Les secrets des méduses

Mardi 16 août 2016 à 17h10

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2016 est une année à méduses. Mauvais nouvelle non seulement pour nos vacances mais aussi pour le stock halieutique qui diminue avec la prolifération des méduses ! Pourtant les méduses sont des créatures fascinantes, aux vertus parfois insoupçonnées… Naustime.com vous propose une liste d’anecdotes surprenantes sur cet animal mystérieux.


@pixabay

Les scientifiques ont découvert une méduse immortelle

Mesurant seulement quelques millimètres, la méduse turritospsis nutricula a pourtant une particularité extraordinaire. Elle est immortelle. En effet, elle naît sous la forme de polype, se transforme ensuite en méduse, mais elle peut également redevenir polype après sa maturité sexuelle, puis de nouveau méduse, et ainsi de suite, tel un Benjamin Button des fonds marins. Elle est seulement potentiellement immortelle, dans le sens qu’elle peut toujours être tuée par un prédateur ou être victime d’un accident par exemple. En réalité cette capacité d’inverser son processus de vieillissement résulte plus du clonage que de l’immortalité En redevant polype elle donne en fait naissance à un clone d’elle-même. Cette découverte pourrait être utile pour la recherche médicale et notamment pour la recherche sur le cycle de vie des cellules du corps humain.

Les méduses au service de la science

Une des protéines produites par une espèce de méduses, la GFP, a même fait l'objet d'un prix Nobel de chimie en 2008 ! En effet, l’aequorea victoria a la particularité de produire une protéine fluorescente verte. Cette protéine GFP a été découverte par le scientifique Osamu Shimomura dès 1962, mais ce n’est vraiment que vers la fin des années 80 que son potentiel scientifique est pleinement mis en œuvre. Le gène de cette protéine peut être fusionné in vitro aux gènes d’une protéine que l’on souhaite étudier, pour la rendre plus traçable. Cette protéine permet donc d’étudier l’évolution d’autres protéines, comme la croissance d’une tumeur. Plus récemment, le gène fluorescent a été inoculé à une chatte, rendue résistante au FIV, le Virus de l'immunodéficience féline (FIV), grâce à une modification génétique. Le gène fluorescent s’est associé au gène d’immunité contre le FIV. Lorsque la chatte a eu des chatons, certains d’entre eux étaient ainsi devenus fluorescents à la lumière UV, prouvant que l’immunité avait été transmise. Les méduses pourraient donc apporter des informations utiles dans la recherche contre le sida !

Les méduses sont comestibles

Enfin pas toutes ! Une variété de méduses venue de Chine, la rhopilemer esculenta, si vidée de son venin, est une excellente source de protéines et de glucides. Servies dans les restaurants en Asie et dans certains restaurant de la Capitale, elles se dégustent en salade ; et contrairement aux apparences, elles ne sont ni gélatineuses, ni visqueuses, mais plutôt croquantes ! Des étudiants japonais ont même créé des caramels au beurre salé à base de poudre de méduses !

Une méduse peut mesurer jusqu’à deux mètres 

La méduse cyanea capillata, aussi surnommée méduse à crinière de lion à cause de ses nombreuses tentacules en forme de chevelure, peut mesurer jusqu’à deux mètres de largeur et avoir des tentacules mesurant jusqu’à 30 mètres de longueur. C’est la méduse la plus grande du monde. On la rencontre surtout dans les eaux froides, dans le Nord de l’Atlantique, le Pacifique ou bien encore à l’ouest de la Baltique.
Et attention, en plus d’être géante, elle est aussi particulièrement dangereuse !

Les méduses ont un estomac mais pas de cerveau

Composée à 98% d’eau, les méduses n’ont ni cerveau, ni cœur, ni poumons. En revanche elles ont un estomac et même une bouche située sous leur ombrelle. Difficile d’imaginer la méduse manger quelque chose. Elle est pourtant bel et bien carnivore ! La méduse ne chasse pas sa proie mais attend que celle-ci tombe entre ses filets. Elle attrape ainsi ses proies (crevettes, petits crabes et autres crustacés) grâce à ses tentacules qu'elle paralyse ensuite avec son venin.

Certaines méduses peuvent tuer

Si les méduses que nous rencontrons sur les côtes françaises sont inoffensives, certaines méduses sont extrêmement dangereuses. Parmi elles notamment, les méduses-boîtes, reconnaissables par leur ombrelle en forme de cube. Au sein de ces méduses-boîtes on trouve plus particulièrement la chironex fleckeri, surnommée « l’animal le plus venimeux du monde ». Son venin peut provoquer un arrêt cardiaque entraînant la mort. On la trouve au Sud-Est de l’Asie, ainsi qu’en Australie. Encore plus inquiétant, contrairement aux autres méduses, elle ne se laisse pas dériver mais peut nager de son propre chef afin de chasser ses proies. Mais rassurez-vous les décès restent rares et la plupart des personnes intoxiquées, s’en sortent avec « seulement » une intense douleur.

Des méduses au service de la nanotechnologie

Nouvelle découverte sur les méduses : elles seraient dotées d’une grande capacité d’absorption des liquides ! Une université israélienne a en effet découvert qu’elles pourraient absorber de grandes quantités d’eau ou de sang. De quoi donner des idées aux industriels ! Une entreprise a donc décidé d’utiliser les chairs de méduses pour créer un composant que l’on pourrait retrouver dans les couches ou les protections hygiéniques ! En plus d’être très absorbant, ce composant serait bien plus biodégradable que les matériaux synthétiques actuellement sur le marché !

 

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