
Tom Laperche (Bretagne - CMB Performance) : « On vit penché, ça mouille, dans du vent fort et les vagues. J’ai dépensé pas mal d’énergie cette nuit. J’ai pris quelque chose dans le safran et le bateau était impossible à manier sous spi et se couchait sur l’eau. Le temps que tout revienne dans l’ordre, j’ai perdu une heure et j’ai perdu du terrain sur les premiers. Mais tout va mieux et je suis en forme pour les deux jours de remontée au près qui commencent. Je viens de faire une sieste, et je vais regarder quelle route faire pour négocier les zones d’exclusion. »
Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) : « On a eu des conditions de glisse assez géniales, et là, cela change du tout au tout. Tout ça fait qu’on compose avec un joli petit mélange depuis Saint-Nazaire. Je pense qu’on va vivre penché pendant un moment dans des conditions pas très agréables. Les bateaux sont très gités dans du vent fort au près. Je n’ai pas réussi à progresser aussi bien que je le souhaitais cette nuit dans le vent sous spi à cause d’un petit souci d’algues qui perturbaient le safran. Je vais essayer de rester intelligent pour la suite, il va se passer encore plein de choses. En termes stratégiques, j’ai déjà des schémas en tête, mais il va falloir rester attentif à ce que font les autres. On en est qu’à la première étape et il ne faut pas faire n’importe quoi non plus. »

Arthur Hubert (MonAtoutEnergie.fr) : « Au départ, je n’avais pas forcément coché la case « 48 heures de près dans la brise. Mais sinon, cette première étape, c’est plutôt chouette avec des moments qui me rendent content et d’autres beaucoup moins. Mais c’est ce que je suis venu chercher sur La Solitaire. Hier, je ne voulais pas me retrouver tout seul sur un grand bord de près comme ça, j’ai donc cravaché pour raccrocher un petit groupe de collègues intéressants. On ne va pas pouvoir beaucoup mettre le pilote, cette remontée va nous faire travailler le mental, mais je suis prêt, j’ai réussi à engranger un peu de repos en conséquence. »
Benoît Mariette (Génération Senioriales) : « On le savait avant de partir, qu’on commençait par le plus sympa et qu’on gardait le moins agréable pour la fin. Ça risque d’être un peu long et pénible jusqu’à Lorient. Le départ a été plutôt sympa. J’ai eu des petits soucis cette nuit, j’ai fait que reculer et perdre des places, ce qui est beaucoup moins marrant, mais ce n’est pas fini et les écarts ne sont pas encore trop importants. D’autant que je me suis bien reposé la journée d’hier, je me sens bien en forme et bien motivé pour la suite. La difficulté majeure réside dans les trois zones interdites à la navigation qui se trouvent au milieu du chemin. On a le droit de choisir le côté par lequel les contourner. Je vais analyser ça dans les heures à venir quand les nouvelles prévisions météo vont tomber un peu plus tard dans la journée. »

Nils Palmieri (TeamWork) : « Cela s’annonce un peu long et pénible pour rejoindre Lorient. Heureusement, j’ai un peu de monde à côté, c’est bien pour se caler en vitesse et de voir comment les autres évoluent. Je pensais que ce serait un peu plus facile de progresser sous pilote au près pour dormir un peu, mais ce n’est pas si évident de lâcher la barre. Mais je me sens plutôt en forme. Je me suis bien reposé dans la descente. J’espère que cela m’aidera à être percutant dans la remontée… »

Tanguy Le Turquais (Queguiner – Innoveo) : « J’ai eu des petites galères avec une bâche rouge que je ne voyais pas à la caméra parce qu’elle avait la même couleur que la quille. Je m’en suis aperçu parce que le safran décrochait. J’ai perdu un peu de terrain, mais ça y est, c’est reparti à la bonne vitesse avec des appendices clairs. C’est juste dommage de perdre de l’énergie dans ce genre de truc. La mer est belle, il y a du soleil, cela pourrait être pire. Mais quand je regarde le compteur, il reste 250 milles à faire comme ça. Ce n’est pas la joie, mais heureusement, on peut lâcher un peu la barre… Jusqu’à aujourd’hui, on a eu pas mal d’opportunités pour dormir dans des conditions plutôt cool. Je suis en bonne forme, même si je ne suis pas super satisfait de mon début de course. Je suis un peu mal parti de Saint-Nazaire, je n’ai pas fait les bons choix, cela s’est mal enchaîné, mais la route est encore longue. Je croise les doigts pour que la météo se complexifie un peu avant l’arrivée sur Lorient, pour essayer de me refaire. En attendant, j’essaye de me reposer et de bien faire avancer le bateau pour grappiller un peu de terrain, ce sera toujours ça de pris. »
Pour suivre la course en direct, consultez la cartographie de La Solitaire.
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