Réapprendre la navigation sans écran : ces réflexes qui peuvent sauver une traversée

Culture nautique
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Le GPS a révolutionné la navigation de plaisance. Précis, rapide et rassurant, il permet de connaître sa position en permanence, jusqu’au jour où l’écran s’éteint ou affiche une information incohérente. Sans renoncer aux outils modernes, réapprendre l’estime, les relèvements et les bases du sextant permet de retrouver une véritable autonomie au large. Une formation accessible, utile et même passionnante.

Le GPS a révolutionné la navigation de plaisance. Précis, rapide et rassurant, il permet de connaître sa position en permanence, jusqu’au jour où l’écran s’éteint ou affiche une information incohérente. Sans renoncer aux outils modernes, réapprendre l’estime, les relèvements et les bases du sextant permet de retrouver une véritable autonomie au large. Une formation accessible, utile et même passionnante.

© Illustration AdobeStock - Seleznov_Molchanova

Le bateau apparaît au centre de l’écran. Une ligne colorée indique la route, la vitesse fond est calculée au dixième de nœud et l’heure d’arrivée s’actualise à chaque changement de cap. Pour le plaisancier contemporain, connaître sa position est devenu si simple que l’on finit presque par oublier ce que cette information représente. Pendant des siècles, déterminer l’endroit où se trouvait un navire constituait pourtant l’une des principales préoccupations du navigateur. Aujourd’hui, quelques satellites et un récepteur électronique fournissent une latitude et une longitude précises à quelques mètres près. Cette avancée améliore incontestablement la sécurité en mer. Elle peut aussi créer une dépendance lorsque toute la navigation repose sur une seule technologie.

Réapprendre à naviguer à l’estime ou à utiliser un sextant ne signifie pas tourner le dos au progrès. Il ne s’agit pas davantage de transformer chaque croisière en reconstitution historique. L’objectif est beaucoup plus pragmatique : être capable de comprendre la route du bateau et de poursuivre la navigation si l’électronique devient indisponible.

Lorsque le bateau disparaît de l’écran

Une panne générale peut survenir pour de nombreuses raisons. Un alternateur défaillant, une batterie de servitude endommagée, une voie d’eau sur un tableau électrique ou une surtension peuvent éteindre plusieurs équipements simultanément. Les appareils portables prennent alors le relais, mais leur autonomie reste limitée. Le problème ne vient pas uniquement de l’absence d’électricité. Une antenne GPS peut tomber en panne, un câble peut être endommagé et un logiciel peut se bloquer. Les signaux satellitaires peuvent également être brouillés ou, dans certaines régions, volontairement falsifiés.

Ces situations demeurent rares pour la majorité des plaisanciers. Elles ne justifient ni inquiétude excessive ni méfiance permanente envers les instruments modernes. Elles rappellent simplement qu’un écran, aussi sophistiqué soit-il, ne devrait jamais être la seule mémoire de la navigation. Au moment où le traceur s’éteint, la question la plus urgente est simple : où se trouve le bateau ?

Si l’équipage a reporté sa position une heure plus tôt, noté son cap et estimé sa vitesse, la réponse reste relativement précise. Si personne n’a consulté une carte depuis le départ, il faut reconstruire plusieurs heures de navigation, parfois dans une mer difficile ou à l’approche d’une côte. La différence ne tient pas à un savoir réservé aux professionnels. Elle repose sur une discipline élémentaire : conserver une route indépendante des écrans.

L’estime, une méthode simple mais exigeante

Naviguer à l’estime consiste à partir d’une position connue et à calculer le déplacement du bateau en fonction de son cap, de sa vitesse et du temps écoulé. Le principe est accessible à tous. Un voilier avançant à 6 nœuds pendant deux heures parcourt théoriquement 12 milles. Il suffit donc de reporter cette distance sur la carte dans la direction suivie. Dans la réalité, le bateau n’avance jamais exactement comme prévu. Il dérive sous l’effet du vent, subit le courant, ralentit dans les vagues et accélère parfois au surf. Le barreur ne maintient pas un cap rigoureusement constant et les changements de voile modifient la vitesse moyenne.

Le point d’estime n’est donc pas une position exacte. Il représente la position la plus probable du bateau. Plus le temps passe sans observation extérieure, plus l’incertitude augmente. C’est précisément ce qui rend l’exercice formateur. Comparer régulièrement le point estimé avec la position GPS permet de découvrir les erreurs commises. Une vitesse moyenne surestimée de seulement un nœud produit déjà un écart de 6 milles après six heures. Un courant traversier mal évalué peut déplacer le bateau de plusieurs milles par rapport à la route prévue.

En pratiquant l’estime, le plaisancier apprend ainsi à mieux connaître son bateau. Il comprend sa dérive, mesure l’influence de la mer et cesse de considérer le courant comme une simple flèche affichée sur une carte numérique.

Commencer pendant que tout fonctionne

Il serait évidemment peu judicieux d’attendre une panne pour sortir une carte papier et découvrir la navigation traditionnelle. L’apprentissage peut commencer lors d’une simple sortie côtière. Au départ, le navigateur reporte sa position sur la carte et note l’heure. Il inscrit ensuite le cap suivi, la vitesse moyenne et les éventuels changements de route. Une fois par heure, il construit un nouveau point d’estime puis le compare avec le GPS.

Les premières tentatives peuvent être déconcertantes. Après quelques heures, le point tracé se trouve parfois loin de la position réelle. Cette erreur n’est pas un échec. Elle révèle les paramètres qui ont été mal appréciés et permet de progresser. En navigation côtière, les amers offrent de nombreux moyens de contrôler la position. Un phare, un clocher, une pointe ou un château d’eau peuvent être relevés avec un compas. Deux relèvements suffisamment écartés donnent un point. Un troisième permet de vérifier la cohérence de l’ensemble.

Le sondeur constitue également un instrument précieux. Une profondeur caractéristique, une remontée progressive des fonds ou le franchissement d’une ligne bathymétrique peuvent confirmer que le bateau se trouve bien dans la zone attendue. Cette lecture croisée des informations est essentielle. Une position devient réellement fiable lorsqu’elle correspond à la route suivie, aux relèvements, à la profondeur et aux observations de l’équipage.

Le sextant est-il vraiment compliqué ?

Le sextant conserve une image impressionnante. Il évoque les grands navigateurs, les tables astronomiques et des pages entières de calculs. Cette réputation décourage parfois les plaisanciers avant même qu’ils aient essayé. Pourtant, le principe de l’instrument reste assez simple. Le navigateur mesure l’angle entre un astre et l’horizon. À partir de cette hauteur et de l’heure exacte de l’observation, il peut déterminer une ligne sur laquelle se trouve le bateau.

La première difficulté consiste à faire descendre l’image réfléchie du Soleil jusqu’à l’horizon, puis à obtenir un contact précis malgré le roulis. Le geste demande de l’entraînement, mais il s’acquiert progressivement.

Pour débuter, il n’est pas nécessaire de maîtriser immédiatement les étoiles et les planètes. Une série de mesures du Soleil suffit déjà à se familiariser avec l’instrument. Une observation réalisée autour du midi solaire permet notamment de calculer la latitude. Des observations prises à différents moments de la journée donnent ensuite des droites de hauteur. Leur croisement permet d’obtenir une position astronomique. Celle-ci ne sera généralement pas aussi précise qu’un point GPS, mais elle suffira largement pour recaler une estime au large.

La navigation astronomique ne fonctionne d’ailleurs pas indépendamment de l’estime. Pour effectuer les calculs et tracer correctement une droite de hauteur, le navigateur doit déjà connaître approximativement sa position. Le sextant ne remplace donc pas l’estime : il la corrige.

Quel matériel faut-il prévoir ?

La navigation sans écran ne demande pas une installation complexe. Une carte papier à jour, une règle de navigation, un compas à pointes sèches, des crayons et une gomme constituent la base. Un compas de relèvement indépendant permet de viser les amers. Il reste utilisable même si le réseau électrique du bateau est hors service.

Pour la navigation astronomique, il faut naturellement ajouter un sextant. Les modèles en matière synthétique sont suffisants pour une initiation. Ils sont légers, peu fragiles et relativement abordables. Un modèle métallique offre davantage de stabilité et de précision, mais représente un investissement plus important. Une montre précise est également indispensable. En navigation astronomique, l’erreur sur l’heure se traduit directement par une erreur de position. Quelques secondes de décalage peuvent déjà représenter une distance significative.

Il faut enfin disposer d’éphémérides nautiques et de tables de calcul. Des outils numériques peuvent être employés pendant l’apprentissage afin de vérifier les résultats. Pour conserver une véritable solution de secours, il reste toutefois préférable de savoir réaliser au moins une méthode complète sur papier. L’ensemble du matériel tient dans une sacoche étanche. Il ne nécessite ni batterie, ni réseau, ni mise à jour logicielle.

Où apprendre en France ?

Plusieurs écoles de croisière, associations nautiques et organismes de formation proposent des stages de navigation astronomique en France. Les formations les plus courtes durent généralement un week-end. Elles permettent de découvrir le fonctionnement du sextant, d’en vérifier les réglages, de mesurer une hauteur du Soleil et de comprendre le principe d’une droite de position.

Des stages plus longs associent cours théoriques et navigation. Cette formule est particulièrement intéressante, car une observation réalisée depuis une plage parfaitement stable est très différente d’une visée effectuée dans une houle de deux mètres. Certaines associations de grande croisière organisent aussi des ateliers destinés aux plaisanciers préparant une traversée océanique. L’enseignement y est souvent très concret, avec un objectif clairement assumé : obtenir un point suffisamment précis pour conduire le bateau en sécurité, sans chercher à former des astronomes.

L’apprentissage en autonomie reste possible à partir de manuels ou de cours en ligne. L’accompagnement d’un formateur permet néanmoins d’éviter certaines erreurs classiques, notamment un mauvais réglage du sextant, une confusion dans les corrections ou une lecture incorrecte de l’instrument. Un week-end suffit pour comprendre la méthode. Plusieurs semaines ou plusieurs mois de pratique sont ensuite nécessaires pour devenir réellement autonome.

Une compétence qui améliore aussi la navigation quotidienne

L’utilité de l’estime ne se limite pas aux situations d’urgence. Elle permet de détecter plus rapidement une information incohérente. Si le traceur indique une position incompatible avec les profondeurs rencontrées, les relèvements ou la route suivie, le navigateur habitué à contrôler ses données se posera immédiatement des questions. Celui qui suit passivement le symbole affiché à l’écran risque au contraire de conserver une confiance excessive dans une information erronée.

Cette pratique améliore également la préparation météo. En confrontant la route surface, la route fond et la dérive, le plaisancier mesure concrètement les effets du vent et du courant. Il peut alors interpréter plus finement les prévisions fournies par METEO CONSULT Marine et anticiper les conséquences d’une bascule, d’un renforcement du vent ou d’une évolution de l’état de la mer. Naviguer à l’estime modifie enfin le regard porté sur l’environnement. On recommence à observer les nuages, la houle, les oiseaux, la couleur de l’eau et la forme des côtes. Le navigateur ne se contente plus de lire des coordonnées : il cherche à comprendre où il se trouve et pourquoi le bateau s’y trouve.

Personne ne souhaite renoncer au GPS. Sa précision et sa simplicité ont profondément amélioré la sécurité en mer. Mais multiplier les écrans ne signifie pas nécessairement multiplier les sources d’information lorsque tous reposent sur le même signal satellitaire. Une carte papier, un compas, un crayon et un sextant ne sont donc pas les symboles d’une navigation dépassée. Ils représentent une autre forme de modernité : celle d’un plaisancier capable d’utiliser pleinement la technologie sans en devenir dépendant.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.