Naviguer sans essence : la plaisance motorisée est-elle prête pour le grand virage ?

Mark Bernie
Par Mark Bernie

Longtemps cantonnée aux annexes, aux lacs et aux bateaux de promenade, la propulsion électrique gagne désormais la plaisance motorisée. Pression écologique, restrictions dans les zones sensibles, ports en mutation, progrès des batteries : le mouvement est lancé. Mais pour une famille qui veut partir en croisière côtière, l’autonomie, la vitesse et la recharge sont-elles enfin au rendez-vous ? Entre promesses technologiques et réalités marines, enquête sur une transition qui avance… mais qui impose de naviguer autrement.

La plaisance motorisée entre dans une période charnière. D’un côté, les plaisanciers restent attachés à la liberté qu’offre le bateau à moteur : partir quand on veut, aller vite si besoin, rejoindre une crique, rentrer avant le grain. De l’autre, la pression écologique s’intensifie. Les zones naturelles protégées sont de plus en plus surveillées, les nuisances sonores sont moins acceptées, les émissions locales sont pointées du doigt et certains plans d’eau limitent déjà fortement l’usage des moteurs thermiques. Le mouvement est engagé : le bateau à moteur ne disparaîtra pas, mais il devra apprendre à consommer moins, à faire moins de bruit et à mieux s’intégrer dans les espaces fragiles qu’il traverse.

La plaisance motorisée sous pression écologique

Le sujet ne se limite pas au carbone. Bien sûr, la réduction des émissions de gaz à effet de serre occupe une place centrale dans les politiques publiques et dans les stratégies industrielles. Mais, pour les plaisanciers et les riverains, l’enjeu est aussi très concret. Dans un port, un moteur qui tourne au ralenti s’entend. Dans une calanque, les fumées d’échappement et les vibrations se remarquent. Sur un lac ou dans une rivière, le bruit d’un hors-bord peut modifier l’ambiance d’un site entier. La propulsion électrique répond d’abord à cette pression locale. Elle ne transforme pas un bateau en objet neutre pour l’environnement, car il faut produire les batteries, l’électricité, les matériaux et gérer la fin de vie. Mais à l’usage, elle change radicalement la relation au plan d’eau. Plus d’odeur de carburant au départ, plus de ralenti qui vibre dans le cockpit, plus de moteur qui couvre les conversations. On appareille dans un silence presque troublant. Pour beaucoup de plaisanciers, cette découverte est plus marquante que la seule question écologique. Ce silence a une valeur. Il modifie l’expérience à bord. Les enfants dorment plus facilement pendant une petite navigation. Les manœuvres deviennent plus apaisées. Les arrivées au mouillage se font avec une discrétion nouvelle. Pour les professionnels de la location, de la promenade ou de l’hôtellerie nautique, cet argument est puissant : le client n’achète pas seulement un déplacement, il achète une ambiance. Mais le silence ne suffit pas à faire une croisière. En mer, l’autonomie reste une question de sécurité autant que de confort. Et c’est là que les choses se compliquent.

Le grand malentendu de l’autonomie électrique

L’autonomie d’un bateau électrique n’a pas grand-chose à voir avec celle d’une voiture. Sur route, la consommation varie, bien sûr, mais elle reste relativement prévisible. Sur l’eau, tout change beaucoup plus vite. Un vent de face, une mer courte, une carène sale, un courant contraire, un bateau trop chargé ou une hélice mal adaptée peuvent faire exploser la consommation. Surtout, la vitesse joue un rôle déterminant. Sur une coque à déplacement, l’électrique fonctionne très bien tant que l’on respecte la logique du bateau. À 5 ou 6 nœuds, la consommation reste raisonnable. On peut alors envisager plusieurs heures de navigation, parfois une vraie journée de cabotage, à condition d’avoir un parc batterie correctement dimensionné. Mais si l’on cherche à gagner un ou deux nœuds au-delà de la vitesse idéale de carène, la puissance demandée augmente brutalement. L’écran de contrôle devient alors très pédagogique : les kilowatts défilent et les milles disponibles disparaissent. Prenons un ordre de grandeur simple. Sur une petite vedette à déplacement disposant d’environ 40 kWh réellement utilisables, une navigation à 5 nœuds peut permettre d’envisager 35 à 40 milles dans de bonnes conditions. À 7 nœuds, l’autonomie peut tomber autour de 20 à 25 milles. À 8 ou 9 nœuds, si la coque force, elle peut être réduite à une quinzaine de milles, parfois moins. Ce ne sont pas des chiffres universels, mais ils illustrent une réalité incontournable : en électrique, chaque nœud supplémentaire se paie cher. 

Pour un plaisancier habitué au thermique, ce changement est culturel. Avec un moteur diesel ou essence, on surveille sa jauge, mais on sait que l’on pourra refaire le plein assez facilement. Avec l’électrique, on raisonne en énergie disponible, en météo, en distance, en puissance appelée et en capacité de recharge à l’arrivée. La navigation devient plus préparée, plus sobre, plus attentive. Ce n’est pas forcément un défaut. Beaucoup de marins à voile reconnaîtront là une manière familière d’aborder la mer : anticiper, composer avec les éléments, accepter de ralentir. Mais pour une partie de la plaisance motorisée, habituée à la vitesse et à l’improvisation, c’est une vraie révolution.

L’électrique pur : excellent à basse vitesse, plus délicat pour aller vite

Le bateau électrique est aujourd’hui très convaincant dans certains programmes. Sur les lacs, les rivières, les canaux, les zones portuaires, les plans d’eau abrités et les sorties à la journée, il offre une solution propre à l’usage, agréable et relativement simple. Pour une famille qui navigue dans un rayon de 10 à 20 milles autour de son port, avec la possibilité de recharger la nuit, l’électrique peut déjà répondre à de nombreux besoins. Le tableau devient plus nuancé dès que l’on parle de coques planantes. Faire planer un bateau demande beaucoup d’énergie. Les batteries ont progressé, les moteurs aussi, les carènes deviennent plus fines, plus légères, plus efficaces. Mais la physique reste têtue. Un bateau qui file à 20 ou 25 nœuds consomme énormément d’énergie, quelle que soit la source utilisée. Le thermique compense cela par la densité énergétique très élevée du carburant. L’électrique, lui, doit embarquer des batteries lourdes, coûteuses et longues à recharger. Cela ne signifie pas que le bateau rapide électrique n’a pas d’avenir. Sur des usages courts et bien définis, il peut être spectaculaire. Un run silencieux vers une plage proche, une sortie de deux heures, un transfert haut de gamme, une navette portuaire ou une promenade premium peuvent parfaitement convenir. Mais pour une croisière familiale itinérante, avec plusieurs jours de navigation, des mouillages successifs, une météo changeante et peu de certitudes sur la recharge, l’électrique pur reste encore contraignant. Le plaisancier doit donc commencer par une question très simple : quel est mon vrai programme ? C’est seulement à partir de cette réponse que l’on peut juger de la pertinence d’une propulsion électrique.

L’hybride, le compromis le plus réaliste pour la croisière côtière

Pour la croisière côtière, l’hybride apparaît aujourd’hui comme une solution particulièrement intéressante. Il ne promet pas la pureté absolue du zéro émission permanent, mais il offre une réponse pragmatique aux contraintes du bateau. On utilise l’électrique là où il est le plus pertinent : les manœuvres, les entrées et sorties de port, les zones sensibles, les navigations lentes, les arrivées au mouillage. Et l’on conserve une source thermique pour les longues distances, les imprévus ou la recharge. Ce compromis a du sens. Un bateau hybride peut quitter un mouillage à l’aube sans réveiller tout l’équipage ni les voisins. Il peut traverser une zone réglementée en silence. Il peut manœuvrer avec finesse dans un port. Puis, si l’étape s’allonge ou si la météo se dégrade, le thermique reprend son rôle de sécurité. Pour une famille, cette redondance rassure. En croisière, l’autonomie psychologique compte presque autant que l’autonomie technique. Il existe toutefois plusieurs formes d’hybridation, et toutes ne se valent pas. L’hybride parallèle associe moteur thermique et moteur électrique sur une même ligne de propulsion. L’hybride série utilise un moteur électrique pour propulser le bateau, tandis qu’un générateur thermique produit l’électricité nécessaire. D’autres solutions combinent une propulsion classique avec un parc batteries important pour les usages de bord et les petites manœuvres. Le risque, c’est la complexité. Un hybride mal conçu peut cumuler les contraintes du thermique et celles de l’électrique : moteur, générateur, batteries, électronique de puissance, refroidissement, logiciels, câblages, maintenance spécialisée. Sur un bateau, chaque équipement supplémentaire est un confort potentiel, mais aussi une panne possible. La préparation doit donc être rigoureuse. Le bon hybride n’est pas celui qui impressionne sur une fiche technique, mais celui qui correspond précisément au programme du propriétaire.

Batteries marinisées : progrès réels, vigilance indispensable

La batterie est le cœur économique et technique du bateau électrique. Les technologies lithium, notamment lithium fer phosphate, ont permis de grands progrès en matière de sécurité, de durée de vie et de stabilité. Bien installée, bien ventilée, correctement protégée et gérée par un système électronique sérieux, une batterie moderne peut offrir plusieurs milliers de cycles. Pour un plaisancier qui navigue principalement le week-end et quelques semaines par an, cela représente potentiellement de nombreuses années d’utilisation. Mais la mer est un environnement exigeant. Humidité, sel, vibrations, chaleur, hivernage, variations de charge et contraintes de refroidissement imposent une installation irréprochable. Une batterie marine ne doit pas être considérée comme une simple grosse batterie posée dans un coffre. Elle doit être intégrée au bateau, protégée mécaniquement, surveillée électroniquement et accessible pour le contrôle. La qualité du montage est aussi importante que la qualité du matériel. La durée de vie dépendra beaucoup de l’usage. Une batterie que l’on décharge profondément à chaque sortie, que l’on recharge très vite, que l’on laisse longtemps pleine sous forte chaleur ou que l’on hiverne mal vieillira plus rapidement. À l’inverse, un parc dimensionné avec de la marge, utilisé dans une plage raisonnable, peut conserver de bonnes performances pendant longtemps. 

Le remplacement éventuel reste un sujet majeur. Il faut en connaître le coût avant l’achat, comme on s’intéresse au prix d’un moteur, d’un inverseur ou d’un jeu de voiles sur un autre type de bateau. La question du recyclage et de la seconde vie des batteries devra également progresser. Décarboner la plaisance ne peut pas se résumer à déplacer le problème du réservoir vers un pack de batteries dont on ne saurait pas quoi faire quinze ans plus tard.

Recharge dans les ports : le maillon encore fragile

La grande faiblesse actuelle de la plaisance électrique reste l’infrastructure. Les ports de plaisance n’ont pas été conçus pour recharger massivement des bateaux de propulsion. Historiquement, la prise de quai sert surtout aux usages de bord : chargeur de batteries de service, réfrigérateur, éclairage, parfois chauffage ou climatisation. Recharger une propulsion électrique demande une autre échelle de puissance. Pour un petit bateau avec une batterie modeste, une recharge lente pendant la nuit peut suffire. Pour une vedette dotée d’un parc conséquent, il faut beaucoup plus d’énergie. Si plusieurs bateaux électriques se branchent simultanément un soir d’été, le sujet devient rapidement portuaire, voire territorial. Il faut renforcer les réseaux, installer des bornes adaptées, gérer les pics de consommation, facturer l’énergie, sécuriser les installations et, idéalement, produire localement une partie de l’électricité grâce au solaire ou à d’autres solutions. 

Pour le plaisancier, cette réalité impose une nouvelle préparation. Avant une croisière électrique, il faudra vérifier non seulement la météo et les distances, mais aussi les possibilités de recharge. Cette logistique n’est pas insurmontable, mais elle change la façon de voyager.

Le coût réel : moins de carburant, mais un investissement lourd

L’argument économique doit être abordé avec prudence. Oui, l’électricité coûte souvent moins cher que le carburant pour un usage équivalent. Oui, un moteur électrique demande moins d’entretien courant qu’un moteur thermique. Il n’y a pas de vidange, pas de filtre à gasoil, pas d’échappement complexe, moins de vibrations, moins de pièces mécaniques en mouvement. Sur le long terme, ces avantages sont réels. Mais le ticket d’entrée reste élevé. Les batteries, l’électronique de puissance, les chargeurs, l’intégration, les protections et la main-d’œuvre spécialisée représentent un budget important. Sur un bateau neuf, le surcoût peut être intégré dans le financement global. Sur un bateau existant, une conversion doit être étudiée avec beaucoup de sérieux. Le poids, le volume, l’équilibre du bateau, l’accès technique, l’assurance et la valeur de revente doivent être analysés avant de déposer le moteur thermique. 

Pour beaucoup de plaisanciers, l’électrique ne sera donc pas d’abord un choix d’économie, mais un choix d’usage. On accepte de payer plus cher pour naviguer plus silencieusement, réduire les émissions locales, accéder plus facilement à certains plans d’eau et simplifier une partie de la maintenance. C’est un arbitrage. Il peut être parfaitement rationnel pour un usage régulier et bien cadré. Il sera plus difficile à défendre pour un bateau qui sort peu, navigue loin et ne dispose pas d’une solution de recharge fiable.

Naviguer électrique, c’est apprendre à ralentir

La vraie révolution n’est peut-être pas technologique, mais culturelle. Depuis des décennies, la plaisance motorisée valorise la puissance, la vitesse de pointe, la capacité à rejoindre vite un mouillage ou à rentrer rapidement au port. L’électrique invite à regarder d’autres indicateurs : consommation au mille, rendement de carène, autonomie à vitesse stabilisée, sobriété des équipements, poids embarqué, production d’énergie à bord. Ce changement peut être très positif. Il pousse les architectes à dessiner des coques plus efficaces. Il incite les plaisanciers à mieux entretenir leur carène, à alléger leur bateau, à préparer leurs navigations, à choisir les bonnes fenêtres météo. Il rappelle qu’un bateau n’a pas forcément besoin d’aller vite pour offrir du plaisir. Une croisière familiale réussie ne se mesure pas toujours au nombre de milles avalés dans la journée…

Crédit photo couverture : Illustration AdobeStock - M-Production 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.
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