Les îles du Ponant, un monde à part au large des côtes

Dimanche 6 mars 2016 à 05h41

Situées au large de la côte ouest française, en Manche et en Atlantique, les îles du Ponant regroupent 15 îles habitées de manière permanente. Nautisme.com vous emmène à la découverte de trois autres îles bretonnes : Ouessant, Molène et Belle-Ile.


Porsdoun. Crédit photo : OT Ouessant

Coupées du continent par la mer, Ouessant, Molène et Belle-Ile ont su conserver toute leur authenticité et leur propre identité, tout en préservant leur environnement, pour le plus grand bonheur des nombreux visiteurs qui y font escale chaque année, le temps d’une journée ou d’un séjour prolongé.

 

Ouessant, l’île du bout du monde


Considérée comme la fin de la terre du vieux continent et comme le début du nouveau monde, Ouessant et ses falaises, sa faune et sa flore sauvages ont envoûté de nombreux peintres, cinéastes, photographes, musiciens et écrivains. Accessible par la mer, on peut y mouiller tout au long de l’année, près d’une vingtaine de corps-morts sont installés pour les plaisanciers. « 19 corps-morts sont mis à disposition des bateaux de moins de dix mètres dans la baie de Lampaul de mai jusqu’à fin septembre, nous explique-t-on à la Mairie de Ouessant. On peut y rester autant de temps que l’on veut, mais en l’absence de capitainerie, le premier arrivé est le premier servi. Le mouillage sauvage est également autorisé. En général, les gens privilégient la baie de Lampaul à la baie du Stiff car elle est plus proche du bourg ».
Il serait dommage de faire escale à Ouessant sans se rendre au pied des cinq phares de l’île : La Jument, Kéréon, Le Stiff, Nividic et le mythique phare du Créac’h, qui reste l’un des plus puissants au monde. Identifiable par sa tour de 55 mètres de haut à bandes blanches et noires, il guide l’entrée des bateaux dans la Manche depuis 1863. C’est à ses pieds que l’on trouve le Musée des Phares et Balises. Unique en Europe, ce dernier est consacré à l’histoire de la signalisation maritime, il permet de découvrir l’épopée des hommes qui ont rendu la navigation possible sur toutes les mers du globe. L’exposition permanente se décompose en trois volets, l’histoire, la technique et l’ethnologie, qui revient sur la construction des phares et la vie des « gardiens du feu ».

 

Molène, une île à part


Accessible toute l’année par bateau, au départ de Brest et du Conquet, et de Lanildut et Camaret en saison, Molène ne ressemble à aucune autre. Au gré des marées, les îlots qui tantôt apparaissent et disparaissent, changent le paysage de ce petit archipel bordé de plages de sable blanc et d’eau turquoise. Mais Molène ne se limite pas à ses paysages grandioses. Une escale d’un ou plusieurs jours sur l’île est également l’occasion de faire de la pêche à pied sur l’Estran, de goûter à la gastronomie de l’île et notamment à la saucisse fumée aux algues de Molène, ou encore de découvrir des centaines d’oiseaux marins et migrateurs dans la réserve naturelle de la mer d’Iroise. Le parc naturel marin d’Iroise, premier parc marin créé en France, abrite de nombreuses espèces de mammifères marins et d’oiseaux et s’étend sur 3 500 kilomètres ente l’île de Sein, Ouessant et les limites de la mer territoriale. S’arrêter à Molène permet également d’aller à la rencontre de ses habitants, réputés pour leur accueil simple et chaleureux, et de découvrir son patrimoine, notamment le Musée du Drummond Castle qui est consacré au naufrage du 16 juin 1896, qui a marqué l’histoire de l’île en faisant 243 victimes et avec l’église Saint-Ronan, dont l’horloge a été offerte aux Molénais par les Anglais après le naufrage du navire. Parmi les autres points d’intérêts touristiques, la Maison de l’environnement insulaire emmène les visiteurs à la découverte du patrimoine naturel de l’île.

 

Belle-Ile-en-Mer, un patrimoine naturel de toute beauté


Paysages éclectiques ; falaises déchirées ; landes parsemées de bruyères vagabondes et dunes préservées ; sentiers ouverts aux balades romantiques ; faune et flore abondantes et variées, Belle-Ile, c’est un peu tout cela à la fois. Restée naturelle grâce aux nombreuses mesures de protection des espaces naturels et des espèces végétales, l’île mise sur la préservation de sa biodiversité. Destination privilégiée pour les plaisanciers, Belle-Ile accueille les marins dans les ports de Palais et de Sauzon. Quelques places sont disponibles en saison au port de Palais, sur bouée, à couple le long des quais et à flot, ou sur bouées dans le bassin de la Saline. À Sauzon, on compte 32 places visiteurs à couple dans le port Bellec et l’avant-port, et 59 places visiteurs dans le port d’échouage. Le mouillage sur ancre est, quant à lui autorisé, de la dernière ligne de bouées à l’entrée du bassin de Pen-Prad. Une cinquantaine de places visiteurs sont disponibles.
Si vous restez au moins une journée à Belle-Ile, une visite de la Citadelle et de son musée s’impose. Dominant le port, la Citadelle Vauban, restaurée pendant près de 40 ans, est nichée au milieu d’un parc paysager qui témoigne de l’histoire de l’île. On y trouve également un restaurant et un Hôtel Musée. Avant de partir, n’hésitez pas à lire « Belle-Ile-en-Mer, histoire d’une île » de Louis Garans. Ce livre, paru aux éditions Palantines, retrace l’histoire de l’île et emmène le lecteur à la découverte des nombreuses raisons qui font de Belle-Ile une île unique, séduisante et sauvage.
 


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