn. A présent, je vais pouvoir admirer les îles voisines puis découvrir un peu la Patagonie. Ça promet d’être incroyable ! », a confié Fabrice avec enthousiasme. Dans des conditions de vent léger, il a pu approcher lentement le célèbre rocher et vivre une expérience unique. « C’était vraiment unique, avec de magnifiques jeux de lumière, malgré le froid intense. Déborder la pointe dans de telles conditions était particulièrement sécurisant », a-t-il ajouté. Le skipper a également révélé son impatience : « J’étais vraiment impatient à l’idée de passer ce cap. Le cap Horn, qu’on soit en tête ou en queue de course, reste un passage emblématique pour tous ! »
Avec cette étape derrière lui, Fabrice se projette vers un Atlantique Sud prometteur. « L’Atlantique Sud s’annonce prometteur, avec un vent qui devrait rapidement basculer pour faciliter notre remontée vers le Nord. Passer le Horn, c’est aussi le plaisir de mettre le cap à gauche et d’engranger les milles en direction de la maison. Et si ces premiers milles s’enchaînent rapidement, c’est un vrai boost pour le moral. »
Cette année, malgré une traversée globalement calme du Pacifique, Fabrice a dû affronter le froid et l’humidité. « Depuis une bonne dizaine de jours, le froid est intense. Mon petit chauffage fonctionne, mais il s’éteint après dix minutes. Je l’utilise par courtes sessions pour chauffer un peu la cabine et assainir l’air. C’est l’humidité qui est finalement la plus gênante. » Pour améliorer son confort, il a trouvé une astuce : « J’ai ajouté une couverture de survie par-dessus ma couette en mérinos. Cela m’a sauvé, car je grelottais. »