Rabat en octobre : pourquoi l’automne est idéal pour découvrir la capitale marocaine

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Moins intense que Marrakech et plus posée que Casablanca, Rabat associe médina, vestiges antiques, architecture moderne et façade atlantique. En octobre, la chaleur baisse et la ville se découvre facilement à pied et en tramway.

Une capitale discrète qui se révèle par petites séquences

Rabat ne cherche pas à impressionner par un seul site. Son intérêt vient de la proximité entre la médina, la kasbah des Oudayas, la tour Hassan, le Chellah, les quartiers administratifs et le Bouregreg. La ville est inscrite au patrimoine mondial pour la manière dont elle associe héritage historique et urbanisme du XXe siècle. En octobre, les températures généralement plus douces permettent d’enchaîner les promenades sans subir la chaleur de l’été. Il peut toutefois pleuvoir, surtout à mesure que le mois avance, et l’Atlantique apporte du vent. Un séjour de deux ou trois jours suffit pour les essentiels ; quatre jours permettent d’ajouter Salé, les musées et une excursion côtière.

La kasbah des Oudayas, entre ruelles blanches et horizon atlantique

Dominant l’embouchure du Bouregreg, la kasbah des Oudayas constitue l’une des entrées les plus séduisantes dans Rabat. Sa porte monumentale, ses ruelles peintes de blanc et de bleu, son jardin andalou et ses points de vue composent une promenade compacte. Il faut venir tôt pour apprécier le calme et éviter de considérer le quartier comme un décor sans habitants. Demandez avant de photographier une personne et méfiez-vous des faux guides qui s’imposent sans accord clair. Le café maure offre une pause face à Salé selon ses horaires d’ouverture. Depuis les remparts, on comprend la géographie de la capitale : fleuve, océan, plages et deux villes qui se répondent.

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

La médina, les marchés et la rue des Consuls sans la pression des grands souks

La médina de Rabat est plus facile à lire que celles de Fès ou Marrakech. La rue des Consuls concentre tapis, objets artisanaux et ateliers, tandis que les rues voisines accueillent commerces du quotidien, épices et tissus. Négocier reste possible, mais sans théâtraliser l’échange : demander le prix, proposer raisonnablement et accepter de partir suffit. Pour un achat important, renseignez-vous sur la matière, l’origine et les conditions d’exportation, notamment pour les objets anciens ou les produits issus d’espèces protégées. En octobre, marcher devient plus agréable et l’on peut relier la médina aux Oudayas puis au front de mer sans organiser de transport.

La tour Hassan et le mausolée Mohammed-V, un ensemble majeur

L’esplanade de la tour Hassan réunit le minaret inachevé d’une grande mosquée almohade, les colonnes du projet médiéval et le mausolée Mohammed-V. L’ensemble possède une forte dimension historique et officielle. Une tenue correcte et une attitude respectueuse sont nécessaires, et l’accès peut être modifié lors de cérémonies ou pour des raisons de sécurité. Il faut vérifier les horaires le jour de la visite. Le site se combine facilement avec une promenade vers le Bouregreg ou le centre administratif. Prendre le temps d’observer l’espace, plutôt que de photographier uniquement la tour, révèle l’ambition du projet original et la mise en scène moderne de la mémoire nationale.

 

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Le Chellah, des vestiges antiques aux jardins mérinides

À l’écart de la médina, le Chellah rassemble les traces de Sala Colonia, des constructions mérinides, des jardins et les silhouettes d’oiseaux qui ont longtemps participé à son image. Le site a connu des travaux et des réaménagements ; les zones accessibles, tarifs et horaires doivent être contrôlés sur les canaux officiels. Prévoir au moins une heure et des chaussures confortables permet d’éviter une visite trop rapide. En octobre, la lumière plus basse et la végétation donnent au lieu une atmosphère particulière. Il est interdit de franchir les barrières ou de grimper sur les vestiges. La conservation prime sur la recherche du meilleur angle photographique.

Traverser vers Salé pour regarder Rabat depuis l’autre rive

Le tramway et les liaisons locales permettent de rejoindre Salé, dont la médina, les remparts et la marina prolongent le voyage. Cette traversée donne une profondeur supplémentaire à la capitale : Rabat n’est pas isolée mais forme avec Salé une agglomération organisée autour du fleuve. On peut marcher sur les quais, visiter selon les horaires et revenir en fin de journée. Le Bouregreg est un espace de promenade et d’activités, mais la baignade ou les sorties nautiques doivent suivre les indications locales. Pour un taxi, privilégiez les véhicules officiels, demandez l’usage du compteur lorsqu’il s’applique et évitez d’accepter une course sans prix clair.

 

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L’Atlantique à Rabat, entre plage urbaine et promenades exposées

La plage de Rabat et les rivages voisins rappellent que la capitale est tournée vers l’océan. En octobre, on vient surtout marcher, surfer avec une école reconnue ou regarder les vagues. L’Atlantique peut être puissant : courants, houle et baïnes imposent de se baigner uniquement dans une zone surveillée et de suivre les drapeaux. Les plages ne doivent pas être abordées comme celles d’une mer intérieure. Une promenade au coucher du soleil entre les Oudayas et l’embouchure est souvent plus convaincante qu’une baignade forcée. Le vent peut rendre la soirée fraîche ; une veste légère est utile même après une journée douce.

Passeport, argent et comportements : les repères pratiques

Pour un séjour au Maroc, les ressortissants français doivent disposer d’un passeport en cours de validité couvrant la totalité du séjour ; une simple carte d’identité ne suffit pas. Les règles dépendent de la nationalité et du motif du voyage. La monnaie est le dirham, dont l’importation et l’exportation sont réglementées : changez dans les circuits autorisés et conservez les justificatifs utiles. Une tenue sobre facilite les visites de lieux religieux et administratifs. L’alcool se consomme uniquement dans les lieux autorisés, et la législation sur les stupéfiants est stricte. Pendant le ramadan ou les fêtes religieuses, les horaires et usages peuvent changer, même si octobre 2026 ne coïncide pas avec le mois de jeûne.

Rabat en octobre, le choix d’un Maroc plus calme

La capitale ne remplace pas Fès, Marrakech ou le désert ; elle propose une autre entrée dans le pays. Son rythme, son tramway et ses espaces verts rendent le voyage accessible, tandis que les Oudayas, le Chellah et la tour Hassan donnent une véritable densité historique. En octobre, la ville bénéficie d’un climat souvent propice aux longues marches sans la pression de la haute chaleur. Il faut simplement garder un programme souple, vérifier les ouvertures et réserver une part au bord de l’eau. Rabat récompense moins la course aux incontournables que l’attention portée aux transitions : de la médina aux avenues, de l’Antiquité au XXe siècle, du fleuve à l’Atlantique.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.