Louis Burton : pénalité effectuée, réparations sérieuses réussies

Deux avaries majeures : le vérin hydraulique de quille et une cloison structurelle
Au beau milieu de la tempête, Louis Burton avait constaté une fuite conséquente du système hydraulique faisait balader la quille dangereusement sous le vent (entre -10 et -15°). Bureau Vallée 2 se trouvait donc en sur-gîte, la quille ne faisant plus contrepoids et accentuant le risque de chavirage. Comme un équilibriste, le skipper malouin n’a eu de cesse piloter le bateau sur un fil, en diminuant de 20% les performances du bateau, et en contrôlant chaque seconde les vagues et les rafales qui auraient pu être fatidiques. L’huile de vérin de quille qui s’était échappée partout dans le bateau a pu être en partie récupérée pour la réintroduire dans le système hydraulique. Une belle patauge dans le fond de l’IMOCA et quelques heures de stress qui resteront gravées…
Louis Burton a dans le même temps constaté une importante fissure sur une cloison structurelle. En mode Mac Gyver, sur une mer encore bien formée, le marin s’est attelé à un travail de longue haleine : à l’aide d’une disqueuse, il a fallu poncer puis stratifier chacun des côtés de la cloison avec du tissu carbone et de la résine pour la solidifier. Un travail de 4 longues heures que Louis a pu effectuer pendant sa pénalité. Au vu de l’ampleur de la casse, le skipper aurait été de toutes les façons contraint de lever le pied pour remettre en ordre de marche son monocoque.
Un marin gonflé à bloc !
Ce jeudi matin, Bureau Vallée 2 repart à l’attaque malgré les 70 milles de perdus sur ARKÉA PAPREC (Sébastien Simon) alors que 3 milles les séparaient avant son arrêt forcé. Après avoir été ralenti dans une dorsale (zone sans vent) dans le Nord-Est de l’archipel des Açores ce matin, Louis Burton et son IMOCA sont repartis de plus belle. Au dernier pointage de midi, Ils filent à 18,7 noeuds et se sentent prêt à affronter le gros morceau de cette descente de l’Atlantique : la dépression tropicale Theta qui devrait générer des rafales à 60 nœuds et une mer très creuse. A bord de Bureau Vallée 2, le moral est bon et l’envie de raccrocher au wagon de tête plus que jamais présente !